Les milices du Kurdistan syrien et le gouvernement d'Ahmed al-Charaa ont trouvé un accord, le 30 janvier dernier, induisant un cessez-le-feu. Ce samedi 7 février, Solidaires 21 appelle à soutenir l'autonomie du Rojava.
Communiqué de l'union syndicale Solidaires 21 du 6 février 2026 :Solidaires 21 soutient la manifestation en soutien au Rojava ce samedi à Dijon. L’existence même du Rojava, l’administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie est menacé.
Soutenons la révolution du Rojava et les droits des peuples kurdes ! A Dijon, rendez-vous place de la Libération à 13h30 ce samedi 7 février.
Le texte d'appel :
"Une offensive sans précédent des forces gouvernementales syriennes, dirigées par Ahmed Al Shara, ancien cadre d’Al-Qaïda, et des milices jihadistes venues de toute la Syrie et soutenues par la Turquie a été lancé mi-Janvier contre le Rojava. Une série de violences et d’exclusion visant successivement les populations alaouites, druzes puis kurdes avaient déjà eu lieu depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau dirigeant. Les combattant.e.s, les peuples kurdes et du Rojava se sont défendus et ont appelé à une mobilisation internationale.
Les pays occidentaux, se rangeant hier de leur côté dans la lutte contre Daesh, les ont lâché et n’ont pas soutenu l’automomie du Rojava, préférant s’allier au gouvernement autoritaire et islamiste d’Al Shara et ménager la Turquie. Un nouvel accord, entre les forces du Rojava (FDS) et les forces gouvernementales, a été obtenu sous pression et vise à intégrer les institutions du Rojava et les forces kurdes au sein de l’Etat syrien, accompagné de promesses, sans garanties, de droits pour le peuple kurde.
Le Rojava a bâti depuis 2011 un système démocratique, pluraliste et ancré dans les réalités locales dans une région dominée par la guerre, le chaos et l’autoritarisme, fondé sur le droit des peuples à l’autodétermination. L’égalité de représentation des femmes, la volonté de coexister des différentes identités ethniques et religieuses, la conscience écologique et la démocratie participative ont fait du Rojava une expérience non seulement régionale, mais aussi universelle.
Le nouvel accord a mis fin à l’offensive mais menace l’autonomie de la zone autonome, les acquis de la révolution et laisse toujours à craindre une répression antikurde. De plus, malgré ce dernier accord, les violences continuent, les déplacés ne peuvent pas revenir, la situation continue d’être critique pour les populations sans eau et électricité à Kobané.
Soutenons le Rojava et le peuple kurde ! Solidarité internationale ! Reconnaissance politique et juridique du Rojava par la communauté internationale !"