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12/12/2020 19:40

DIJON : Le retrait de la loi «Sécurité globale» exigé de la cité judiciaire à la place Wilson

Une manifestation pour exiger le retrait de la loi «Sécurité globale» s’est déroulée dans les rues de Dijon ce samedi 12 décembre 2020.

À l’initiative de l'union syndicale Solidaires 21, c’est donc devant la cité judiciaire de Dijon, boulevard Clemenceau, qu’un rendez-vous était donné pour ensuite manifester contre la loi «Sécurité Globale», pour exiger son retrait «au nom de la défense des libertés fondamentales».

Une semaine après une manifestation ayant réuni près de 2.000 personnes, on doit dire que celle-ci fut moins importante. Au micro, Samuel Garnier a remercié les manifestants présents, dont des Gilets jaunes et plusieurs membres d’Attac, association s’étant jointe à l’appel lancé dans la semaine. EELV 21, le Parti de Gauche 21, Génération.s Dijon 21 et La Mistoufle étaient aussi au rang des signataires de celui-ci. On pouvait également remarquer sur place un drapeau de l’Unef.

Mécontentements, indignations et colères


Les premiers mécontentements et les premières colères étaient exprimées pour huer la décision du préfet de ne pas autoriser un parcours jusqu’à la place Suquet (lieu du commissariat de Police) mais aussi pour s’indigner contre l’opération de contrôles menée par la Police aux frontières ce vendredi en gare de Dijon Ville.
Les manifestants avaient le droit de rejoindre la place Wilson, où la dispersion était notifiée à 17 heures. Le cortège en a pris la direction au rythme de slogans révolutionnaires, hostiles aux forces de l’ordre et propres à la sauvegarde de libertés. Ils étaient 600 à défiler selon Solidaires, 300 selon les renseignements territoriaux.

Si un «couac» à l’entrée du boulevard Thiers a vu les manifestants râler contre les motards de la Police qui encadraient le défilé, et par conséquent contre la préfecture au sein laquelle le parcours avait été déclaré au préalable, l’avancée s’est déroulée disons comme habituellement.
Parti à 15h07 de la cité judiciaire, c’est à 15h55 que le cortège est arrivé sur la place Wilson, depuis le boulevard Carnot.

Une dispersion écourtée


La dispersion s’est faite plus tôt que prévu. Alors que des manifestants restaient au milieu de la route en brandissant leurs pancartes, d’autres ont pris la direction de la rue Chabot Charny, barrée par un cordon de CRS.
Un groupe de plusieurs dizaines de personnes a alors tenté de rejoindre le centre-ville par la rue Pasteur, en vain. La réponse des forces de l’ordre a été une salve de grenades lacrymogènes.

Le cordon de CRS en a profité pour avancer rue Chabot Charny jusqu’à la limite de la place Wilson. Et le face-à-face entre manifestants et forces de l’ordre n’a pas duré. Un pétard ayant mis «le feu aux poudres», la réplique s’est traduite par plusieurs salves de grenades lacrymogènes, jusqu’au milieu de la place Wilson, dont la majeure partie fut désertée par les manifestants peu après 16h30.
La préfecture indique qu’une personne a été interpellée «pour participation à un attroupement après sommations».

Pour l’union syndicale Solidaires 21, cette nouvelle journée de mobilisation est un succès malgré tout.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

Communiqué de l’union syndicale Solidaires 21 :

La mobilisation continue !

L’Union syndicale Solidaires 21 considère comme un succès cette nouvelle journée de mobilisation qui a rassemblé 600 personnes contre la proposition de loi dite « Sécurité Globale » et toutes lesatteintes à nos libertés fondamentales, et ce dans un contexte défavorable. Les décrets modificatifs élargissant le fichage par la police, sans contrôle judiciaire, des opinions sont de nouveaux exemples de cette dérive sécuritaire et autoritaire du gouvernement.

La manifestation s’est déroulée dans le calme malgré l’incident survenu place de la République. L’absence de régulation de la circulation automobile au départ du cortège, responsabilité de la préfecture, a entraîné une mise en danger flagrante des manifestant.es alors que ce point avait pourtant été abordé en préfecture. De plus, une nouvelle fois, un drone a été utilisé pour surveiller le cortège, hors de tout cadre réglementaire.

L’union syndicale Solidaires 21 appelle à poursuivre dans les semaines à venir les mobilisations pour exiger le retrait de la proposition de loi dite « Sécurité Globale ».