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08/01/2021 18:44

DIJON : Les derniers occupants du squat de la rue de Mirande expulsés par les forces de l'ordre

Expulsés ce vendredi 8 janvier par les forces de l’ordre et soutenus par des collectifs d’habitants ou anti-bétonnisation, ils n’ont pas dit leur dernier mot et appellent à une réflexion avec des habitants du quartier.

Le 13 décembre dernier, plusieurs collectifs, de militants contre la «bétonnisation» de Dijon ainsi que d’habitants du quartier Mirande, avaient officiellement rendu publique l’ouverture illégale de la propriété située au 7 de la rue de Mirande.

Le but de l’occupation était selon eux d’«ouvrir le parc Baudin-Mirande sur le quartier et d’inviter les gens à le découvrir». Or, les lieux étant la propriété de l’État, une saisine auprès de la justice s’est traduite par une ordonnance d’expulsion adressée le 23 décembre dernier.

Ce vendredi 8 janvier 2021 après-midi, à l’heure de l’intervention des forces de l’ordre, il ne restait que «deux-trois occupants» d’après les collectifs de soutien à l’action, le risque des pénalités financières aux squatteurs ayant entraîné plusieurs occupants à quitter les lieux ces dernières semaines.

Pour les militants, cette expulsion n’est pas un coup dur porté à celle-ci. «Une assemblée générale devait se tenir demain avec les habitants du quartier. Cette expulsion va rendre plus difficile l’occupation du parc le week-end mais on va essayer de le faire», affirme Boris, habitant du quartier. Le parc sur lequel se trouve la «Maison du Colonel» est d’une superficie de 4.000 m2.

«L’enjeu est sur le terrain politique»

«L’enjeu est sur le terrain politique : le maire de Dijon est-il réellement dans une volonté de servir l’intérêt général des habitants de ce quartier en leur offrant un espace de respiration et de nature encore vierge dans cette ville ? Ou préfère-t-il laisser ce terrain devenir un énorme bâtiment résidentiel de 106 logements ? Ce qui passe par une destruction d’arbres et une privatisation. Ce serait une folie écocidaire. La Ville de Dijon peut faire valoir son droit de priorité et travailler au rachat du lieu à l'État pour l’ouvrir en parc public. Elle ne l'a pas fait au moment de la vente au promoteur, mais il n'est pas trop tard» estime Boris.

Du côté des militants pour la sauvegarde du parc Baudin-Mirande, on rappelle alors que le promoteur Kaufman & Broad portait le projet, «Sauf que la promesse de vente est devenue caduque au 31 décembre car le permis de construire n’a pas été déposé avant cette date» (lire le communiqué). «L’État retrouve la liberté de faire autre chose de ce terrain», font-ils aujourd’hui remarquer, en annonçant qu’ils s’opposeront par différentes manifestations à une possible relance de l’appel d’offres à la concurrence.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier