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01/11/2020 07:23

DIJON : Le témoignage d’une maman de jumeaux face au second confinement

Comment vivre un second confinement quand on travaille avec des jumeaux ? Comment expliquer le port du masque à l’école à ses enfants ?  Anne Ladmiral, nous donne aussi son point de vue sur l’idée de fêter Noël en juillet-août.   


Anne Ladmiral est maman de jumeaux Emily et Mathéo 7 ans et demi qu’elle élève avec leur papa Sylvère. Résidant à Dijon depuis de très nombreuses années, le couple ne s’est pas arrêté de travailler pendant le premier confinement. Seule Anne, a été en télétravail pour une très grande administration basée dans la Capitale des Ducs. 

A l’annonce d’un nouveau confinement, le couple a dû une nouvelle fois s‘organiser très rapidement entre la rentrée des classes, le télétravail, gérer l’absence d’activités périscolaires et l’obligation du port du masque à l'école dès l’âge de 6 ans. Ce qui est le cas pour Emily et Mathéo. 

Vous avez vécu un premier confinement très compliqué

 
Anne Lamiral : «Notre premier confinement chez nous a été un peu particulier. Nos enfants l’ont passé chez les grands-parents à 10 km de Dijon. Ils ont vécu la majeure partie du confinement à la campagne et du coup ça c’est globalement, pas trop mal passé. Pour nous ça a été très difficile de ne pas savoir à quelle date on allait les revoir en réel. Le déconfinement a souvent été reporté.  Parce que, croyez-moi, les visios ne remplacent pas les câlins et les bisous. Et à un moment il a aussi fallu gérer ce manque ressenti par nos enfants. Heureusement les grands-parents ont toujours été bien présents. Malgré tout, le retour à la maison a été un peu compliqué entre le télétravail, l’école à la maison, le tout dans un appartement sans extérieur. Mais nous étions trop contents de les avoirs enfin avec nous» 

Comment appréhendez-vous ce second confinement ?


«Quand on a des enfants on reste stressé. Je pense à tous ceux qui ont géré les enfants à la maison, généralement sans aide et sans grands-parents, ajouté à cela son travail ou son télétravail et les devoirs à distance, ça n’a pas été évident tous les jours pour tout le monde au printemps dernier. Mais l’avantage, cette fois c’est que les écoles seront ouvertes. Restera à gérer le temps qui était dédié aux activités périscolaires et le mercredi après-midi, puisqu’à Dijon, les enfants vont à l’école le mercredi matin. Là, je ne sais pas trop comment on va faire, mais on trouvera une solution»

Le port du masque à l’école dès 6 ans


«Ils ont l’habitude de le porter, parce que nous le portons depuis la fin du premier confinement. Ils le portent donc dans les grandes surfaces, dans des espaces clos avec du monde. Même si ce n’est pas obligatoire pour eux, ça les sensibilise. Et finalement je pense que nous avons eu raison, puisque le port du masque devient obligatoire à l’école dès l’âge de 6 ans. Alors je ne dis pas qu’au bout d’une semaine, ils n’en auront pas marre, mais au moins ils accepteront plus facilement de le porter à l’école dès le premier jour, et si ça doit les protéger c'est une bonne initiative» 
 

Une infectiologue belge suggère de reporter Noël à juillet-août


«Alors déjà, l’idée de ne pas pouvoir faire Noël en famille, le 25 décembre, m’angoisse un peu. Nous avons l’habitude de passer ces fêtes dans nos deux familles sur plusieurs jours. Quant à fêter Noël en plein mois de juillet, comment dire…(rire) oui, mais non. Ou sera la magie de Noël ? Comment expliquer aux plus jeunes enfants qui attendent le Père Noël avec un traineau et des rennes, qu’il viendra cette année le 15 août en maillot de bain sur une planche de surf…Non, mais non. Laissez-nous rêver et croire encore au Père-Noël»  

                                                                                                                                                                         Norbert Banchet