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19/06/2020 03:23

DIJON : Le sort du projet immobilier de la combe Persil a été décidé

Alors que des riverains commençaient à pétitionner, le dossier était sur le bureau du maire de Dijon. Ce jeudi 18 juin, François Rebsamen a annoncé sa décision concernant la demande de permis de construire.
Des riverains se sont émus d'un projet immobilier au bas de la combe Persil. Un projet encore embryonnaire puisqu'au stade de la demande de permis de construire. Néanmoins, ils ont préféré prendre les devants alors que les maisons individuelles des Hauts de Dijon sont très recherchées pour construire des immeubles à la place (lire notre article).

Avec l'aide de l'association des Amis des Hauts de Dijon, ces riverains ont donc diffusé une pétition, sont entrés en contact avec le maire et ont alerté les candidats aux élections municipales sur les conséquences pour le quartier et l'environnement.

«Ce projet n'est pas conforme»


Ce jeudi 18 juin 2020, François Rebsamen a coupé l'herbe sous le pied de ses opposants en annonçant le rejet de la demande de permis de construire : «c'est fini, il est supprimé».

Le maire a mis en avant la non conformité de la demande : «ce projet a été rejeté. J'ai rejeté le permis de construire à la demande de la présidente de l'association Madame Dauvergne [NDLR : association des Amis des Hauts de Dijon]. Les membres, je les ai appelés un par un pour leur dire que ce projet n'est pas conforme. J'ai un service d'urbanisme qui m'a dit que ce n'était pas conforme. On a rejeté le 2 juin».

François Rebsamen a relativisé l'intérêt du site : «là, je l'empêche de vendre sa maison puisque je n'ai pas demandé l'adaptation du permis de construire, j'ai rejeté le permis de construire. Je connais bien ce lieu, j'y vais me promener de temps en temps, je sais bien ce que c'est. Il ne faut pas confondre les beaux arbres avec des taillis».

Pour autant, cela ne veut pas dire que la probabilité d'une construction est définitivement écartée : « j'ai dit à la présidente de l'association que je ne peux pas empêcher cette dame de vendre un jour sa maison». Le maire a alors fait le parallèle avec des maisons vendues pour être remplacées par des immeubles de moins de sept mètres et a eu beau jeu de renvoyer la balle dans le camp des vendeurs.

Jean-Christophe Tardivon