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12/01/2023 14:11
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DIJON : Les bars de nuit de la place de la République envisagent d'évoluer en discothèques

Ce jeudi 12 janvier, le représentant des cafetiers Gilbert Febvay a indiqué que les établissement de nuit de la place de la République pourraient avoir à procéder prochainement à «42 licenciements».
Durant la cérémonie des vœux de la fédération de Côte-d'Or de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH 21), ce jeudi 12 janvier 2023, à Dijon, le président Patrick Jacquier est revenu sur une «mauvaise nouvelle».

Le président de l'UMIH 21 a rappelé que «la préfecture, soutenue par la mairie, a décidé le 6 décembre 2022 de supprimer pour six mois la dérogation d'horaire à cinq heures du matin pour revenir au régime de droit commun de deux des cinq bars de la place de la République, les tenant pour responsables des incivilités qui règnent dans ce secteur».


Les établissement de nuit envisagent «42 licenciements»


Ayant saisi le tribunal administratif de Dijon en urgence, l'UMIH 21 et les cinq établissements de nuit concernés –  le Beverly, la Salsa Pelpa, la Jamaïque, la Belle époque et le Smart – ont vu leur référé rejeté en attendant une prochaine audience sur le fond, d'ici quelques mois (lire notre article).

À présent, ces établissements envisagent «42 licenciements» du fait de «la non-reconduction à ce jour de nombreux contrats d'extras et de CDD».

«À l'heure où nous voulons une ville attractive, innovante, où il fait bon vivre, tournée vers l'international, organisatrice de nombreux congrès de tourisme d'affaire, avec une population de 40.000 étudiants, comment imaginer qu'il n'y ait plus de vie nocturne et que tout s'arrête à deux heures du matin ?», a demandé Patrick Jacquier.

Selon Gilbert Febvay, vice-président de l'UMIH 21 chargé des cafetiers et gérant du Beverly, les licenciements évoqués pourraient donc concerner «les CDI non renouvelés, les CDD et, surtout, les contrats étudiants et précaires». «C'est beaucoup de compléments de salaire d'étudiants qui venaient travailler les fins de semaine.»

Évoluer vers le statut de discothèque


Les responsables des établissements concernés envisagent de changer de statut pour devenir des discothèques. À ce jour, le centre-ville de Dijon ne compte qu'une discothèque : le Balthazar. Les critères techniques sont fondés sur la taille de la piste de dance, le nombre de personnes accueillies, le vestiaire, les tickets d'entrée.

Selon Gilbert Febvay, la plupart des bars de nuit sont déjà proches de ces critères avec une interrogation concernant la Belle Époque dont l'activité même est menacée. Idem concernant le critère de la sécurité, vérifié par les sapeurs-pompiers dans ces établissements dansants.

Le traitement du dossier administratif pourrait prendre entre un et six mois, ce qui laisse augurer d'une possibilité d'ouvrir jusqu'à sept heures du matin durant l'été prochain.

Jean-Christophe Tardivon

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