Recherche
Pour nous joindre
redaction.infosdijon@gmail.com
SMS au 07.86.17.77.12
> Vie locale > Vie locale
01/10/2026 13:57
813 lectures

DIJON : Les principaux débats du conseil municipal du 21 septembre

Nathalie Koenders a défendu le réaménagement des espaces verts du port du canal et a annoncé une future opération immobilière sur le site Parker. De plus, la maire de Dijon compte créer une nouvelle licence pour «lutter contre le décrochage sportif chez les adolescents». Le groupe d'Emmanuel Bichot a alerté sur de d'éventuels «effets indésirables» liés au soutien de la mutuelle régionale.
La page de l'élection municipale est tournée, l'exécutif dijonnais entre de plain-pied dans la mandature. Le lundi 21 septembre 2026, Nathalie Koenders (PS), maire de Dijon, a inscrit à l'ordre du jour des sujets techniques comme la refonte d'une taxe sur les logements vacants, la révision de la charte des ATSEM et la prochaine «licence loisirs multisports» pour les 15-20 ans.

Pourtant, certains sujets ont particulièrement été discutés par l'opposition comme la mutuelle régionale, les emprunts toxiques et le réaménagement du port du canal.

Absent, François Rebsamen (PS, FP), conseiller municipal et président de la Métropole de Dijon, a donné son pouvoir à Nathalie Koenders.

Piétonnisation de la cour d'honneur


La cour d'honneur du palais des ducs de Bourgogne est désormais interdite aux voitures. Des places PMR sont instaurées dans la cour de Flore voisine.

Quelques places de stationnement réservées aux participants à des mariages sont positionnées au pied du Grand Théâtre, rue Lamonnoye.

Des hommages à des personnalités disparues


Avant d'entamer l'examen des rapports, Nathalie Koenders rend hommage à «plusieurs figures de la vie dijonnaise et de notre territoire qui nous ont quittées cet été».

Ainsi, la maire de Dijon rappelle le parcours de Gérard Dupire, décédé le 24 juillet dernier (lire le communiqué), adjoint au maire de 2001 à 2014, et souligne sa mobilisation pour la création notamment de la Piscine olympique – équipement qui portera désormais son nom – et de l'Office municipal des sports.

Ce dernier organisme a été présidé par Michel Jahouvey, passionné d'escrime, ancien proviseur du collège Jean-Philippe Rameau, à Dijon, décédé, le 24 août dernier.

La socialiste adresse également une pensée pour Jacques Naudin, préfet honoraire, président d'Envie, qui avait «la fraternité et la justice sociale pour boussole», et Marcel Iannelli, militant syndical et politique, membre du PCF depuis 1953, élu municipal d'opposition de 1983 à 1995 et conseiller régional de Bourgogne d'opposition de 1986 à 1992.

La première édile termine par un hommage à François Patriat, sénateur de la Côte-d'Or, ancien président du conseil régional de Bourgogne – «un allié fidèle sur lequel la Ville de Dijon pouvait compter» –, décédé le 19 août dernier (lire notre article). Suite à une décision de la Métropole de Dijon, le nom de François Patriat sera donné à un arrêt de tramway desservant le campus de l'université de Bourgogne (lire notre article).

L'assemblée municipale respecte alors une minute de silence en leur mémoire alors que des membres des familles respectives de François Patriat et de Gérard Dupire sont présents parmi le public, ainsi que Frédéric Rémond, co-secrétaire départemental du Parti communiste français en Côte-d'Or.

Julien Hubert entre au conseil municipal à la suite de la démission de Michel Felkay 


La maire de Dijon procède à l'installation de Julien Hubert (PP) tandis que Michel Felkay (sans étiquette) a démissionné, le 28 août dernier, alors qu'il était délégué à la sécurité. Le commissaire général de police qui avait dirigé la police municipale de Paris est parti faire de même à Saint-Étienne.

Tout en souhaitant «la bienvenue» à Julien Hubert, Emmanuel Bichot (LR, AD), président du groupe Agir pour Dijon, droite, centre et indépendants, réagit fermement à la démission de Michel Felkay : «nous n'aurons guère eu le temps d'apprécier, à Dijon, sa conception de la sécurité».

Selon l'opposant, sa nomination à la tête de la police municipale stéphanoise a été officialisée, le 23 juillet dernier. En fonction de quoi, il s'interroge sur «la crédibilité des engagements [de Nathalie Koenders] en matière de sécurité».

«Je ne savais pas qu'il allait prendre un poste à Saint-Étienne», réagit la maire de Dijon qui contre-attaque en incitant l'opposant à «balayer devant [sa] porte», au regard des «propos insultants» tenus par une de ses colistières (lire notre article).

«Je souhaite la bienvenue à Monsieur Julien Hubert et bonne chance à Monsieur Michel Felkay qui continue d'habiter sur Dijon», ajoute-t-elle. Dans cette ambiance d'emblée tendue, Julien Hubert ne bénéficie pas des applaudissements qui accompagnent traditionnellement un nouvel entrant.

Un plan d'adaptation au changement climatique 


Le premier rapport de la session concerne l'adaptation au changement climatique avec un plan envisageant notamment la création de cinq à dix «bulles vertes» et d'un «refuge climatique» dans chaque quartier ainsi que l'engagement de 6 millions d'euros supplémentaires financer des travaux liés au «confort d'été» des écoles publiques (lire notre article).

25.000 euros pour les communes sinistrées par les feux de forêt


L'assemblée municipale vote une subvention de solidarité de 25.000 euros pour venir en aide aux communes sinistrées par les incendies de l'été et qui sera collectée par l'Association des maires de France. Par ailleurs, la Métropole de Dijon a voté une subvention similaire.

«Les forêts traversent une crise profonde alors qu'elles représentent pourtant le principal réservoir de stockage du CO2 et l'un des moyens les plus efficaces, et les moins coûteux, pour faire face au dérèglement climatique», commente Ludmila Monteiro (Modem).

La Ville de Dijon soutient la Mutuelle Région Bourgogne-Franche-Comté


En juin dernier, le conseil régional a lancé la démarche «Mutuelle Région Bourgogne-Franche-Comté» assortie d'un appel à manifestation d 'intérêt auprès des organismes mutualistes afin de «proposer des tarifs de 20 à 25 % inférieurs au marché», cela «sans questionnaire de santé» et avec «des permanences physiques itinérantes», à partir de janvier prochain.

Comme indiqué par Massar N'Diaye (PS), la Ville de Dijon s'associe à la Région, sans être partie prenante. La municipalité a prévu de prendre en charge la communication et la tenue de permanences autour de la nouvelle offre, en particulier dans les quartiers relevant de la politique de la ville. L'opérateur retenu sera présenté lors d'une session du conseil régional, en octobre prochain. 

Selon Henri-Bénigne de Vregille, «la massification attendue peut entraîner des effets indésirables»


«Le projet s'éloigne d'une mutuelle municipale», réagit tout de go Henri-Bénigne de Vregille (HOR) face à ce qui était un engagement de campagne de Nathalie Koenders. «Le portage régional fait perdre une partie de l'autonomie sur le portage de la mutuelle.»

«La massification attendue peut entraîner des effets indésirables», considère l'opposant, «les Dijonnais pourrait assumer une partie de la solidarité régionale».

L'élu de centre-droit prend exemple sur «Ma Mutuelle AURA» qui date de 2025 et pour laquelle «aucun bilan n'en été tiré».

«On est dans le comité de pilotage», répond la maire de Dijon, «on va choisir le prestataire». «Être aux côtés de la Région, ça va de fait baisser les prix.»

«N'opposez pas les dynamiques territoriales quand elles fonctionnent ensemble», ajoute le rapporteur à l'adresse de l'opposant.

Malgré les critiques, l'unanimité est obtenue pour adopter ce rapport. Il est à noter que la Métropole de Dijon ne s'est pas associée à la démarche de la Région Bourgogne-Franche-Comté, laissant ce soin aux communes.

Les souvenirs des emprunts toxiques


Alors que les tensions s'étaient dissipées, un rapport sur le remboursement par anticipation d'un emprunt toxique, présenté par François Deseille (Modem), ravive de lointains souvenirs.

En juillet dernier, «tirant parti d’une fenêtre de marché favorable», l'exécutif a décidé de désensibiliser le prêt dénommé MON275161EUR, initialement souscrit auprès de Dexia Crédit Local, en 2009 pour durer jusqu'en 2034, et repris ensuite par la Caisse française de financement local (CAFFIL). 

Jusque-là, les indemnités demandées apparaissaient «prohibitives». En 2023, la CAFFIL demandait 2,5 millions d'euros et proposait un taux de remplacement de 4,23%. En ce mois de juillet, la municipalité a versé 305.066 euros et le taux fixe du nouvel emprunt de refinancement de 9,2 millions d'euros s'établit à 2,99% sur huit ans, toujours jusqu'en 2034.

Cet emprunt MON275161EUR présentait un «niveau de risque modéré» sur l'échelle des prêts à taux structuré. Aujourd'hui, selon les services, «en prenant du recul sur le prêt structuré sur l’ensemble de sa durée (y compris le nouveau prêt 1A qui courra jusqu’en 2034), son coût global se sera avéré inférieur à celui d’un emprunt à taux fixe 1A que la Ville aurait pu souscrire, en lieu et place, à la fin des années 2000».

Comme le signale François Deseille, à l'issue de cette opération, «la dette de la Ville ne comportera plus qu'un seul prêt structuré, représentant 11,6% de l'encours, [dont] la phase structurée s'achèvera en 2029». 

«La dette dijonnaise va bien», synthétise l'adjoint aux finances, «avec 2,4 années de désendettement». «Une Ville peu endettée est libre de ses choix.»

«Chaque année, votre politique de la dette toxique nous coûte un million d'euros», analyse Emmanuel Bichot


«Depuis 2014, nous avons toujours demandé une désensibilisation massive des emprunts toxiques imprudemment souscrits par votre prédécesseur», intervient Emmanuel Bichot en mettant ses pas dans ceux d'Alain Houpert (LR), alors conseiller municipal d'opposition. «Le coût de l'opération de désensibilisation de 2016 était de l'ordre de 50 millions d'euros, la moitié pris en charge par le fonds de solidarité, la moitié par le contribuable dijonnais.»

Alertant sur «la menace d'une nouvelle crise financière», l'ancien élu du Département glisse que «le taux moyen de la dette du Département est bien plus faible que celui de la dette de Dijon». 

«Le coût d'une dette s'apprécie sur la totalité du stock», insiste l'opposant en relevant un taux moyen de la dette de la Ville de Dijon de 3,45% quand la moyenne des collectivités locales ressort à 2,34%. «Chaque année, votre politique de la dette toxique nous coûte un million d'euros.»

«On n'a pas été perdant», réagit Nathalie Koenders


«Sur le mandat précédent, comme on ne s'est pas réendetté, nous n'avons pas emprunté [alors que] les taux étaient très bas», réagit Nathalie Koenders, «quand on a emprunté, les taux étaient beaucoup plus plus haut». 

«Sur l'emprunt sur lequel on va se désensibiliser, à l'époque, lorsque nous avons emprunté, les taux était de plus de 4,6%», relève la maire de Dijon. «[Les emprunts structurés], c'est un choix que toute le monde faisait à l'époque. (…) Si on compare au taux fixe de l'époque, on n'a pas été perdant.»

Instauration d'une taxe sur la vacance des locaux d'habitation au 1er janvier 2027


Le taux de vacance, à Dijon, estimé par l’INSEE, est passé de 8 % en 2007 à 7,3 % en 2023, pour une moyenne nationale de de 7,7 % en 2025. En valeur absolue, le nombre de logements vacants a augmenté de 6.883, en 2007, à 7.483, en 2023.

Selon la collectivité, «la lutte contre la vacance des locaux d’habitation constitue une priorité pour répondre à la crise du logement». Suite à des demandes notamment de l'association d'élus France urbaine, l’État a réformé le cadre fiscal appliqué aux logements vacants via la loi de finances pour 2026.

La taxe sur les logements vacants (TLV), un impôt national, et la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV), un impôt local facultatif, sont fusionnés dans une nouvelle taxe locale unique : la taxe sur la vacance des locaux d’habitation (TVLH). Selon la collectivité, le produit annuel moyen est de 1,2 million d'euros pour la période 2018-2025.

