
Le candidat soutenu par Les Écologistes et les communistes souhaite notamment la «réouverture du Suzon». Ironisant sur l'«écologie des pots de fleurs» prêtée à l'exécutif sortant, Michel Haberstrau a revendiqué, ce vendredi 16 janvier, «une écologie profonde, sociale et juste».
Les colistiers de Dijon change d'ère dévoilent leurs propositions, inspirées par l'écologie politique et le municipalisme, cher aux communistes. Ce vendredi 16 janvier 2026, Michel Haberstrau (LE), tête de liste, a tenu une conférence de presse au restaurant La Fourmillière, près de la voie qui recouvre le Suzon.
La coalition qui regroupe donc Les Écologistes ainsi que le Parti communiste français, Générations et l'Après a mis en avant des mesures-phares concernant l'urbanisme et le logement, principaux griefs au regard du bilan des exécutifs municipal et métropolitain sortants, sans oublier de décliner des propositions en lien avec la transition écologique. À ce stade, le programme n'est pas budgété.
«La seule liste d'union de la gauche et des écologistes»
«Nous sommes prêts à transformer cette ville et à prendre les rênes de la mairie», déclare Michel Haberstrau, un rien bravache, après avoir partagé des «vœux les plus chaleureux pour cette année 2026».
Le candidat défend «une liste écologiste, sociale et solidaire», «la seule liste d'union de la gauche et des écologistes», animée par «une équipe solide, expérimentée et profondément motivée» composée d'«une diversité de parcours et de profils».
Michel Haberstrau revendique «une écologie profonde, sociale et juste»
«Notre priorité, c'est le quotidien, c'est le bien-être en ville des citoyens et des citoyennes, c'est l'adaptation – et encore c'est possible l'atténuation – par rapport aux risques liés au changement climatique et à la perte de biodiversité», insiste-t-il. Repoussant l'«écologie des pots de fleurs» prêtée à l'équipe sortante, Michel Haberstrau revendique «une écologie profonde, sociale et juste».
Selon le militant écologiste, les «attentes» des Dijonnais sont de «vivre au quotidien dans des logements accessibles et sains», «se déplacer sereinement, quel que soit le moyen de transport», «se protéger des effets du dérèglement climatique», de «bénéficier de lieux de nature proches de chez soi», et d'«avoir accès à la santé, à une nourriture saine, à des activités sportives, culturelles, éducatives dans chaque quartier». «En clair ; vivre bien et mieux à Dijon», synthétise-t-il.
Des critiques visant l'exécutif sortant ainsi que «la droite et l'extrême-droite»
Le candidat ne se contente pas de défendre son projet, il décoche également des flèches contre l'exécutif sortant. Il entend mettre fin à «une politique au service de l'attractivité démesurée – voire outrancière – que Mme Koenders érige visiblement encore dans cette campagne en totem», à «la surdensification anarchique de la ville, bradée, livrée à des promoteurs immobiliers peu scrupuleux». «Une orientation politique qui correspond pleinement aux alliances de sa majorité PS-Modem et défendue par son colistier François Rebsamen. Ce dernier proposait une alliance allant d'Olivier Faure à Bruno Retailleau.»
«Dijon mérite une nouvelle ambition! La majorité sortante s'est technicisée, s'est éloignée de ses engagements. Elle n'a pas su répondre aux défis sociaux, climatiques et citoyens pourtant colossaux. Trop souvent les projets de la Ville ont été pensés sans écouter celles et ceux qui y vivent au quotidien. Nous voulons rompre avec cette politique délétère pour une ville apaisée et ouvrir un nouveau chapitre profondément écologique, féministe et résolument solidaire. Dans l'esprit du Nouveau Front populaire, nous croyons à la force du collectif. C'est ensemble, avec les citoyens et les citoyennes, que nous pouvons construire une ville plus juste, plus verte et plus humaine», développe Michel Haberstrau.
Les critiques apparaissent également contre d'autres concurrents : «[les habitants] disent non aux discours ultrasécuritaires et nauséabonds de la droite et de l'extrême-droite dijonnaises qui ne cherchent qu'à diviser la société, à attiser ses peurs alors que le contexte national et international nous rappellent, plus que jamais aux valeurs du vivre-ensemble, de la joie de construire main dans la main une société apaisée et profondément humaine».
