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07/02/2022 18:54

DIJON : Le CREPS Bourgogne-Franche-Comté se modernise en vue de Paris 2024

Alors que les JO d’hiver sont bien lancés à Pékin, la Région Bourgogne-Franche-Comté «prépare le terrain» pour Paris 2024 : un centre de préparation et de performance athlétique sortira de terre sur le site du CREPS à Dijon à partir d’avril prochain.
Le site du CREPS Bourgogne-Franche-Comté - Centre de ressource et d’expertise à la performance sportive -, au château Lichey à Dijon, est labellisé centre de préparation aux Jeux de Paris 2024. Dans cette optique, douze disciplines ont été retenues, dont deux paralympiques.

Pour une telle structure, l’opportunité de s’inscrire activement dans la dynamique d’un tel événement ne se rate pas. Rappelons que l’établissement poursuit des missions d’accueil et d’accompagnement de sportifs de haut niveau. Entre les disciplines à Dijon et Besançon, ils sont 380 sportifs accueillis et accompagnés. Et la maison de la performance intégrée au CREPS permettra le suivi de près de 850 sportifs, espoirs et de haut niveau, listés en Bourgogne-Franche-Comté.


L’accueil et l’accompagnement des sportifs régionaux ainsi que la promotion d’activités sportives en faveur de la jeunesse ou bien la mise en place de formations professionnelles sont aussi inscrites dans les missions du CREPS.

«Il y avait une nécessité de moderniser mais aussi de monter en gamme»


Avec cette dynamique évoquée autour des Jeux olympiques et paralympiques et la poursuite des missions-socles du CREPS, le besoin de moderniser ses équipements s’imposait. La Région Bourgogne-Franche-Comté a dressé ce constat, surtout lorsque le site s’étendant sur 23,4 hectares a été transféré à la collectivité territoriale par l’État le 1er janvier 2016 dans le cadre de la loi NOTRé.

«Il y avait une nécessité de moderniser mais aussi de monter en gamme, pour faire en sorte que ce centre soit d’excellence, qu’il soit optimal en vue des JO de Paris 2024», a rappelé Willy Bourgeois, vice-président du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté en charge notamment du sport.
Une volonté renforcée par celle d’être au rendez-vous de la relance, au travers du Plan d’accélération de l’investissement régional (PAIR) «qui représente au total 435 millions d’euros de fonds régionaux et 100 millions d’euros de l’Union européenne». Dans le soutien financier des projets accélérés, trois axes font office de critères : la rénovation énergétique et la transition écologique ; la transition numérique ; la valorisation des circuits courts et de l’économie locale.

Jeudi 3 février 2022 en milieu de matinée, c’est devant le château Lichey que Willy Bourgeois a insisté sur l’investissement de la collectivité territoriale pour le CREPS. Il fut accompagné de Matthieu Guinebert, conseiller régional chargé du sport en Franche-Comté.
La Région Bourgogne-Franche-Comté a engagé début 2019 un schéma directeur de modernisation de l’établissement. Le 20 octobre 2020 a été adopté un plan pluriannuel d’investissements de 10,4 millions d’euros. Depuis le transfert de patrimoine du CREPS à la collectivité, plus de 14,5 millions d’euros au total ont été consacrés à des opérations de gros entretien et de grosse maintenance (dont le PPI). 14,5 millions d’euros, plus 2,5 millions d’euros de subvention d’équipement par l’Agence nationale du sport et 4 millions d’euros de l’État au titre du plan de relance.

Un centre «de très haute performance» va émerger


Pascal Bonnetain, directeur de l’établissement - avec à ses côtés son directeur adjoint Pascal André - a parlé d’une visite «importante et symbolique, à la veille du début des JO d’hiver à Pékin». Une visite donc pour montrer comment l’établissement évolue et se prépare à honorer peut-on dire sa labellisation autour des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

L’investissement majeur dans cette perspective sera la construction d’un centre de préparation et de performance athlétique, qui sera constitué d’un rez-de-chaussée de trois salles de musculation, dont une de 600 m2, une autre en thermorégulation et une troisième hypoxique. À l’étage, les sportifs trouveront des espaces de réunion, de détente et de récupération dont des bains chauds et froids ainsi que de la cryothérapie.

«Ce sera un lieu qui n’existe nulle part ailleurs dans un cadre urbain, pour tous les sports, y compris les sports paralympiques, un lieu de très haute performance à 1h30 de Paris. De l’hébergement au médical en passant évidemment par la préparation sportive, les équipes et sportifs pourront être en totale autonomie», a souligné Pascal Bonnetain, insistant aussi sur le fait que la Région a fait en sorte que le projet soit livré en deux ans «au lieu de quatre comme sont programmées les maitrises d’oeuvre régionales habituelles». Le début des travaux est annoncé en avril 2023, pour une livraison du bâtiment en juillet 2023.
La visite s’est poursuivie vers les chambres rénovées par les agents de la Région. Un bâtiment d’hébergement fera aussi l’objet d’une rénovation complète et d’une mise en accessibilité PMR ++ pour les sportifs paralympiques (le CREPS comprend 160 lits au total).

Pour Paris 2024 et au-delà


En parlant de rénovation, celles des stades de football, rugby et de la piste de roller sont inscrites au programme d’ici aux prochains Jeux, sans oublier la réfection des toitures et des éclairages. Et c’est d’ailleurs dans une salle du conseil d’administration refaite à neuf que s’est ponctuée la visite.
Dans le cadre des crédits alloués par la Région s’inscrivant dans le plan de relance pour la transition énergétique, des travaux porteront sur la récupération de l’eau de pluie devant servir au réseau d’arrosage et la création d’une centrale de pilotage pour le chauffage.

Si les délégations olympiques que pourra accueillir le CREPS ne sont pas encore connues, l’établissement se réjouit en tout cas d’être toujours plus dans l’expertise et l’innovation. Celles-ci pourront également bénéficier aux rugbymen internationaux qui auront rendez-vous en France pour la coupe du monde en septembre et octobre 2023. «On travaille en vue des Jeux de Paris 2024 mais aussi de manière pérenne au profit des sportifs régionaux», a ajouté Willy Bourgeois.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

255 millions d'euros du plan de relance régional ont déjà été affectés












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