Le taux de la nouvelle taxe municipale sera fixé d'ici le 15 avril prochain. La TVLH est due pour les logements vacants au 1er janvier de l’année d’imposition depuis au moins deux années.

Sont exclus du champ d’application de la taxe notamment les logements dont la durée d’occupation est supérieure à quatre-vingt-dix jours consécutifs au cours de la période de référence ainsi que les logements dont la vacance est indépendante de la volonté du contribuable.

Le groupe de Thierry Coudert (UDR) vote contre et celui d'Emmanuel Bichot s'abstient en attendant le taux effectif – «c'est un alourdissement de la fiscalité immobilière, très élevée à Dijon» –, la TVLH est donc instaurée.

Une association en liquidation s'est vue attribuer une subvention en 2026


Après une Nième passe d'armes autour de l'activité de la Cité internationale de la gastronomie et du vin – qui connaît une «légère baisse de la fréquentation» en 2026, selon Nathalie Koenders –, François Deseille en vient à présenter le traditionnel rapport sur les subventions aux associations.

Demandant «une plus grande transparence et d'une plus grande vigilance» à propos des aides au monde associatif, Emmanuel Bichot intervient pour signaler que, le 22 juin dernier, a été votée une subvention à Aime Raude – née durant la crise sanitaire pour mener des actions sociales –, une association «en cessation de paiement depuis le 26 janvier 2026 et en liquidation depuis le 16 mars 2026».

«On va regarder», indique la maire de Dijon. Alors que 20.000 des 25.000 euros de subventions ont effectivement été versés, la Ville de Dijon va devoir les demander au liquidateur.

Pour tenir compte des préconisations du rapport de la chambre régionales des comptes, la première édile précise que les règles d'attribution des subventions municipales pourraient être «revues».

Dans la foulée, l'opposant demande des comptes sur l'usage des subventions versées à BL Boxe développement. «On voit bien les associations que vous ciblez», réagit la socialiste.

Des travaux au port du canal à hauteur de 438.000 euros


En accord avec Voies navigables de France (VNF), la Ville de Dijon se projette dans la saison 2027 du port du canal de Bourgogne et prend la maîtrise d'ouvrage de travaux estimés à 438.000 euros (financés à 20% par la Ville de Dijon, 40% par VNF et, potentiellement, 40% par la Région Bourgogne-Franche-Comté).

Selon le rapporteur Antoine Hoareau (PS), sont prévus : la mise en place d’équipements pour l’amarrage de bateaux accueillant des activités et de bateaux de passage, l’installation d’un point de pompage des eaux grises et noires ainsi que l’installation d'équipements permettant d'accueillir les usagers du port dont un système de gestion autonome des consommations de fluides.

«Pour les riverains, la fête se prolonge un peu trop tard dans la nuit», pointe Laurence Gerbet


Au passage, Laurence Gerbet (NC) critique le réaménagement des espaces verts autour du port et déplore que des «piques-niques s'installent le soir», suivis de «barbecues, sonos, alcool et engins d'artifice». «Pour les riverains, la fête se prolonge un peu trop tard dans la nuit.»

L'opposante revendique des mesures pour assurer la «tranquillité publique» des riverains. En particulier, la centriste suggère de faire du site un parc fermé et gardienné la nuit.

Une caméra de vidéoprotection au niveau de l'obélisque


«Il est magnifique, le port du canal», réagit Antoine Hoareau, «les jeux pour enfants ont beaucoup de succès». «On voit des promeneurs, des cyclistes, des gens qui se réapproprient cet espace. (…) Un port, c'est ouvert ; un port, ça vit.»

Concernant l'animation du site, la Ville de Dijon prévoit de lancer des appels d'offre. La Péniche Cancale qui a été rachetée pour développer une activité théâtrale demanderait à revenir au port du canal.

La municipalité prévoit notamment d'accompagner un «Café-Vélo» qui s'installerait dans l'ancienne capitainerie.

