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24/12/2020 21:11

DIJON : Le Père Noël a maintenu la traditionnelle descente de la tour Philippe le Bon

Pas de rassemblement pour applaudir le bonhomme en rouge et blanc à la veille de Noël 2020. Pas de lutins non plus mais la présence de stagiaires particuliers pour étudier la technique magique du Père Noël mise ne œuvre dans cet exercice périlleux.

Il était une fois un chanoine qui voulait s'attirer les bonnes grâces du Père Noël. Ce monsieur, Félix Kir, alors maire de Dijon, aspirait à symboliser le retour de la concorde alors que les esprits étaient encore marqués par la guerre.

Le 23 décembre 1951, des catholiques conservateurs avaient brûlé l'effigie du Père Noël pour faire comprendre qu'une partie de la population ne voulait pas de lui en ville. Devant le risque d'une nouvelle division des citoyens, Félix Kir lançait une invitation en bonne et due forme en souhaitant une apparition publique du cousin de saint Nicolas.

Plutôt que de descendre discrètement par les cheminées, le soir du 24 décembre 1951 le Père Noël exauça le vœu de Félix Kir et conjura le sort en se montrant en haut de la tour Philippe le Bon. Depuis, la tradition s'est établie.

Un beau défi mais sans public


Bâtie en 1460 par l'architecte Jean Poncelet, du temps du duc de Bourgogne Philippe le Bon, la tour est haute de 46 mètres. Dominant le centre de Dijon, elle symbolise la puissance des anciens maîtres du duché de Bourgogne qui rivalisaient avec les rois de France. Aujourd'hui, le palais ducal accueille des services municipaux, les tombeaux de Philippe le Hardi, de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière ainsi que des collections du musée des Beaux-arts.
C'est donc un beau défi, entretenu chaque année par le Père Noël et renouvelé par les maires qui ont succédé à Félix Kir. Habituellement, les Dijonnais se pressent pour encourager le bonhomme en rouge et blanc et partager la magie de Noël. Malheureusement, en pleine crise sanitaire, le rassemblement de la population n'a pas été possible et le Père Noël a effectué la descente en petit comité.

De valeureux stagiaires


Quelques personnes ont effectivement participé à l'événement. Des sapeurs-pompiers étaient là pour étudier la technique du porteur de la hotte aux cadeaux. Le Service Départemental d'Incendie et de Secours de la Côte-d'Or avait sollicité le Père Noël pour qu'il accepte des stagiaires le temps d'un soir : des agents du Groupe de Reconnaissance et d'Intervention en Milieux Périlleux (GRIMP).

Les missions principales du GRIMP sont le sauvetage en hauteur, en excavation, dans le milieu industriel ou la sortie d’immeuble par l’extérieur de victimes dont la pathologie le nécessite. On comprend donc qu'un stage auprès d'un spécialiste des toits et des cheminées puisse être particulièrement formateur pour ces valeureux sapeurs-pompiers.

La traversée aérienne de la cour d'honneur s'est déroulée sans qu'aucun cadeau ne tombe de la hotte. Pour se remémorer l'événement, la Ville de Dijon a demandé aux elfes volants de B-Wonder de réaliser un souvenir en images (voir la vidéo). Ainsi, malgré des temps tourmentés, la tradition a été sauvegardée et la magie de Noël peut se diffuser sur la ville tandis que le bonhomme en rouge et blanc repart sur les toits pour reprendre sa distribution de cadeaux aux enfants.

Jean-Christophe Tardivon

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