Recherche
Pour nous joindre
redaction.infosdijon@gmail.com
SMS au 07.86.17.77.12
> Vie locale > Vie locale
24/03/2021 19:38

DIJON : Le réchauffement climatique en fresques au lycée Charles de Gaulle

Le Festival des Transitions entre dans la phase des fresques du climat, initiées plus particulièrement par EDF et le Campus des métiers. Exemple de la démarche menée ces 22 et 23 mars auprès de 400 élèves de seconde du lycée Charles de Gaulle à Dijon.
Ce début de semaine, les lundi 22 et mardi 23 mars 2021, les élèves de seconde du lycée international Charles de Gaulle à Dijon étaient amenés à centrer leurs attentions sur le changement climatique. Pour en comprendre le pourquoi, les 400 lycéens concernés de l’établissement devaient se pencher sur la création de fresques du climat.

Proposées par l’association La Fresque du Climat d’après la création de Cédric Ringenbach, ces animations sont basées sur un jeu de 42 cartes permettant d’appréhender de façon ludique la question du réchauffement climatique. 42 cartes, réparties en 5 lots, représentant les causes ainsi que les conséquences du réchauffement climatique.

«Le mieux qu’on puisse faire, c’est d’être tous bons individuellement»


Établir les liens de causes à effets, c’était le premier travail des élèves, mobilisés en groupes pour des ateliers de trois heures. Une fois ces liens causes-conséquences établis, la partie plus créative leur appartenait. «Nous avons décidé de positionner les cartes sur un arbre. Les racines de l’arbre sont les causes et ses branches sont les conséquences. On trouve que ça représente bien l’idée du commencement de tout ça», expliquait Florian.
Suivant les spécialités linguistiques de chaque groupe d’élèves, les fresques étaient réalisées en anglais, en allemand et en arabe.

Professeure d’histoire-géographie, Camille Ignart retenait aussi que ces réalisations allaient donner l’occasion d’échanger avec les élèves sur les actions individuelles possibles pour réduire les impacts sur le réchauffement climatique et aller vers la neutralité carbone. Toutes ces idées, émises lors de la dernière demi-heure de l’atelier, étaient placées sur un curseur, histoire d’en mesurer la pertinence et l’efficacité, mais aussi la faisabilité.
«Jeter les déchets à la poubelle au lieu de les laisser traîner, ça ne coûte rien. Le mieux qu’on puisse faire, c’est d’être tous bons individuellement» selon Florian.

En présence notamment de David Tran, proviseur du lycée Charles de Gaulle, Yves Chevillon, délégué régional EDF, Aurélien Thivent, directeur du Campus «Territoire intelligent», Laurence Mangenot, directrice du campus dijonnais de l’ESTP Paris, et Delphine Blaya, adjointe au maire de Dijon, d’autres élèves proposaient de faire leurs courses de préférence dans les magasins en vrac afin de réduire le plastique ou encore de prioriser le vélo à la voiture «lorsque notre lieu de travail est assez proche de notre domicile». Des craintes étaient en parallèle exprimées sur le fait que ça puisse «aller de pire en pire si on n’agit pas pour les générations futures».

«Ce ne sont pas seulement au pire 2-3 degrés en plus»


Au sein d’un autre groupe d’élèves, on s’étonnait d’avoir appris autant de choses en trois heures. «Ça fait prendre conscience de tas de choses. Je n’étais pas sensibilisé au climat mais en fresquant je me suis rendu compte de tous les enjeux qui existaient. Ce ne sont pas seulement au pire 2-3 degrés en plus. Le réchauffement climatique est une question centrale. Ça part d’une petite activité humaine et ça va jusqu’à la famine, la guerre», assurait même David Weber, étudiant-ingénieur en première année à l’ESTP Paris, s’étant porté volontaire pour être formé et animer des fresques du climat auprès des lycéens. Un exercice pédagogique qu’il trouve «passionnant» en tant qu’ingénieur de demain. «L’ingénierie d’aujourd’hui nous apprend aussi à agir».

Pour l’animation de ces fresques du climat, le Campus des métiers et des qualifications «Territoire intelligent» a formé une cinquantaine d’étudiants de l’ESTP, l’ESEO, l’ESIREM à Dijon et de l’ESTA à Belfort.

Les fresques réalisées pourront être réutilisées lors de cours inscrits au programme scolaire ou de projets autour du développement durable et de la ville intelligente. Cette semaine, les animations se poursuivront aux lycées Eiffel et Saint-Joseph à Dijon. La semaine prochaine, les élèves - terminales et étudiants en BTS - des établissements Simone Weil, Les Marcs d’Or et Antoine à Chenôve seront concernés. À Dijon et à Belfort (lycée Condorcet), plus de 140 fresques doivent être faites par plus 900 élèves durant cette phase du Festival des Transitions écologiques et numériques.
En complément de l’exposition «1,2,3 data» proposée par Latitude 21 (reportée en raison du contexte sanitaire actuel), des fresques du numérique juniors doivent être réalisées sur le thème de l’impact des technologies numériques sur le climat.

Rappelons que le Festival des Transitions se déroule sur le territoire régional jusqu’au 29 mai 2021. Il est organisé par un collectif de partenaires.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier













Infos-dijon.com - Mentions légales