Les travaux pour installer une passerelle piétonne au niveau du pont de l'avenue Jean-Jaurès enjambant le canal de Bourgogne devraient être terminés avant fin novembre avec, en particulier, une intervention, de nuit, fin octobre.

Une caméra de vidéoprotection a été installée à proximité de l'obélisque.

Vers une opération immobilière sur l'ancien site Parker inspirée par le quartier Vauban de Fribourg


En 2023, le Muséum nationale d'histoire naturelle a lancé une consultation pour déménager ses collections en dehors de Paris, la réserve souterraine du Jardin des Plantes étant saturée. 

L'ancien site de l'usine Parker, à Dijon, a d'abord été retenu mais, entre coût de l'opération et réserve des scientifiques – une pétition a réuni 5.000 signatures pour contester ce déménagement –, le projet a finalement été abandonné.

Désormais, la Ville de Dijon envisage qu'une opération immobilière soit menée sur la friche industrielle de 4 hectares, ce qui implique de réaliser préalablement une dépollution.

«Aucune étude n'a été réalisée en quatre ans sur la question de la dépollution de ce site», relève Emmanuel Bichot, «tout le monde sait qu'il est pollué». «Nous regrettons le temps qui a été perdu.»

«On a déjà beaucoup de données», répond Antoine Hoareau, «au départ, le site de Parker a été vendu à un promoteur ; ce promoteur a lancé des études sur la pollution du site». «Nous avons fait préemption quand il y a eu la DIA et nous avons acquis ce site pour que ce ne soit pas le promoteur qui l'aménage mais que ce soit la collectivité qui décide de l'avenir de ce site. Nous avons récupéré toutes les études liées à la pollution du site.»

L'adjoint au maire assure que sera développé un «écoquartier» qui pourrait s'inspirer notamment de l'emblématique quartier Vauban, à Fribourg-en-Brisgau (Allemagne), réalisé sur 42 hectares, au tournant des années 2000, et qui comprend aujourd'hui plus de 5.000 habitants. 

Le quartier Vauban est considéré comme pionner en termes de construction de bâtiments à énergie positive, de restriction de circulation des voitures et de participation citoyenne à la réhabilitation du site.

Le Jardin de l'Arquebuse se trouve «connecté au grandes infrastructures européennes de recherche sur la biodiversité»


«Préserver la biodiversité, c'est d'abord mieux la connaître», rappelle Karine Huon-Savina (GE), «à ce titre, le muséum Jardin de l'Arquebuse joue un rôle majeur ; avec près d'un million de spécimens conservés, il abrite un patrimoine scientifique exceptionnel qui constitue une véritable mémoire du vivant et permet une documentation évolutive autour de la biodiversité».

Dans ce contexte, l'établissement renouvelle son adhésion au groupement d’intérêt scientifique «Réseau national des collections naturalistes», dit Récolnat, dont la ville de Dijon est membre fondateur depuis 2020.

«Ce réseau est connecté au grandes infrastructures européennes de recherche sur la biodiversité», souligne la rapporteure alors que Récolnat s’est doté d’une nouvelle feuille de route, pour la période 2026-2030, pour «améliorer durablement l’accès, le partage et l’exploitation scientifique des données relatives au vivant».

«La baisse démographique affecte principalement les écoles maternelles», relève Franck Lehenoff


La Ville de Dijon innove en matière d'information sur les effectifs des écoles publiques en choisissant d'indiquer, établissement par établissement, le nombre moyen d'élèves par classe pour mieux souligner les effets des mesures de carte scolaire du rectorat de l'académie de Dijon.

«La baisse démographique affecte principalement les écoles maternelles», relève Franck Lehenoff (PS) qui rappelle que «les prévisions nationales sont très à la baisse jusqu'en 2028 et jusqu'en 2035 avec des baisses moins prononcées».

Depuis plusieurs années, Dijon connaît donc une baisse tendancielle du nombre d'élèves dans les écoles publiques, le privé résistant encore à cette érosion (lire notre article).

À la rentrée 2026, la collectivité – dont les données peuvent varier par rapport au rectorat, d'autant plus que les cyberattaques de l'été ont perturbé la remontée des informations auprès de l’Éducation nationale  – recense 12.018 élèves dans les écoles publiques et privées dijonnaises (-2,8% par rapport à à la rentrée 2025) dont 9.156 dans le public (-3,5%) et 2.862 dans le privé (-0,9%). 

Autre nouveauté, les services distinguent le nombre de Dijonnais inscrits dans les écoles privées de la commune – sur 2.862 élèves, 1.723 habitent Dijon – en soulignant que leur nombre est en hausse (+2,2%).

Concernant les écoles publiques spécifiquement, les mesures de carte scolaire ont conduit à «6 réelles ouvertures et 17 réelles fermetures soit un solde négatif de 11 classes».

Le nombre d'élèves par classe varie de 13,8 à l'école élémentaire Camille Flammarion à 28,5 à la maternelle Clemenceau, avec, dans le détail, un groupe d'écoles autour de 15 élèves – en raison du dédoublement des classes – et un autre groupe autour de 24 élèves par classe.

Une nouvelle charte coopérative des ATSEM 


L'adjoint au maire poursuit en saluant «le travail des ATSEM au quotidien au côté des enfants et des enseignants» car «elles sont un maillon essentiel dans l'éducation». En effet, 130 agent territorial spécialisé des écoles maternelles, employés par la municipalité, interviennent dans 152 classes.

La collectivité souligne que les ATSEM, pleinement intégrées à la communauté éducative, assistent le personnel enseignant et contribuent, sous leur responsabilité, à l’accueil et à l’hygiène des enfants, mais également aux activités d’apprentissages et à l’accompagnement des enfants à besoins éducatifs particuliers. Elles préparent et remettent en état le matériel pédagogique utilisé par les enfants. Elles assurent une continuité entre les différents temps de la journée des enfants, puisqu’elles les encadrent, avec les animateurs, pendant le temps de restauration et le temps d’activités périscolaires. Elles n’effectuent pas, à Dijon, de tâches d’entretien des locaux.

En 2006, la Ville de Dijon et les services départementaux de l’Éducation nationale ont instauré une charte déclinant leur double tutelle des ATSEM. Après une mise à jour en 2015, le document a été révisé – «avec des professionnels volontaires» –, en 2025, pour une application à la rentrée 2026.

La charte coopérative des ATSEM vise notamment à favoriser l’organisation régulière de temps de régulation et de construction de projets entre professionnels ainsi qu'à promouvoir des pratiques professionnelles partagées.

Vers une «licence loisirs multisports» pour les 15-20 ans


En lien avec les engagements de campagne de la candidate en matière de politique sportive – pour «lutter contre le décrochage sportif chez les adolescents» –, Claire Tomaselli (PS) indique que l'exécutif dijonnais envisage de créer une «licence loisirs multisports» destinée aux 15-20 ans.

Actualisé le 2 octobre 2026 :
La licence Dijon sport mix sera effectivement lancée, le 2 novembre prochain (lire le communiqué).

Selon la collectivité, ce dispositif, porté par l'Office municipal du sport, reposera sur une adhésion unique permettant d'accéder à plusieurs disciplines sportives proposées par les clubs partenaires. Plusieurs formules d'adhésion seront proposées, donnant accès à un nombre déterminé de séances réservables librement via une plateforme numérique dédiée. Les clubs participants bénéficieront d'une indemnisation des séances réalisées dans le cadre d'un cahier des charges garantissant la qualité de l'encadrement et l'adaptation des contenus aux attentes du public adolescent.

Ce projet vise à relancer la pratique sportive des adolescents, soutenir et valoriser les clubs sportifs dijonnais et encourager l'engagement citoyen des jeunes grâce à un volet spécifique permettant la valorisation de l’engagement associatif auprès des clubs sportifs partenaires. Une enveloppe spécifique de 9.700 euros est attribuée à l’Office municipal du sport pour financer les nouvelles activités destinées aux adolescents. 

De plus, des Assises du sport seront également organisées de novembre 2026 à mai 2027 afin «d’associer clubs, pratiquants et habitants aux orientations sportives du mandat».

Jean-Christophe Tardivon

Nathalie Koenders présente un plan d'adaptation au changement climatique


Le dossier de la Ville de Dijon sur le conseil municipal du 21 septembre 2026


Le rachat du grand hall de la Cité de la gastronomie pourrait coûter autour de 1,5 million d'euros à la Métropole de Dijon


VNF «investit pour l'avenir» avec la réfection de la digue du lac de Panthier


Nathalie Koenders a distribué les premiers kits de rentrée scolaire


Les travaux réalisés cet été dans les écoles publiques dijonnaises








Votre météo à Dijon
Votre météo en Bourgogne
Ailleurs
Paris : Un Japonais de 12 ans, empoche 100 000 euros en vendant sa collection de cartes Pokémon«On souhaite une transition juste» : la marque Seb poussée par des associations à éliminer les polluants éternels dans ses TefalEmmanuel Macron furieux contre France 2 pour un slogan insultant sa femmeUne influenceuse change ses euros en dollars pour ses vacances... à IbizaSUISSE : Un projet de nouveau stade extensible, de 21.000 à 33.000 places, à SionMEDIAS : Vélo Magazine sort un numéro spécial Julian AlaphilippeTout savoir sur le projet de Budget 2027Premier épisode méditerranéen de la saison : On redoute jusqu'à 350 litres d'eau par m2ARRÊTÉES À DUBAÏ : Les influenceuses Océane El Himer et Léa Mary risquent grosEUTHANASIE - Arnaud Denis, 43 ans, «Je rends les armes, c’est mon droit»Le député Philippe Brun, exclu du PS, a lancé un référé pour réintégrer son parti et participer à la primaireHaute-Vienne : Une quarantaine de cyclistes attaqués par des frelons lors d’une randonnée VTTEt les meilleures compagnies aériennes du monde sont...L'Édito du dimanche de Charles Sapin, sur France Inter, c'est fini«C’est une traîtresse de la France» : Elon Musk répond à Sandrine Rousseau, qui le qualifiait de «connard de suprémaciste»Alliance ou rupture avec Mélenchon : L’équation insoluble de la gaucheVisite du pape en France : Léon XIV attendu sur la paix, les violences sexuelles dans l’Église et la pauvreté, selon un sondageQui sont les cinq futures reines d’Europe ?Radio France en grève pendant deux jours, les salariés refusent toujours de laisser une place à Charles Sapin, un responsable de Valeurs actuelles«Des lols et des quoi» : Mylène Farmer sort un nouveau single, extrait de son futur album « Égrégore »Formule 1 : Le fils de Kimi Räikkönen intègre la filière Red Bull à 11 ans«Très honoré, très fier» : Patrick Fiori sera le parrain du Téléthon 2026 pour la 40e édition«Un chiffre jamais vu» : Plus de 60 brebis tuées dans une attaque de loups dans le VercorsLucia Sisic, Miss Autriche 2024, est décédée, à 22 ans, après avoir subi 7 opérations cardiaquesÉtats-Unis : Au moins 5 morts et plusieurs blessés après l’atterrissage raté d’un Boeing 767F cargo Amazon Prime à l’aéroport de MiamiEt la nouvelle Miss Monde 2026 est...La voiture électrique peut‑elle faire disparaître 20 milliards de recettes fiscales ?Région de Marseille : Les images impressionnantes d’un incendie qui s’est déclaré près des habitations après des « feux d’artifice sauvages »«Sauf miracle, je ne remarcherai pas» : Le témoignage bouleversant de Mimie Mathy sur sa nouvelle vie en fauteuil roulantSUISSE : Une fusillade en marge d'une rave party fait un mort et 5 blessésCalendrier scolaire 2026/2027 : Quand tomberont les vacances et les pontsLes tornades sont‑elles plus fréquentes qu’avant ? Peut‑on les prévoir ?LE CREUSOT : Elle ou il va faire le plein et gagne… 1 million d’eurosVIDEO : Une grosse tornade filmée près de CarcassonneEmploi à la RATP : Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, visé par une enquête pour détournement de fonds publicsRADIO : Découvrez la nouvelle grille de RTL et ses nouveautés...Présidentielle 2027 : Yannick Jadot annonce soutenir Raphaël Glucksmann « sans hésitation »«Oui, je suis candidat» : Raphaël