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25/03/2021 03:26

DIJON : Les dossiers chauds du conseil municipal du 22 mars

Ouverture de classes à la prochaine rentrée scolaire grâce aux «dédoublements» dans les écoles de la Fontaine-d'Ouche et des Grésilles, investissement dans des caméras de vidéoprotection qui «explose», convention avec la chambre d'agriculture «trop timide» selon les écologistes, opposition de droite «qui fait peur comme le maire de Chalon» et nuances à propos de la dissuasion nucléaire étaient au programme de ce lundi 22 mars.
En amont de la séance, les élus du conseil municipal du lundi 22 mars 2021 se lèvent pour une minute de silence en hommage à Janine Bessis, ancienne élue socialiste, engagée pour la «cause féminine», décédée le 7 mars dernier. «Je suis convaincu que son action lui survivra, que les valeurs de tolérance, de justice et de solidarité qu'elle a portées se transmettront», déclare le maire de Dijon.

Née en 1934 à Arnay-le-Duc, ingénieure biologiste au CNRS, professionnellement, Janine Bessis était maître de conférence à l'université de Bourgogne ; même une fois retraitée, elle présidait toujours la section Bourgogne de l'Association des Femmes Diplômées des Universités et du Supérieur. Elle a été distinguée par la croix de chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur en novembre 2014.

«Il n'y aura pas de séparation de fratries»


Adjoint à l'éducation, Franck Lehenoff apporte d'emblée une bonne nouvelle concernant la carte scolaire : douze classes ouvriront à la rentrée de l'année scolaire 2021-2022 et cinq fermeront.  Concernant les fermetures de classes Franck Lehenoff demande au rectorat de l'académie de Dijon un nouvel «examen attentif en fonction des effectifs qui seront constatés à la rentrée 2021».

Le solde est positif malgré une légère baisse du nombre d'élèves mais «ça baisse moins dans la métropole que dans le reste du département, notamment du fait des dédoublements de classes», explique François Rebsamen. En effet, sur les douze ouvertures, sept se situent à la Fontaine-d'Ouche et aux Grésilles, des quartiers qui bénéficient de réseaux d'éducation prioritaire.

Pour le groupe d'opposition des Écologistes et citoyens, Catherine Hervieu demande «une autre méthode de concertation» de la part du ministère de l’Éducation nationale pour être plus en cohérence avec les demandes des familles.

Alors que le périmètre des groupes scolaires Voltaire, Petites Roches et Dampierre-Evolution est modifié pour l'année scolaire 2021-2022, Céline Renaud (groupe d'opposition Agir ensemble pour Dijon - Droite, Centre et Indépendants) exhorte à ne pas séparer les fratries sur différents groupes scolaires et évoque «une décision trop précipitée» concernant le groupe Voltaire. Le groupe propose un amendement permettant de maintenir la fratrie sans demande de dérogation.

Si le maire de Dijon partage son souci - «il n'y aura pas de séparation de fratries pour ceux qui sont en place» - la mesure concernant les nouvelles inscriptions, il maintient la dimension dérogatoire de la demande des familles. En conséquence, le groupe d'opposition s'abstient lors du vote du rapport.

Quatorze crèches publiques à Dijon


Pour la majorité, Kildine Bataille aborde alors la concession au privé des multi-accueils Roosevelt et junot. «La prudence financière dont vous faites preuve va avoir à termes des conséquences sur l'accueil de la petite enfance», lui lance alors Karine Savina (Écologistes et citoyens) qui demande «une gestion associative».

François Rebsamen aura beau jeu de rappeler que les associations relève du secteur privé et qu'il y a quatorze crèches publiques à Dijon : «vous voulez que tout soit public». Les écologistes s'abstiendront sur ce rapport.

Pour sa part, Claire Vuillemin (Agir ensemble pour Dijon) juge qu'il s'agit du «domaine régalien» de la commune et déplore des regroupements de crèches avec «un nombre trop grand de berceaux». Cette fois, François Rebsamen argumentera sur les modifications apportées par Nicolas Sarkozy au financement des crèches. Le groupe de droite s'abstiendra également.

«En 2030, 85% de la population du département sera en Dijon et Beaune»


Abordant son rapport sur l'urbanisme, Pierre Pribetich fait tout d'abord référence au développement durable pour «concilier le besoin des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs».

L'enjeu du soir concerne l'entrée sud de Dijon, actuellement sans charme, vouée à la circulation automobile alors qu'elle assure la connexion avec la route des grands crus. «En 2030, 85% de la population du département sera entre Dijon et Beaune», signale Pierre Pribetich.

