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11/07/2022 19:04

DIJON MÉTROPOLE : François Rebsamen appelle à «relever les défis environnementaux, sociaux et économiques de l’alimentation de demain»

La stratégie de transition alimentaire de Dijon Métropole a été lancée à la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin ce lundi 11 juillet. Le président François Rebsamen a évoqué «une stratégie ambitieuse» à mener avec tous les acteurs du territoire.
Mieux manger, mieux produire, tel est le leitmotiv de Dijon Métropole pour développer sa stratégie de transition alimentaire. Dans cette logique-là, on peut aussi parler implicitement du «bien manger».

La collectivité territoriale a ainsi fait de le choix de lancer cette stratégie, baptisée «Alimentation durable 2030», à la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin ce lundi 11 juillet 2022. En commençant à la Cuisine expérientielle, par une démonstration du chef étoilé du restaurant Cibo, Angelo Ferrigno, qui a préparé des lentilles béluga accompagnées d’un oeuf poché, le tout recouvert d’une crème infusée au lard, afin de démontrer le potentiel culinaire des légumineuses.


«L’échelle territoriale permet de réaliser de vrais changements»


La stratégie de la transition alimentaire a ensuite été affichée en grand au cinéma Pathé Dijon, en présence de plusieurs maires et élus, dont le député Didier Martin, et de représentants d'institutions et de professions.
Selon François Rebsamen, il est temps de répondre à la question de la transition alimentaire, «car elle doit permettre au territoire de relever les défis environnementaux, sociaux et économiques de l’alimentation de demain. C’est aussi une question de santé publique».

Le président de Dijon Métropole a alors mis l’accent sur «une stratégie de territoire impliquant de nombreux acteurs privés et publiques». Le territoire métropolitain englobe 23 communes qui représentent près de 252.000 habitants. Le périmètre de l’aire urbaine délimité est de 214 communes et près de 385.000 habitants. Celui-ci est identifié par les services métropolitains comme le territoire de consommation.

«L’échelle territoriale permet de réaliser de vrais changements, favoriser les circuits courts, créer des lieux, permettre l’installation d’agriculteurs, de viticulteurs comme nous l’avons fait pour le Potager des Ducs et la Ferme de la Motte Giron, imaginer d’autres modes de production», a souligné François Rebsamen, en affirmant que cette stratégie fait le parallèle avec la transition écologique et «entre en cohérence avec ce que nous voulons faire de notre métropole, un territoire attractif, innovant, social, une métropole où il fait bon vivre».

«Transformer les modes de consommation est l’affaire de tous»


La métropole dijonnaise est qualifiée de «terreau fertile» pour la stratégie alimentaire présentée, à développer «avec les agriculteurs, les acteurs économiques et les citoyens» a lancé le président de la collectivité territoriale, à l’adresse d’«acteurs indispensables dans la transformation de notre société».

Il a ainsi déclaré : «Nous avons un gros travail à mener. La question de l’alimentation ne tourne pas seulement autour du manger pour manger, mais autour du plaisir de manger et de l’éducation au goût. Les enfants sont les acteurs de demain, avec aussi l’importance de la question de l’accès à une alimentation saine à des prix accessibles (…) Et tout cela ne peut se faire sans la science, c’est ce qui va nous permettre de maîtriser les grandes difficultés auxquelles la planète est confrontée. Enfin, transformer les modes de consommation est l’affaire de tous».

Les grands axes de la stratégie de transition alimentaire ont été donnés. Quant aux dispositifs et outils s’inscrivant dans celle-ci, ils sont nombreux et visent à toucher une diversité d’acteurs et de publics, aussi bien dans la restauration collective qu’au travers d’approches plus individualisées et interactives.

En direction du jeune public et des scolaires plus particulièrement, «Chouette cantine» leur permet via une borne numérique de satisfaction d’évaluer les repas servis, notamment le degré d’acceptation des menus végétariens, afin que les acteurs de la filière puissent mieux identifier les besoins et autres évolutions possibles.

Plus largement, les citoyens sont ciblés pour devenir des «consomm’acteurs» et un living lab leur sera ouvert à la Cité de la Gastronomie pour mieux mesurer leurs attentes dans la démarche évoquée. Le concept de living lab est prévu pour être décliné dans les quartiers et l’est déjà à la Fontaine d’Ouche.

Recherche et créativité sont soutenues autour des légumineuses, ayant fait l’objet de bien des échanges ce lundi, telle une manière de consommer plus saine et plus raisonnée dans la transition alimentaire. L’INRAE, de l’UMR Agroécologie de l’université de Bourgogne, porte le premier laboratoire de légumineuses à graines en France. Un travail sur de nouvelles variétés adaptées au changement climatique est sur la table.

La marque ProDij. pour fédérer


Le changement des comportements alimentaires est en revanche recherché, via l’approvisionnement de la cuisine centrale mais aussi la promotion et le soutien aux circuits courts, comme le prévoit la légumerie devant être livrée au printemps 2023 dans la zone industrielle Beauregard à Longvic.

La transition alimentaire à l’échelle de la métropole dijonnaise regroupe tout un ensemble d’innovations et de solutions visant à adapter la consommation aux besoins et en même temps aux limites environnementales à respecter davantage. Une démarche autour de laquelle la collectivité territoriale veut fédérer les énergies.

La marque territoriale «ProDij.» a dans le même temps été dévoilée. Une marque comme un engagement vers un système alimentaire durable.

«La question de la souveraineté alimentaire est un enjeu majeur des prochaines années. Les projets expérimentaux seront aussi des modèles d’inspiration pour d’autres territoires», s’est exprimé Mathieu Aufauvre, directeur régional de la Banque des Territoires pour la Bourgogne-Franche-Comté, soutenant la métropole dijonnaise à hauteur de trois millions d’euros.

«Mieux préparer son avenir»


Labellisée Territoire d’innovation pour son ambition d’aller vers une alimentation durable en 2030, Dijon Métropole bénéficie d’un financement de l’État de 6,8 millions d’euros dans le cadre du troisième volet du programme d’investissement d’avenir. La Région Bourgogne-Franche-Comté apporte une aide d’1,7 million d’euros et Dijon Métropole investit à hauteur de 2,7 millions d’euros.

«La transition alimentaire fait partie de celles qu’un pays comme le nôtre doit aborder, assumer, pour mieux préparer son avenir. Et l’échelle locale est le bon niveau pour préparer cette transition. La métropole de Dijon s’engage dans cette ambition avec sa restauration collective, à travers un réseau d’entreprises (…) Il y a là tous les ingrédients pour réussir», a déclaré Fabien Sudry, préfet de la Côte-d’Or et de la Bourgogne-Franche-Comté.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

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