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05/06/2020 03:28

DIJON : Le lycée Eiffel ou «l'excellence technologique pour demain»

Pour la seconde étape de ce jeudi 4 juin, Élisabeth Borne a assisté à une démonstration de travail en hauteur pour effectuer une opération de maintenance dans une nacelle d'éolienne installée dans la cour du lycée Eiffel. Marie-Guite Dufay a salué une formation pourvoyeuse d'emplois.
Depuis 2015, le lycée professionnel Gustave-Eiffel propose à Dijon une formation initiale de BTS maintenance de systèmes éoliens. Il s'agit d'une évolution de la formation continue de technicien de maintenance du parc éolien mise sur pied par le GRETA 21 en 2011. Ces formations ont pu être instaurées grâce au concours du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, du rectorat de l'Académie de Dijon, de Pôle Emploi et des professionnels de la filière.

La ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne a été accueillie par la proviseure du lycée, Agnès Gaittet, et par le président du GRETA 21, Rémy Heyte. Dans la délégation, on retrouvait notamment Rémi Delatte (député de la Côte-d'Or), Marie-Guite Dufay (présidente du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté), Stéphane Guiguet (vice-président de la Région en charge des lycées), Jean-Patrick Masson (vice-président de Dijon Métropole en charge de l'environnement) ainsi que Nathalie Albert-Moretti (rectrice de l'Académie de Dijon).

«La question climatique est capitale»


La formation permet d'abord l'ensemble des opérations de maintenance préventive ou réparatrice d'une éolienne une fois installée. Elle se déroule au lycée et en entreprise. Chaque année 12 demandeurs d'emploi sont formés et 90% sont recrutés. Depuis sa création, ce sont une centaine de personnes qui ont été ainsi embauchées dans la région et ses départements limitrophes.

«L'excellence technologique pour demain» du lycée Eiffel a été salué Marie-Guite Dufay a souligné les enjeux des stratégies «énergie positive» et «zéro carbone» du conseil régional à l'horizon 2050 faisant la part belle aux énergies renouvelables. «La question climatique est capitale» a martelé la présidente de Région qui attend beaucoup du plan de relance du gouvernement.

Le «bel engagement» de l’Éducation nationale a été rappelé par Nathalie Albert-Moretti qui a mentionné que trois lycées dijonnais proposent des formations dans les domaines de l'énergie, de l'électronique et du BTP sans oublier une formation en installation et maintenance de systèmes photovoltaïques à Montbard.

La visite a permis à Élisabeth Borne d'échanger avec des formateurs et des stagiaires autour du fonctionnement des différents composants d'une éolienne dont la chaîne cinématique qui produit de l'électricité tout en haut du mât.

À partir d'une nacelle de 6 mètres de haut, installée depuis 2016 dans la cours du lycée Eiffel, une démonstration de travail en hauteur a contribué à mesurer les aptitudes physiques nécessaires pour exercer un tel métier.

«Ne pas choisir entre préserver les emplois et préserver la planète»


Au cours de cette seconde étape dijonnaise, Élisabeth Borne est revenu sur les créations d'emploi liés à la transition énergétique car «on ne peut pas choisir entre préserver les emplois et préserver la planète, il faut faire les deux en même temps».

Un des outils destinés à donner de la visibilité aux industriels est la programmation pluriannuel de l'énergie dont le décret a été publié le 21 avril dernier. Cette PPE fixe les priorités d’action de la politique énergétique du gouvernement pour les dix prochaines années avec pour objectif de diminuer les émissions de CO2 au travers de deux leviers : réduire la consommation et faire évoluer la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique.

Dans ce domaine, Élisabeth Borne qualifie de «trajectoire ambitieuse» d'atteindre 40% de l'électricité d'origine renouvelable en 2030. Cela devrait se traduire par des investissements et une augmentation de 50% des emplois des filières concernées (de 150.000 à 240.000 en dix ans). Il s'agit donc de former les jeunes à «ces métiers d'avenir non délocalisables» comme cela se fait au lycée Eiffel.

Néanmoins, ce n'est pas l'éolien implanté dans les terres de Bourgogne-Franche-Comté qu'a vanté la ministre mais l'éolien en mer vu comme une opportunité «de développer des technologies françaises» créatrices d'emplois.

Jean-Christophe Tardivon

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