«Par sa longueur, sa fréquentation, y compris touristique, ses enjeux paysagers et son tissu urbain en pleine mutation, l’entrée Sud de la métropole est un site stratégique pour l’évolution et l’identité du territoire métropolitain à l’horizon 2030», indique-t-on au conseil municipal alors qu'un rapport similaire est prévu au conseil métropolitain du 25 mars.

S'appuyant sur le code de l'urbanisme, la commune instaure un périmètre d’étude allant de Dijon à Chenôve pour engager une réflexion globale sur le développement et l’aménagement urbains de cet axe. Pour la Ville de Dijon, «l’objectif est d'assurer, d’une part, une cohérence urbaine, architecturale et paysagère, et d’autre part, de répondre aux enjeux de la ville de demain en termes de qualité de vie, d’accès au logement pour tous et de mobilités».

L'adjoint à l'urbanisme décrypte la démarche : «nous devons engager avec la commune de Chenôve une réflexions structurée d'un développement urbain durable sur cet axe sud pour assurer la cohérence de ce tissu en mutation et de ne pas le livrer aux porteurs de patrimoine qui veulent le valoriser»

«Un processus d'étude pour éviter la spéculation foncière»


Les deux communes envisagent de «requalifier l'avenue Roland-Carraz en faisant en sorte d'inclure plusieurs modes de transport» et de «prévoir des outils de programmation pour contenir la pression foncière».

Pour Agir ensemble pour Dijon, Henri-Bénigne de Vrégille déplore une «logique d'îlots». Régissant alors, François Rrebsamen fait un point d'histoire locale, évoquant une route départementale (D974) devenue route métropolitaine : «c'est l'état dans lequel le département l'a laissée. Aujourd'hui, nous lançons un processus d 'étude pour éviter la spéculation foncière, pour éviter qu'il se fasse n'importe quoi. Le long de voies du tram, il ne s'est pas fait n'importe quoi et Arsenal le prouvera encore».

«Vous faites peur, un peu comme le maire de Chalon»


Toujours pour l'opposition de droite, Bruno David saisit la balle au bond en évoquant «une folie des grandeurs» qui fait réagir favorablement une partie du public assit derrière lui, apparemment des habitants du quartier concerné : «les maisons de la rue de Marsannay-la-Côte pâtissent de la construction d'un immeuble de 21 mètres de haut, au 95-105 avenue de Jean Jaurès construit par le promoteur Icade ; vous avez pourri la vie de ces habitants, ayez la décence d'indemniser correctement ces riverains».

«Vous pensez qu'avec le Petit Creuzot et les rats, ils avaient plus de valeur», interroge François Rebsamen. «Votre côté réactionnaire transparaît à tous moments. Vous faites peur, un peu comme le maire de Chalon est en train de faire peur à ses collègues», lance alors le maire de Dijon pour évoquer la campagne de Gilles Platret en vue des élections régionales.

«Une modernisation de l'offre sportive»


Toujours au rayon de l'urbanisme, la Ville de Dijon approuve l'installation de la Ligue de Football Bourgogne-Franche-Comté sur le site des Poussots tandis que le DFCO déménage vers sont futur centre d'entraînement du parc Dijon-Bourgogne. Georges Mezui salue ainsi «une modernisation de l'offre sportive».

Le terrain est cédé à la SPLAAD, l'aménageur de la collectivité, pour 1,26 million d'euros. Une subvention d'un même montant est accordée à la SPLAAD.  La Ville de Dijon consent également à l'aménageur une avance de trésorerie de 2 millions d'euros. Le coût des travaux est estimé à 8,5 millions d'euros.

De plus, la municipalité poursuit sa politique d’appui aux sportifs dans la préparation de leurs prochaines compétitions. 26 renouvellements ont été ainsi sollicités, huit sportives et seize sportifs recevront une aide financière allant de 500 à 1.500 euros pour un montant total attribué de 24.500 euros.

Dans le même cadre, la Ville de Dijon accorde un soutien à six nouvelles sportives et neuf nouveaux sportifs qui apparaissent «comme de réels espoirs dans leurs disciplines respectives et qui devraient porter haut les couleurs de Dijon», pour un montant total attribué de 13.000 euros.

Les crédits consacrés à On Dijon passent de 29,8 à 51,2 millions d'euros


Après la construction, le numérique. «Pour renforcer ses capacités d’actions et de prévention pour la protection des personnes et des biens, notamment via la vidéoprotection et la sécurisation des bâtiments municipaux, la collectivité conforte les moyens déjà dédiés» à On Dijon.

