
La maire de Dijon Nathalie Koenders demande à l'opérateur Les Petits Chaperons rouges d'adapter ses modalités d'accueil en tenant compte des familles monoparentales.
Un sujet de petite enfance auquel s'ajoute la problématique des familles monoparentales est à l'ordre du jour du conseil municipal de ce lundi 15 décembre 2025.
L'exécutif dijonnais propose de conclure un contrat d'affermage pour la période 2026-2030 avec l'opérateur Les Petits Chaperons rouges, présent à Dijon depuis 2016, dans le cadre de la concession de service public des crèches multi-accueils Junot (60 berceaux) et Roosevelt (80 berceaux).
«Ce choix est le plus pertinent pour garantir une qualité de service élevé», assure Nathalie Koenders, interrogée par
Infos Dijon, «la Ville reste garante du cadre, des tarifs et des exigences de qualité».
«Apporter aux familles monoparentales des solutions pour les aider»
La maire de Dijon se dit avant toute attentive à «l'intérêt de l'enfant», ce qui l'a conduit à développer un politique publique spécifique pour les familles monoparentales en assurant que «cela ne se fait pas au détriment des familles non-monoparentales».
«L'objectif est de apporter aux familles monoparentales des solutions pour les aider», poursuit la socialiste, «c'est une priorité sociale majeure». Intégrer cette problématique dans la contractualisation avec les opérateurs permet de «sécuriser les amplitudes» et de «renforcer les projets pédagogiques».
Puisque, globalement, «aucun parents ne doit renoncer à une formation ou un emploi faute de garde», la démarche permet «plus de souplesse à destination des familles monoparentales».
«La crèche, ce n'est pas que de la garde»
«Dijon va continuer à pérenniser l'accueil public de la petites d'enfance», souligne Nathalie Koenders qui entend développer les conseils de crèches «avec les parents qui le souhaitent». «Ça permet aux parents d'être encore plus inclus dans le projet pédagogique de la crèche, ce n'est pas que de la garde.»
La municipalité peut «effectuer des contrôles»
La convention encadre également le recrutement du personnel, en référence aux lois qui réglementent les diplômes nécessaires. «On peut être amené à effectuer des contrôles», précise la première édile qui revendique «un droit de regard important pour vérifier que les règles sont respectées.»
«On renforce l'attractivité des métiers, on essaie de valoriser les parcours, des partenariats se font avec des écoles», conclut Nathalie Koenders concernant l'enjeu de la fidélisation des personnels de crèches.
Actualisé le 17 décembre 2025 :Ce lundi 15 décembre 2025, le conseil municipal de Dijon a adopté le rapport par 56 voix pour et 3 contre.
Jean-Christophe Tardivon