
«Le conseil municipal a d’abord posé les règles qui encadreront le travail des élus pour les six années à venir», indique la Ville de Dijon.
Communiqué de la Ville de Dijon du 14 avril 2026 :Un conseil pour mettre la municipalité en ordre de marche
Réuni ce lundi 13 avril 2026, le conseil municipal de Dijon a adopté l’ensemble des délibérations inscrites à l’ordre du jour.
Deux semaines après l’installation de la nouvelle équipe municipale, cette séance marquait une étape attendue : celle où la collectivité se met pleinement en fonctionnement. Derrière des rapports souvent techniques, c’est en réalité toute l’organisation du mandat qui se met en place.
Ce conseil n’était pas celui des annonces. Il était celui de la structuration. Et, très concrètement, celui qui permet à la majorité d’entrer dans l’action.
Un cadre clair pour exercer le mandat
Le conseil municipal a d’abord posé les règles qui encadreront le travail des élus pour les six années à venir.
La mise en place du vote électronique (rapport n°2) vise à rendre les séances plus fluides et plus lisibles. Un outil simple, mais utile, notamment dans un conseil où les désignations sont nombreuses en début de mandat.
Dans le même temps, les conditions d’exercice du mandat ont été fixées (rapports n°3, 4 et 5). Frais engagés dans le cadre des fonctions, indemnités, droit à la formation : ces éléments s’inscrivent dans le cadre prévu pour les collectivités de même strate et répondent aux règles qui encadrent l’exercice des responsabilités locales.
Ces décisions, classiques en début de mandat, permettent d’installer un fonctionnement clair et stabilisé dès les premières semaines.
Cinq commissions pour structurer le travail municipal
Le conseil a installé ses cinq grandes commissions thématiques (rapport n°6), qui seront le lieu central du travail dans les mois à venir :
- Culture, animation et attractivité
- Éducation, petite enfance, jeunesse et sports
- Écologie urbaine, aménagement, espace public et tranquillité publique
- Solidarité, citoyenneté et démocratie locale
- Finances, administration générale et personnel
C’est dans ces commissions que les dossiers seront préparés, discutés et parfois ajustés avant leur passage en séance.
Certaines d’entre elles auront un rôle particulièrement structurant dès le début du mandat, notamment la commission des finances, au cœur des équilibres budgétaires, la commission en charge de l’écologie urbaine et de l’aménagement, qui suivra les grands projets de transformation de la ville, et la commission solidarité, au plus près des enjeux sociaux et de proximité.
Leur composition, fondée sur la représentation proportionnelle, permet d’associer l’ensemble des groupes politiques au travail préparatoire.
Marchés publics et services publics : des instances clés
Au-delà des commissions thématiques, le conseil a installé plusieurs instances obligatoires (rapports n°7 à 11), essentielles dans le fonctionnement concret de la collectivité.
La commission d’appel d’offres interviendra sur l’attribution des marchés publics les plus importants. La commission de délégation de service public sera mobilisée sur les contrats structurants. La commission consultative des services publics locaux associera élus et usagers dans le suivi et l’évaluation des services.
Moins visibles, ces instances n’en sont pas moins déterminantes : elles conditionnent directement la mise en œuvre des politiques publiques.
Désignations : Dijon présente là où les décisions se prennent
Le conseil municipal a procédé à une série importante de désignations dans des organismes extérieurs (rapport n°12).
Parmi les structures concernées figurent notamment la SPLAAD, en charge de l’aménagement, la SPL Dijon Bourgogne Events, au cœur de la stratégie événementielle, l’Agence France Locale pour les questions de financement, ainsi que le CCAS pour les politiques sociales, sans oublier les réseaux de coopération à l’échelle régionale.
Ces désignations ne sont pas formelles. Elles déterminent qui représente la Ville, qui suit les projets et qui participe aux décisions qui engagent directement le territoire.
Des outils financiers consolidés
Sur le plan financier, la Ville confirme son engagement au sein de l’Agence France Locale (rapport n°13), un outil qui lui permet de diversifier ses sources de financement.
La délibération relative à la garantie (rapport n°14) permet de sécuriser ce dispositif et d’en assurer l’utilisation dans la durée.
Ces décisions s’inscrivent dans une ligne constante : sécuriser les moyens d’action de la collectivité tout en préservant sa capacité à investir.
Culture : une politique qui s’inscrit dans la durée
Le conseil municipal a validé de nouvelles acquisitions pour les musées de la Ville, notamment pour le musée des beaux arts (rapport n°19).
Ces acquisitions participent à une politique de fond, engagée dans la durée. Elles permettent d’enrichir les collections, de compléter des ensembles existants et de renforcer l’attractivité culturelle de Dijon.
Au-delà de ces décisions, c’est une conception exigeante de la politique culturelle qui se confirme, fondée sur la transmission du patrimoine et l’accès de tous à la culture.
Le pôle culturel de la Cité de la gastronomie (partie publique)
Les délibérations relatives à la Cité internationale de la gastronomie et du vin (rapports n°15 et 16) traduisent une logique d’ajustement.
Les évolutions tarifaires et les adaptations des modalités de billetterie visent à mieux prendre en compte les usages, affiner le pilotage de la fréquentation et accompagner les évolutions de la programmation.
Une approche pragmatique, qui privilégie l’adaptation continue.
Des décisions concrètes pour les habitants
Plusieurs délibérations concernent directement la vie quotidienne des Dijonnais.
Le conseil a ainsi voté des subventions et des avenants à conventions avec des associations (rapports n°17 et 22), confirmant le soutien de la Ville au tissu associatif local.
La composition du conseil d’administration du CCAS a également été arrêtée (rapport n°23), un point structurant pour la mise en œuvre des politiques sociales dans les mois à venir.