Les nouveaux besoins techniques, comme des caméras venant en supplément ou en remplacement ou comme des dispositifs radios pour la police municipale, représentent un investissement de 7,15 millions d'euros de 2021 à 2030. Dans l'ensemble, le montant révisé des dépenses d'investissement liées à On Dijon passe de 12,3 à 24,9 millions d'euros et l'actualisation fait passer les dépenses de fonctionnement de 17,5 à 26,3 millions d'euros.

«On a oublié l'inflation pour 3,5 millions d'euros»


Avec Henri-Bénigne de Vrégille, Agir ensemble pour Dijon évoque «un projet en trompe-l’œil» et s'étonne de devoir budgéter des dépenses supplémentaires. Le conseiller municipal d'opposition constate même que, dans le montage initial, «compte-tenu de la création rapide de l'autorisation de programme», «on a oublié l'inflation pour 3,5 millions d'euros». Le groupe votera contre ce rapport.

«Des jeunes ont essayé de mettre le feu à des gymnases»


Les écologistes sont eux aussi étonnés : «les budgets explosent littéralement». Alors que l'intérêt de performance énergétique avait été mis en avant au lancement d'On Dijon avec la rénovation de 3.400 points lumineux, il est avant tout question de sécurité ce soir.

«Vous ajoutez des millions pour renforcer une politique de sécurité publique qui repose en grande partie sur les caméras de vidéosurveillance», lance Stéphanie Modde qui voit là «une dérive inquiétante». Selon l'élue verte, «on met très moyens trop importants non pas pour une ville intelligente mais une ville de la surveillance généralisée» et de demander plutôt «des postes de tranquillité publique où l'humain permet de pacifier des relations». Les écologistes s'abstiendront.

En réponse, Denis Hameau indique que «la question de la transition écologique sera abordée de Dijon Métropole». Le conseiller métropolitain délégué à la Smart City défend ensuite la question des données individuelles en précisant que le principe du RGPD est inscrit dans le projet et que la CNIL effectue un contrôle. «Nous travaillons d'arrache-pied sur la question de la cybersécurité», ajoute-t-il alors que plusieurs attaques informatiques ont récemment ciblé des équipements publics en France dont le réseau informatique du Grand Chalon.

Première adjointe, en charge de la tranquillité publique, Nathalie Koenders contre-attaque, les caméras servant à protéger les équipements publics : «on a évité de gros drames, il y a trois semaines des jeunes ont essayé de mettre le feu à des gymnases». Nathalie Koenders défend donc l'installation de nouvelles caméras – plus coûteuses que les précédentes – pour remplacer des caméras vandalisées et mailler ainsi le territoire.

«Quand on regarde l'idéologie de cette association, il y a des choses bien pire»


Alors que François Resbamen est attaqué en diffamation par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X du prieuré de la Sainte Famille pour des propos tenus en conseil municipal le 14 décembre 2020, il demande à bénéficier de la protection fonctionnelle.

«La diffamation entre-t-elle dans le cadre de la protection d'un élu», fait mine de demander Céline Renaud, répondant aussitôt que «nous pouvons en douter». «Un maire se doit d'être exemplaire, ce qui n'a pas été le cas de la séance du 14 décembre 2020», selon l'élue d'opposition qui met la pression sur ses collègues en évoquant un potentiel «détournement de fonds publics» si la protection fonctionnelle n'est pas correctement mobilisée. Le groupe votera contre ce rapport.

«Quand on regarde l'idéologie de cette association, il y a des choses bien pire», rétorque Nathalie Koenders. Si François Rebsamen a laissé la présidence de l'assemblée le temps d'aborder ce rapport, il ne s'est pas privé de commenter la situation en amont du conseil municipal en évoquant le fait que le milicien Paul Touvier, recherché depuis la fin de la guerre pour crime contre l'humanité, avait été retrouvé en 1989 au prieuré Saint-Joseph de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X à Nice.

«Ils avaient fait une manifestation qui était interdite, aux flambeaux, un soir ; ils ont fait crié les enfants qui avaient peur en voyant ces gens défiler dans la ville», résuma François Rebsamen à propos de la manifestation anti-avortement du 12 décembre 2020.

«Les termes de cette convention sont trop timides»


Derrière une convention pour développer les circuits courts peuvent se cacher des problématiques sémantiques et des clivages idéologiques comme le remarquera Nadjoua Belhadef en présentant un rapport d'apparence anodine.

Il s'agit d'une convention signée entre la Ville et la chambre d'agriculture de la Côte-d'Or afin de conclure «une alliance métropolitaine» visant à renforcer l'accompagnement des exploitants agricoles, à favoriser la création de richesses et d’emplois, à permettre un développement économique harmonieux et solidaire des territoires en participant activement à la promotion et au développement des produits locaux et circuits courts.