«Reprendre la main sur les promoteurs»
Concernant l'urbanisme, le logement et le cadre de vie, Manon Léger (LE), numéro deux de la liste, revendique de «reprendre la main sur le privé et les promoteurs» pour «redonner aux habitantes et aux habitants la possibilité de décider comment organiser la ville».
Pour la colistière, cela passerait par «l'encadrement des loyers», le fait «réguler les locations de courte durée de type Air Bnb», «un grand plan de rénovation du parc privé de logement» financé par «des exonérations de taxe foncière pour les propriétaires qui se lancent dans des travaux ambitieux avec une majorité de matériaux biosourcés».
«On arrêtera totalement les constructions sur la phase II de l'écoquartier [Jardin des] Maraîchers», promet Manon Léger qui souhaite également «remettre en cause» le permis de construire déposé pour réaliser un immeuble sur l'actuel terrain vague surplombant l'Ouche au niveau de la Cité de la gastronomie.
Atteindre 25% de logements sociaux «sans construire démesurément»
La militante écologiste souhaite «augmenter le parc de logements sociaux» pour atteindre un taux 25% – contre environ 20% aujourd'hui –, cela «sans forcément construire démesurément (…) mais plutôt en allant chercher des logements vacants inoccupés et en transformant la destination d'un certain nombre de logements».
Interrogée sur la faisabilité de cette mesure, la colistière est restée relativement floue sur les modalités de mise en œuvre, mentionnant les possibilités de logement intergénérationnel et le «droit de préemption» concernant le secteur tertiaire.
«Réouverture du Suzon»
Parmi les projets pour «revégétaliser et remettre de la fraîcheur et de l'eau dans la ville», Manon Léger reprend les propositions défendues par Stéphanie Modde en 2020 de «réouverture du Suzon» et d'«aménagements de promenades végétalisés sur les bord de l'Ouche».
Prenant sa source à Panges, à l'ouest de la métropole, le Suzon arrive à Dijon le long de la route d'Ahuy. Le cours d'eau est découvert jusqu'au niveau de l'intersection avec le boulevard des Allobroges.
Depuis 1964, le Suzon est couvert par la voirie de la rue du Général-Fauconnet. Il ressort 4 km plus loin, place Roger-Salengro, pour se diriger vers l'Ouche, à Longvic.
«L'eau, c'est le rafraîchissement mais aussi la biodiversité», argumente Michel Haberstrau avant d'évoquer une démarche en plusieurs temps. «La première phase, ce sera d'étudier la partie Général-Fauconnet ce qui permettra de faire du lien avec l'amont. On va travailler avec les différents acteurs de l'eau, de la rivière, de la région.»
«Il faut réfléchir maintenant comment on va vivre la ville avec 3-4-5°C de plus», insiste Stéphanie Modde (LE), «c'est maintenant que ça s'anticipe». «Il faut mettre les investissements nécessaires ; tant pis, on ne fera pas autre chose. Il en va de la possibilité de vivre de façon correcte dans notre ville en 2050.»
En revanche, à ce stade, les colistiers ne font pas de proposition pour l'entretien du lac Kir.
Un plan de «plantation massive d'arbres»
La liste Dijon change d'ère propose «un grand plan Dijon grandeur nature» consistant en «une désimperméablisation» et «une plantation massive d'arbres, de micro-forêts et de jardins vivriers en ville».
Le plan serait accompagné d'une révision du PLUi-HD – le plan local d'urbanisme que la plupart des candidats proposent effectivement de réviser, maire sortante incluse – pour «empêcher la coupe des arbres et passer au zéro artificialisation brute [des sols]».
Interrogés sur l'avenir potentiel de la place de la Libération, les colistiers ne formulent pas de projet concret. «Les habitants ont très peur de se casser la figure quand c'est gelé et ont très chaud l'été», se contente de constater Michel Haberstrau. «Très clairement, ça manque de végétalisation. (…) Il y a tellement de moyens de mettre du vert sur la place de la Libération que je ne doute pas que les spécialistes trouveront des solutions intéressantes pour rafraîchir. (…) À 45°C, la place de la Libération n'est plus fréquentable.»
«Multiplier par trois» le rythme de rénovation des écoles
Manon Léger propose «un plan ambitieux Rénov'école» destiné, lui aussi, à désimperméabiliser et végétaliser les écoles publiques, ainsi que «des projets de sécurisation des abords des écoles» et «de places piétonnisées» pour que «tous les enfants puissent se réapproprier la ville».
Depuis 2021, la Ville de Dijon développe le plan Ambition éducative 2030 assorti de 75 millions d'euros pour rénover 76 écoles d'ici 2031.
Interrogé sur son propre plan, Michel Haberstrau assure être en mesure de «multiplier par trois le rythme de rénovation des écoles» sans pour autant fermer d'établissement scolaire durant les travaux.
«Un processus de reprise en gestion municipale et métropolitaine»
En matière de services publics, la liste Dijon change d'ère propose notamment d'instaurer une «sécurité sociale de l'alimentation», de «renforcer l'aide financière aux associations locales», de «renforcer la présence des aides maternelles» dans les écoles maternelles pour atteindre «un ou une ATSEM par classe», «la gratuité des premiers mètres cubes d'eau» et de «rendre les transports en commun gratuits pour les moins de 26 ans, les personnes en situation de handicap ainsi que les bénéficiaires des minimas sociaux».
Selon Arnaud Guvenatam (LA) et Andrée Dejeu (LA), ce dernier point pourrait intervenir dans le cadre d'«un processus de reprise en gestion municipale et métropolitaine» des opérateurs de l'eau, de la collecte et des traitements des déchets, des transports et de la petite enfance.
En 2020, Arnaud Guvenatam était candidat, soutenu alors par La France insoumise. Le militant anticapitaliste avait déjà porté de tels enjeux lors de cette campagne.
«Requestionner le tracé» du projet de ligne T3
Promouvant le principe d'une «ville inclusive», Bruno Léon (GS) et Marie Chaufour (GS) proposent de «déployer un réseau continu, sécurisé et confortable pour la marche et le vélo, à l'échelle de la ville mais aussi de la métropole, afin de partager les espaces et favoriser la circulation des usagers».
Les colistiers entendent «requestionner le tracé» du projet de troisième ligne de tramway, «implanter des équipements de santé dans les quartiers et expérimenter un tiers-lieu de santé»
Développer «la médiation» en matière de sécurité
Refusant toute «démagogie sécuritaire», les militants écosocialistes entendent rester strictement sur la compétence de tranquillité publique pour mettre l'accent sur «la prévention» avec «un dispositif de médiation» associant «éducateurs spécialisés et médiateurs professionnels», en lien avec la police municipale pour «rétablir durablement le lien social».
«On n'est pas là pour se substituer aux missions régaliennes de l’État», souligne Bruno Léon tandis que Stéphanie Modde déplore les «désengagements» du conseil départemental de la Côte-d'Or en matière de prévention spécialisée et de l’État concernant «la police de proximité».
L'élue écologiste revendique donc «des maisons de quartier de grande qualité avec des moyens humains dédiés» pour «ne pas laisser des zone de non-droit s'installer».
«Soutenir le commerce et l'artisanat»
Les colistiers affichent «une volonté de soutenir le commerce et l'artisanat dans le centre-ville et dans les quartiers», cela «en créant des dispositifs de contrôle sur les baux commerciaux, le plafonnement des loyers commerciaux et essayer de favoriser la diversification des commerces».
«On voudrait éviter que, demain, la rue de la Liberté ne soit que barbiers et autres dispositifs de restauration rapide. (…) On a des possibilités pour intervenir avec le droit de préemption commerciale (…), des systèmes incitatifs et la capacité dans le cadre du PLU de désigner des zones sur lesquelles on peut restreindre certains types d'installation de commerces», développent-ils.
«Un processus d'assemblée citoyenne trimestrielle, véritablement codécisionnaire»
«Il est nécessaire de relancer un véritable processus de démocratie locale», déclare avec gravité Louis Buffet (PCF) au sujet de la participation citoyenne. «Notre proposition est de mettre en œuvre un processus d'assemblée citoyenne trimestrielle, véritablement codécisionnaire sur les grands projets de la ville».
Prônant «un virage radical», le militant communiste entend «rompre avec les réunions dites de quartier, organisées pour valoriser les projets directement issus des cabinets ou des cercles du pouvoir local».
«Nous allons conditionner les aides municipales aux entreprises à des engagements clairs et durables : créer des emplois, respecter des critères sociaux et environnementaux et rester implantées sur le territoire», ajoute-t-il.
Le colistier qui défend le municipalisme propose plutôt d'«organiser une convention citoyenne intitulée Dijon cap 2050» en vue de «décider des grandes orientations de la ville en matière de transition écologique et sociale».
L'enjeu de «l'animation» autour du recours aux outils citoyens numériques
Interrogé sur le recours potentiel à des outils citoyens numériques, le militant communiste approuve sans enthousiasme – «on veut intégrer le plus grand nombre» – tandis que Manon Léger complète en renvoyant à la méthode d'accompagnement des usagers.
«Sur la troisième ligne du tram, on a vu une belle consultation en ligne où on pouvait soumettre des documents mais il n'y avait pas de vraie animation proposée autour pour permettre aux citoyens et aux citoyennes de construire leurs contributions», exemplifie-t-elle, «résultat : les groupes qui ont soumis des contributions sont des associations déjà représentées».
Pour sa part, Bruno Léon émet un «point de vigilance» concernant les habitants en situation d'illectronisme ou d'illettrisme.
Andrée Dejeu en profite pour partager une autre vigilance : «ne pas faire arrogance» en référence notamment aux réunions de présentation des orientations budgétaires où les échanges de l'exécutif municipal avec le public ont parfois tourné court ou lors de débats citoyens sur l'avenir de la ZAD des Lentillères.
«On est à un niveau d'arrogance qui se développe dans les réunions de quartier depuis des années où on arrive à couper le micro, à arrêter la réunion (…) et sortir d'une salle», déplore la militante écosocialiste.
Tensions avec La France insoumise
Michel Haberstrau se revendique du Nouveau Front populaire, l'accord électoral conclut lors des législatives anticipées de 2024, alors que La France insoumise ne soutient pas la coalition et constitue une liste autonome, Dijon populaire.
«La France insoumise, c'est La France insoumise ; nous, nous sommes une liste d'union», cingle le militant écologiste. «Nos propositions, ce n'est pas Paris qui nous a envoyé un courrier et on a mis Dijon dessus. (…) LFI a une stratégie de partir seule dans les grandes villes, c'est la stratégie adoptée sur Dijon. (…) Nous sommes unionistes et avons réussi à rejoindre quatre partis avec des histoires différentes.»
Ancienne militante Insoumise, Andrée Dejeu conteste les propos de la tête de liste de Dijon populaire tenus lors de la présentation de sa candidature (
lire notre article) : «j'ai accueilli Dominique Guidoni-Stoltz dans le groupe d'action local Dijon-nord, pour la première fois, en janvier 2022». «On a fait ensemble la campagne. On m'a proposé d'être candidate à la législative 2022, j'ai décliné.»
«On sera en tête des listes de gauche» : Michel Haberstrau s'affiche confiant pour le premier tour. En fonction de quoi, il n'exclut pas une fusion de listes en vue du second tour : «on appellera les autres à nous rejoindre».
Un meeting avec Alexis Corbière, le 26 février
Si Michel Haberstrau assure avoir «59 noms» pour constituer ainsi une liste complète, il reste «ouvert» à l'arrivée de nouvelles personnalités.
Les opérations de tractage ont débuté mais pas encore le porte-à-porte.
Le 5 février, une réunion ouverte aux citoyens permettra de présenter la liste et les propositions. Le 26 février, se tiendra un meeting où est annoncé Alexis Corbière (LA), un des fondateurs de L'Après. Le 10 mars, est calée la réunion d'avant-premier tour.
Jean-Christophe Tardivon
Présentation des premières mesures clés
(communiqué)
Garantir l’accès aux services et aux besoins essentiels
1. Instaurer la gratuité des premiers mètres cubes d’eau, pour faire de l’accès à l’eau un droit fondamental effectif.
2. Rendre les transports en commun gratuits pour les moins de 26 ans, les personnes en situation de handicap, les bénéficiaires des minima sociaux.
3. Lancer la Sécurité sociale de l’alimentation à Dijon pour faciliter l’accès de toutes et tous à une alimentation locale et bonne pour la santé.
4. Porter à 10 % la part du budget municipal consacrée aux associations culturelles, sportives, sociales et solidaires, piliers du lien social et de l’émancipation.
5. Engager un processus de reprise en gestion municipale et métropolitaine des services publics essentiels aujourd’hui confiés au privé (eau, déchets, transports, petite enfance…), dont la gouvernance sera coordonnée entre syndicats, collectifs d’usagers et collectivités.
6. Renforcer le nombre d’atsem dans les écoles maternelles pour tendre vers une atsem par classe.
Urbanisme et Logement
7. Encadrement des loyers : sollicitation de la préfecture pour le classement de Dijon en zone tendue et application de l’encadrement dans les 6 premiers mois aprés son obtention; régulation des locations de courte durée (type Airbnb) via un régime déclaratif et une limitation stricte.
8. Agir pour l’accès de toutes et tous à un logement digne, en augmentant le parc locatif par la limitation des usages spéculatifs et temporaires, et en portant la part de logements sociaux à 25 %.
9. Rénovation massive du parc public et privé en priorité sur les passoires thermiques, avec exonération de taxe foncière pour les propriétaires engagés dans des travaux performants (matériaux biosourcés privilégiés).
10. Dijon, Grandeur Nature” : désimperméabilisation, plantations massives (arbres, haies, micro‑forêts, forêts comestibles, jardins partagés), révision du PLUi‑HD (protection des arbres, zéro artificialisation brute), pour que chacun soit à moins de 5 minutes d’un espace de nature.
11. Accélérer la végétalisation et la rénovation des écoles par un plan ambitieux “Renov Ecole”.
12. Ville à hauteur d’enfants : sécurisation des abords d’écoles, places piétonnisées, ombrage, aménagements favorisant l’autonomie des plus jeunes.
13. Arrêt des constructions de la phase deux de l’éco-quartier des Maraîchers
14. Rouvrir le Suzon et aménager des promenades végétalisées et continues le long de l’Ouche, pour remettre l’eau, la fraîcheur et le vivant au cœur de Dijon.
Retisser la ville, désenclaver et revitaliser certains quartiers
15. Déployer un réseau continu, sécurisé et confortable, pour la marche et le vélo, à l’échelle de la ville et de la métropole.
16. Questionner le tracé de la troisième ligne de tramway, afin de redonner la parole aux citoyens et de prioriser le désenclavement des quartiers (Fontaine-d’Ouche...).
17. Garantir l’égalité d’accès aux services de proximité essentiels dans tous les quartiers, tels que les crèches et les services à la population.
18. Soutenir l’implantation d’équipements de santé dans les quartiers les plus déficitaires, en lien avec les professionnels de santé et les habitants, et expérimenter la création d’un tiers-lieu en santé.
19. Mettre en place un dispositif municipal permanent de prévention et de médiation dans l’espace public, structuré autour d’un service de prévention associant éducateurs spécialisés diplômés et médiateurs professionnels, agissant en complémentarité avec une police municipale de proximité, afin de prévenir les incivilités, renforcer la tranquillité publique et rétablir durablement le lien social.
20. Soutenir les activités d’artisanat et de commerce, dans le centre-ville et les quartiers.
21. Créer un dispositif de contrôle des baux commerciaux pour plafonner les loyers, favoriser la diversification des commerces et réguler l'implantation de certains d'entre eux.
Penser l’avenir ensemble, réparer, rafraîchir
22. Lancer un processus d’assemblées citoyennes régulières véritablement décisionnaires sur les grands projets de la ville, comme la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin, le réseau de transports et les projets d’urbanisme.
23. Lancer un plan pluriannuel de rénovation des infrastructures sportives, culturelles et d’accueil.
24. Atteindre l’objectif de zéro rue non accessible aux personnes à mobilité réduite d’ici la fin du mandat.
25. S'engager à soutenir les projets de relance de l'activité industrielle par les salariés dans le cadre des SCOP et des SCIC.
26. Conditionner les aides municipales aux entreprises à des engagements clairs et durables : créer des emplois, respecter des critères sociaux et environnementaux, et rester implantées sur le territoire.
27. Développer des coopérations territoriales au sens large (entreprise, artisanat, services publics, enseignement...).
28. Organiser une convention citoyenne “Dijon cap 2050”, chargée de décider des grandes orientations de la ville en matière de transitions écologique et sociale, d’autonomie alimentaire et d’adaptation de la ville aux conditions de vie en 2050.


















