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31/12/2020 19:32

DIJON : Les forces de l'ordre ont reçu des «consignes strictes» pour faire cesser les fêtes clandestines

Le préfet de la Côte-d'Or a effectué la traditionnelle visite des personnels de sécurité, de secours et de soins mobilisés pour ce jeudi 31 décembre. Fabien Sudry a notamment rencontré les policiers municipaux observant les caméras de vidéoprotection au PC On Dijon.

Le CIVO de On Dijon est paré pour la Saint-Sylvestre. Les équipes ont été quelque peu renforcées par rapport à une soirée habituelle. Le centre d'information et de veille opérationnelle de Dijon Métropole réunit notamment le centre d'appel municipal (Allo Mairie au 0 800 21 30 00 du lundi au vendredi de 8h à 18h, le samedi de 9h à 12h30), la vidéoprotection opérée par la police municipale et la régulation des transports publics effectuée par Keolis Dijon Mobilités.

Nommé le 29 juillet dernier, Fabien Sudry, préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté et préfet de la Côte-d'Or, a effectué sa première visite du CIVO ce jeudi 31 décembre 2020 afin d'échanger avec les agents mobilisés pour la dernière soirée de l'année alors que le régime du couvre-feu s'applique de 20 heures à 6 heures.

Accompagné de son directeur de cabinet, Danyl Afsoud, et de la première adjointe au maire de Dijon déléguée à la tranquillité publique, Nathalie Koenders, le préfet a été accueilli par Samid El Ouahidi, directeur du service de la tranquillité publique.

La vidéoprotection «permet de sauver des vies»

Tout au long de l'année, ce sont neuf policiers municipaux et douze opérateurs de vidéoprotection qui mettent en œuvre les 144 caméras. Ils ont reçu une formation spécifique car, au-delà des aspects techniques, «il faut savoir lire et comprendre les phénomènes sociaux qui se déploient sur l'espace public» explique Samid El Ouahidi. Rappelons que les écrans ne permettent pas de visualiser l'intérieur des bâtiments, les parties des images correspondantes sont automatiquement masquées.

Les opérateurs de vidéoprotection sont dans l'observation et la surveillance générale. Lorsqu'une anomalie ou une infraction est constatée, les policiers municipaux sont alors informés. Dans les cas les plus graves, la police nationale est contactée directement. Les images sont d'ailleurs partagées entre les deux polices. «Il y a une vraie coopération» indique le directeur de la tranquillité publique.

Nathalie Koenders signale qu'un tel outil sert aussi à retrouver des enfants perdus où des personnes égarées atteintes de la maladie d'Alzheimer. «Cela permet de sauver des vies» souligne la première adjointe en évoquant les personnes faisant un malaise dans la rue.

En marge de la grande salle de vidéoprotection, une petite salle permet quotidiennement aux services de police judiciaire de la gendarmerie et de la police nationale de visionner les enregistrements des caméras sur la base de réquisitions. La même salle sert pour la vidéoverbalisation, effectuée par un policier municipal, les images de l'infraction sont alors conservées douze mois. «C'est un acte de police» rappelle Samid El Ouahidi qui insiste sur la notion de «discernement» face à l'infraction.

Une attention particulière à d'éventuelles violences urbaines


Pour cette Saint-Sylvestre, des équipages de la police municipale seront sur le terrain pour se rendre sur les lieux où des appels signaleraient des troubles à la tranquillité publique. On pense évidemment aux tapages nocturnes provoqués par des festivités privées. «On arrive à désamorcer les choses» signale le directeur de la tranquillité publique.

«Spontanément, les gens appellent la police municipale» constate Nathalie Koenders, «après, il y a un travail coordonné avec les forces qui sont sur le terrain pour voir qui intervient». De plus, les opérateurs de vidéoprotection surveilleront les éventuels déclenchements de violences urbaines.

«Nos concitoyens sont plutôt respectueux du couvre-feu dans l'ensemble, sur la Côte-d'Or et sur Dijon» explique pour sa part le préfet. «On a une attention portée sur certains quartiers, (…) on peut avoir la tentation de certains groupes de faire parler d'eux et puis d'avoir une attitude provocante à l'égard des forces de l'ordre , (...) certains groupes pourraient être tentés d'incendier des poubelles voire des voitures» ajoute-t-il. Les violences urbaines sont donc un enjeu important pour ce 31 décembre.

Organiser une fête clandestine relève du délit


Le deuxième enjeu concerne les fêtes privées : «les consignes sont strictes, les forces de l'ordre interviennent pour faire cesser les troubles» déclare Fabien Sudry. Pour ce 31 décembre, le procureur de la République de Dijon a autorisé les forces de police et de gendarmerie a interpellé et placé en garde à vue les organisateurs de fêtes clandestines. Les fêtards risquent donc une amende de 135 euros pour non respect du couvre-feu tandis que les organisateurs pourraient relever d'une mise en danger de la vie d'autrui, ce qui constitue un délit.
 
Parmi les 540 personnels mobilisés pour la nuit de la Saint-Sylvestre, il y a une centaine d'effectifs de la police nationale dont cinquante sur le terrain, prépositionnés sur les secteurs les plus sensibles.  On compte notamment 200 gendarmes et 60 militaires de la force Sentinelle.

Jean-Christophe Tardivon

Rencontres avec les personnels mobilisés le 31 décembre 2020
- Centre d’incendie et de secours (CIS) Dijon Est à Chevigny-Saint-Sauveur pour un échange avec les sapeurs-pompiers de garde et la découverte d'un engin du centre.
- Rencontre avec des effectifs Sentinelle pour un échange avec les militaires présents place de la République à Dijon.
- Caserne Deflandre de la région de Gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté pour une visite du centre opérationnel (COG21) et une rencontre avec les personnels de garde.
- Centre hospitalier universitaire de Dijon pour une visite du SAMU-centre de réception et de régulation des appels (CRRA21-Centre 15) et du Service Régional d’Accueil des Urgences (SRAU).
- Maison d’arrêt de Dijon pour une rencontre avec les surveillants effectuant la nuit, un déplacement au niveau du quartier des femmes ainsi qu'une visite des cellules au sous-sol de la maison d’arrêt.
- Rencontre d'équipages de police de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) dans le quartier du Drapeau pour évoquer la mobilisation des services de la police nationale le soir de la Saint Sylvestre et échanger avec les effectifs de contrôle et de surveillance de terrain.
- Préfecture de la région Bourgogne-Franche-Comté et de la Côte-d’Or pour une rencontre avec l’agent du standard qui assure le service de la nuit du 31 décembre.

Surveillance renforcée pour le couvre-feu de la Saint-Sylvestre en Côte-d'Or


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