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06/12/2020 19:26

DIJON : Le skatepark de la plaine des sports se dévoile sous le signe de l’ambition

Malgré le contexte actuel, c’est avec enthousiasme et ambition que le skatepark en plein air de Dijon s’est ouvert ce samedi 5 décembre.

Les invitations à l’inauguration officielle en fin de matinée du samedi 5 décembre 2020 avaient été limitées en raison du contexte sanitaire. Et à une quinzaine de jours de l’hiver, le froid n’épargnait pas les pratiquants.

Cela dit, ceux-ci étaient bien plus occupés à s’offrir des premières sensations, sur la partie street pour les plus jeunes notamment et carrément dans le bowl pour les plus à l’aise. Les riders étaient de sortie pour «curver», prendre de la vitesse et s’essayer à des premiers «tricks».

Du côté des élus municipaux, on soulignait là une inauguration symbolique, avant de souhaiter en faire une «plus belle et ensoleillée» dans quelques mois... «Il était important de marquer officiellement cette ouverture», note Nathalie Koenders. Une première adjointe ravie qui remercie le maire François Rebsamen pour lui avoir fait confiance de A à Z sur ce projet.

«Attendu, complexe et participatif»

Aux côtés de Claire Tomaselli, adjointe au maire déléguée aux sports, l’élue municipale retient trois mots pour qualifier l’aboutissement du projet : «Attendu, complexe et participatif»… En glissant : «Il y a toujours des oiseaux de mauvais augure qui, quand un projet avance, distillent de mauvaises informations pour que ça se passe mal et pour monter les uns contre les autres. Tout ce qui est excessif est insignifiant». L'occasion aussi de préciser que le terrain de football en terre restera à proximité, «comme le boulodrome».

Aujourd’hui, le skatepark de la plaine des sports est bel et bien ouvert, entre les boulevards Trimolet, Maréchal Lyautey et le boulevard Paul Doumer.
«C’est un projet qui ne fait pas de bruit», insiste Nathalie Koenders. Claire Tomaselli note : «Les associations ont aiguillé la construction du skatepark tout au long du projet». L’aspect participatif est là souligné, sachant que plus de 800 pratiquants répartis dans 9 associations peuvent être concernés par un tel équipement.

«On en parle déjà en Europe»


Une ambition commune est d’ailleurs exprimée. «On aura à coeur dès l’été prochain d’accueillir des manifestations sans nul doute internationales. On en parle déjà en Europe de ce parc-là», assure Claire Tomaselli.

Selon la municipalité : «Dijon, ville active et sportive, forte de ses quatre lauriers et désignée centre de préparation olympique en octobre dernier, poursuit sa politique volontariste et ambitieuse pour la pratique du sport de loisirs et de haut niveau. Ce nouvel équipement fera référence dans l’hexagone et propulse la capitale régionale à la pointe des sports de glisse. Il aura vocation à accueillir des événements d’envergure nationale et internationale».

Champion du monde de roller et licencié chez AM Sports, Florian Petitcollin cite les bowls du Prado à Marseille, de Marignan, du Havre… «Celui-ci vient faire partie des meilleurs», affirme-t-il au bord du bowl de Dijon de 940 m2 et 2,6 mètres de profondeur, sur un site dont il mesure déjà toute la potentialité : «C’est un grand plus pour la dynamique de la ville d’avoir ce type de structure. Elle vient en complémentarité de celle en intérieur. Il pourrait très bien être le lieu d’entraînement pour des stages nationaux et même en vue d’une préparation de compétiteurs aux Jeux Olympiques (premiers Jeux à Tokyo en 2021 pour le skateboard).

Entre l’indoor (rue Général Delaborde) et l’extérieur, «on a tout ce qu’il faut pour progresser», selon le rider dijonnais. Avec un peu plus de 2.000 m2, ce skatepark en plein air est l’un des plus importants de France.

Place aux pratiquants de tous les niveaux


Outre l’entraînement à la compétition, c’est l’accessibilité du site qui ressort. La partie street de 1.200 m2, ayant ouvert mi-octobre, aux pentes «plus douces» et aux modules évolutifs, permet une pratique dès l’âge de 5 ans, voire même dès trois ans pour l’initiation basique.
Roller, skate, BMX, trottinette… Ces pratiques ont toute leur place. Des même que les pratiquants de tous les niveaux, y compris les personnes en situation de handicap pour lesquelles des séances de street-fauteuil sont envisagées.

«C’est un bel équipement au coeur de la ville, dans le monde urbain», remarque Christophe Marot, secrétaire général de la préfecture de la Côte-d’Or, qui salue au passage la politique sportive de la Ville de Dijon. Via le Fonds national d’aménagement et de développement du territoire (FNADT), l’Etat est financeur du projet à hauteur de 455 353 euros, sur un total 910 706 euros HT.

La Région Bourgogne-Franche-Comté apporte 124 105 euros. «On se rassemble autour des valeurs des riders : la créativité, la liberté, le partage… On en a éperdument besoin», retient Océane Charret-Godard, vice-présidente du Conseil régional.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier