
Le ralliement du président de l'association Fidélité au général de Gaulle à la liste soutenue par le Rassemblement national a provoqué bien des incompréhensions.
Actualisé avec un droit de réponse de Thierry Coudert.
Le Rassemblement dijonnais a créé la surprise en annonçant, le 6 février dernier, le ralliement de Claude Brochot, figure locale du gaullisme (
lire le communiqué). La liste conduite par Thierry Coudert (UDR) est soutenue par Éric Ciotti et le Rassemblement national.
Adhérent des Républicains, Claude Brochot est président de l'association Fidélité au général de Gaulle. À ce titre, il participe chaque année à la cérémonie organisée, à Dijon, par le préfet de la Côte-d'Or, pour commémorer l'appel du 18-Juin.
Avec cet historique, voir un membre du parti héritier du gaullisme rejoindre, en 15ème position (
lire le communiqué), une liste soutenue par le parti héritier du pétainisme a provoqué bien des incompréhensions.
Claude Brochot a été suspendu des Républicains
Interrogé par
Infos Dijon, le 19 février dernier, Axel Sibert (LR), colistier d'Agir pour Dijon, liste menée par Emmanuel Bichot (LR, AD), a réagi à ce ralliement.
«Notre règlement est très clair : si une personne adhérente au parti Les Républicains se présente contre – donc sur une autre liste – une liste investie par la Commission nationale d'investiture des Républicains, elle est automatique suspendue et une procédure d'exclusion est menée», a expliqué le secrétaire départemental adjoint de la fédération des Républicains de la Côte-d'Or, «c'est le cas de Claude Brochot».
Des démissions au sein de l'association Fidélité au général de Gaulle
Fondée par d'anciens résistants à l'échelle de la Côte-d'Or, l'association Fidélité au général de Gaulle entretient la mémoire de l'ancien chef de la France libre et ancien président de la République.
Trésorier de l'association, Michel Garreau (LR) – par ailleurs colistier de Fabian Ruinet (LR), à Talant – a également réagi, ce dimanche 22 février 2026.
«Claude Brochot n'a ni consulté, ni informé le bureau de l'association avant rejoindre la liste de Monsieur Coudert», a protesté Michel Garreau. «Il a compromis notre association avec une formation politique reprouvée par de nombreux gaullistes», a-t-il ajouté en faisant référence au Rassemblement national.
Suite à ce ralliement, le vice-président et le trésorier ont écrit à Claude Brochot pour lui annoncer qu'ils démissionnaient de l'association.
Le président se retrouve dans l'obligation de convoquer une assemblée générale devant statuer sur son maintien parmi la gouvernance. Néanmoins, les statuts ne prévoient pas de date limite pour ce faire. Les assemblées générales ordinaires de Fidélité au général de Gaulle ont traditionnellement lieu chaque 18 juin.
Jean-Christophe Tardivon
Droit de réponse du Rassemblement dijonnais du 22 février 2026 :J’ai pris connaissance de l’article d’Infos Dijon évoquant le ralliement de Claude Brochot au Rassemblement Dijonnais avec consternation.
Celui-ci parle d’un parti issu du pétainisme. Cette affirmation est diffamatoire.
Je suis, pour ma part, membre de l’UDR, parti d’Éric Ciotti, précédemment président de LR. Quant au Rassemblement national, je ne vois guère le lien avec le pétainisme, ni en ce qui concerne son histoire ni en ce qui concerne ses dirigeants, qui n’ont évidemment pas connu cette période sombre de l’histoire de France.
Pour ma part, cette affirmation est d’autant plus blessante que mon grand-père paternel a été révoqué de la fonction publique par le gouvernement de l’ex-maréchal Pétain en 1940, et que mon père était membre du Corps expéditionnaire français pendant la campagne d’Italie et fut décoré de la Croix de guerre 39-45.
Que les autres têtes de liste en disent autant !
Thierry Coudert
tête de liste Le Rassemblement Dijonnais

Claude Brochot lors de la commémoration de l'appel du 18-Juin, le 18 juin 2023, à Dijon (image d'archives JC Tardivon)