Glucksmann officialise sa candidature à l’élection présidentiellePuiser l’eau potable de l’air autour de soi : les générateurs d’eau atmosphérique, une solution locale face à la crise de l’eau ?ROYAUME-UNI : Une voiture prise en chasse percute une patrouille... sept mortsLoto : Une grand-mère a joué des chiffres symboliques et remporté 15 millions d’euros qu’elle partagera avec ses petit-enfantsDes scientifiques percent le mystère de la dent des narvalsCOTE D'OR : Échappées Belles pose ses caméras en Côte-d’OrLa députée européenne Manon Aubry hospitalisée après une morsure de vipèreIRLANDE: Cinq ados tués à contresens sur l’autoroute pour des «like» ?Même la Belgique brûle : Déjà 3000 hectares en fumée...Église en feu, coulées de boue… Les images impressionnantes des orages dans le sud-ouest de la FranceÉTATS-UNIS: Une chienne retrouvée en vie après 18 jours coincée dans un puitsLe propriétaire d’une berline de luxe met en échec des voleurs au péage... en coupant le moteur à distanceLa photo souvenir de l'éclipse du 12 août 2026 en Sud BourgogneAlpes-Maritimes : Une voiture électrique prend feu, deux blessés après l’explosion de la batterieLe Maire de Saint-Gervais ferme deux refuges pour limiter les accidents mortels sur le Mont-BlancSuisse : Le glacier de Bella Tola, situé à un peu plus de 3000 mètres, a disparuEnvie de vous rafraichir ? Découvrez les Gorges de la Diosaz, dans la vallée de Chamonix en Haute-SavoieLes billets de banque en euros vont être modifiés, vous allez pouvoir voter pour leur nouveau graphismeIls gagnent 10 millions d'euros... parce qu'ils étaient arrivés en avance au restaurant !Drame de Crans-Montana : Une nouvelle vidéo montre la fameuse «boule de feu»Tour de France féminin : Demi Vollering et deux autres coureuses ont écopé d'une amende pour une «pause pipi» visible du publicUn chèque à six chiffres à une maîtresse avec l'argent de l'UEFA : Gianni Infantino rattrapé par une nouvelle affaireSoupçons d’emploi fictif à la RATP : Le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko visé par une plainteVu de Suisse : En France, le débat sur les feux vire au populismeLa mortalité infantile augmente en France, un rapport souligne «une dégradation sanitaire préoccupante»OUGANDA : David Owori, un footballeur professionnel de 27 ans, battu à mort en pleine rueQuelles sont les réserves de la Banque de France ?Pas-de-Calais : Une balle antistress explose, un enfant de 8 ans brûlé au deuxième degré«Un mégot jeté et c'est une forêt qui part en fumée» : Un député veut taxer les industriels du tabac pour qu'ils «prennent enfin leur part» dans les incendiesUn énorme éboulement a eu lieu sur le CervinDordogne : Un pigeon provoque un incendieTristement historique : Juillet 2026 est le mois le plus chaud et un des plus secs jamais enregistré en FranceQuand un voleur s'enfuit en kayak après un cambriolage, mais...Grèce : Deux hélicoptères qui intervenaient contre un incendie entrent en collision, les équipages recherchésUne actrice de «Joséphine Ange Gardien» est décédéeSUISSE : Ils volent quatre voitures de luxe et ont tous des accidents...La DJ Barbara Butch va porter plainte contre LFI pour provocation à la haine et à la violenceL'Association Nationale des Maires des Stations de Montagne lance le Bulltin vertARGENTINE : 2 hommes meurent d'un arrêt cardique, à Buenos Aires, pendant la finale de la Coupe du Monde face à l'EspagneParis : Il allume un feu afin d'«incendier le bois de Boulogne», il a été interpelléRUSSIE : Des drones ukrainiens mettent le feu à un dépôt logistique et un dépôt pétrolier près de MoscouMassif du Mont Blanc : Un chantier hors norme pour le démontage de l'ancien refuge du GoûterIncendie meurtrier de Crans Montana : Une procureure a donné sa démissionESPAGNE : Un feu de forêt fait au moins 11 morts
Creusot-infos.com
Mentions légales et RGPD