Pour les écologistes, Patrice Chateau regrette «que l'agroécologie ne soit mentionnée qu'une seule fois et le bien être animal pas du tout». Pour tout dire, cela manque un peu «agriculture biologique» au goût du Vert. La remarque prend de court la majorité.

«La chambre d'agriculture représente aussi l’agriculture biologique», tente l'adjointe au commerce et à l'artisanat. «Les termes de cette convention sont trop timides et ne sont pas totalement à la hauteur des attentes des Dijonnais», renchérit Patrice Chateau, ex-adjoint au maire dans la précédente mandature.

Benoît Bordat vole au secours de la majorité, signalant que plusieurs producteurs du réseau Bienvenue à la ferme, partenaire de la chambre d'agriculture, sont en bio. «Beaucoup d'agriculteurs ont des critères de qualité», ajoute Philippe Lemanceau, nouveau référent concernant la restauration collective, en lieu et place de Patrice Chateau.

«Une mention en faveur de l'agroécologie»


Le climat se tend dans ce débat à fleurets mouchetés. Les négociations entre les écologistes et les socialistes autour des prochaines échéances électorales transparaissent. Philippe Lemanceau, que l'on a connu plus incisif pour porter le fer contre l'aura de l'agriculture biologique, est étonnamment sur la réserve. Finalement, François Rebsamen appelle à une paix des braves et sépare les bretteurs en proposant d'ajouter «une mention en faveur de l'agroécologie».

Cette fois, ce sont les écologistes qui sont pris de court. Les regards convergent vers la présidente de groupe. Le retournement de situation est palpable. Après s'être brièvement concertés, les écologistes qui avaient prévu de s'abstenir finissent par voter en faveur de cette charte teintée d'agroécologie ce qui en fait un rapport voté à l'unanimité, le groupe de droite approuvant également une démarche favorable aux agriculteurs de Côte-d'Or.

Le Modem demande un statut spécifique des jeunes étrangers isolés


Par la voix de Vincent Testori, le groupe des élus démocrates, écologistes, centristes et citoyens, partenaire de la majorité municipale, propose un vœu sur «la mise des jeunes étrangers en situation de recours». Il entend «alerter l'exécutif et le législateur quand une politique sociale manque son objectif» et demander au gouvernement «un statut spécifique et une clarification de leur prise en charge».

Après un retrait de deux paragraphes et l'ajout de l'Association des Départements de France dans les protagonistes interpellés, le vœu est adopté bien qu'Agir ensemble pour Dijon s'abstienne au grand dam du maire de Dijon.

«Le TIAN ne désarmerait que les démocraties»


À son tour, le groupe des Écologistes et citoyens fait le vœu que la Ville de Dijon rejoigne l'appel mondial des villes pour adhérer au traité d'interdiction des armes nucléaires (TIAN).

«Les fusées sont à l'est et les pacifistes sont à l'ouest», répond François Rebsamen en citant François Mitterrand. Le socialiste explique alors son opposition : selon lui, le TIAN est un texte de droit international non contraignant qui veut rendre illégal la production des armes nucléaires.

«Dans une logique déconnectée de la logique internationale, (…) le TIAN ne désarmerait que les démocraties», lance François Rebsamen. La force nucléaire française est «strictement défensive», «ce qui n'est pas le cas des dictatures», ajoute-t-il. Pour tout dire, «ce traité fragilise le traité de non prolifération des armes nucléaires parce qu'il y a un agenda de désarmement, on remettrait en question la dissuasion qui est la clé voûte de la stratégie de la France et de l'OTAN».

Bon duc, le maire donne un ticket de sortie, comme quand le peloton laisse filer un cycliste pour quelques instants. Ainsi, Jean-Patrick Masson, ex-adhérent d'Europe Écologie Les Verts, à présent indépendant, votera pour ce vœu.

En miroir, alors que le groupe Agir ensemble pour Dijon s'oppose au vœu écologiste, Caroline Jacquemard préfère s'abstenir. Ainsi, l'assemblée municipale montre que des nuances peuvent effectivement apparaître selon les convictions personnelles sans être étouffées par les logiques des groupes politiques.

«Il est indispensable d'autoriser l'accès à la culture»


Le tout dernier vœu est exprimé par Christine Martin, au nom du groupe majoritaire Socialiste, radical, citoyen et apparenté, pour que la Ville de Dijon exprime sa solidarité envers les professionnels, les artistes et les techniciens du secteur culturel qui sont à l'arrêt «dans l'angoisse de leur devenir».

«Il est indispensable d'autoriser l'accès à la culture, nous sommes convaincus que l'art est essentiel à notre vie», lance ensuite Christine Martin tandis que, dans un bel élan œcuménique, le vœu est adopté à l'unanimité.


Jean-Christophe Tardivon

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