
Ce jeudi 4 juin, le président de la Métropole de Dijon a tiré le bilan touristique de l'année 2025 et exposé les grandes lignes de la saison en cours. L'office de tourisme compte «installer Dijon comme le réflexe city break idéal pour une escapade hédoniste, cultivée et ressourçante».
Le regard embrassant la vue sur les toits du centre-ville, portant jusqu'au palais des ducs de Bourgogne, François Rebsamen (FP), président de la Métropole de Dijon et tout nouveau président de l'office de tourisme métropolitain, a présenté, ce jeudi 4 juin 2026, les grandes lignes de la saison touristique qui débute.
La conférence de presse s'est déroulée en présence de Vincent Delaitre, nouveau directeur de Dijon Bourgogne tourisme et congrès (DBTC), depuis le
rooftop du restaurant Pica-Pica, qui a ouvert récemment, au quatrième étage de Dauphine Dijon (
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«Un pilier du développement économique de notre métropole»
En tant que président de DBTC, François Rebsamen succède à Sladana Zivkovic (PP). «Le tourisme à Dijon et dans la métropole est une activité particulièrement importante», souligne le nouveau président pour sa première prise de parole officielle en tant que tel. «C'est un pilier de l'attractivité et du développement économique de notre métropole.»
«Dijon Métropole est une destination touristique reconnue en France qui attire non seulement les visiteurs mais aussi des étudiants, des talents, des entreprises et des investisseurs», poursuit l'élu progressiste. «C'est devenu un moteur économique qui soutient l'activité hôtelière, des restaurant, des commerces, des sites culturels et des prestataires touristiques. Il contribue à l'image et à la notoriété d'un territoire. (…) Ce n'est une activité périphérique, c'est un levier essentiel.»
«[En 2025], les résultats qui ont été enregistrés témoignent de la qualité de cette dynamique», revendique François Rebsamen qui analyse que «la légère augmentation de la durée de visite des visiteurs est due à la qualité de l'accueil, à la qualité de l'offre culturelle, à la qualité patrimoniale gastronomique et oenotouristique».
+5 % de nuitées hôtelières en 2025
Ainsi, François Rebsamen se félicite d'une «bonne année 2025» malgré «le contexte économique et politique mondial». Du côté de l'équipe de DBTC, 2025 est vue comme «une année de consolidation».
7,2 millions de nuitées marchandes et non-marchandes ont été recensées à l'échelle métropolitaine, dont 1,44 millions de nuitées hôtelières (+5 % par apport à 2024). Le secteur hôtelier dépasse ainsi la fréquentation d'avant-crise sanitaire. Le taux d'occupation des hôtels ressort à 63,2 % quand la moyenne nationale est de 61,9 %.
La clientèle provient à 61 % de France (principalement, par ordre décroissant, de Bourgogne-Franche-Comté, d'Île-de-France, d'Auvergne-Rhône-Alpes, de Grand-Est et de Provence-Alpes-Côte-d'Azur) et à 39 % de l'étranger (principalement d'Allemagne, Suisse, Pays-Bas, Belgique et Royaume-Uni).
«De la qualité plutôt que de la quantité»
«Notre objectif n'est pas d'accueillir toujours plus de touristes mais de mieux accueillir les touristes, de les accueillir sûrement un peu plus longtemps mais de leur donner surtout de la qualité plutôt que de la quantité», indique François Rebsamen à propos de la saison à venir.
«Nous revendiquons un tourisme à taille humaine», insiste l'élu progressiste qui compte sur «la mise en valeur d'un patrimoine remarquable» – s'appuyant notamment sur l'Hôtel-Dieu de Beaune ainsi que le musée des Beaux-Arts et la Cité de la gastronomie de Dijon – et de «la gastronomie», sans oublier «un vignoble d'exception» et «une offre culturelle exceptionnelle».
«Les gens qui viennent à Dijon, ils ne viennent pas faire du tourisme de masse», constate François Rebsamen, «on veut continuer à développer en allongeant le séjour de nos visiteurs par la qualité, la beauté, la gastronomie et l’œnologie».
«La recherche de qualité de vie est un élément de choix absolument indispensable pour avoir un tourisme durable, accessible et respectueux des habitants», complète l'orateur, «on ne va pas chercher le tourisme de masse». «Si nous avons à gagner des visiteurs de qualité, c'est surtout [venant de] la partie ouest [de la France] (…) et du nord de l'Europe.»
Des indicateurs hôteliers en hausse au T1 2026
«La saison 2026 s'annonce sous les meilleures hospices» car «on reste sur une dynamique très importante, presque exceptionnelle», se félicite François Rebsamen au regard des indicateurs du premier trimestre.
Sur cette période, on note 1,9 millions de nuitées marchandes et non-marchandes (-2,5 % par rapport au T1 2025). La durée de séjour est stable avec de 2,12 jours au T1 2025 et 2,14 jours au T1 2026.
Les hôteliers évoquent des indicateurs favorables avec des augmentations du taux d'occupation, du prix moyen de la chambre – qui s'établit à 84,90 euros – et du revenu par chambre, toujours par rapport au T1 2025.
L'office de tourisme métropolitain recense 61.566 visiteurs accueillis dans ses antennes. Les visites de groupes augmentent de 15 % et les ventes à la boutique de 10 % pour un panier moyen de 9,09 euros.
La campagne «Dijon, le beau, le bon. Le reste peut attendre...»
«Le tourisme est un secteur hyperconcurrentiel», souligne Vincent Delaitre, «on se doit d'être présent pour valoriser l'image et inciter les visiteurs à venir en séjour sur Dijon».
Alors que les sondages indiquent que «les destinations de courts séjours vont être plébiscitées» cet été, l'office de tourisme métropolitain lance la campagne de communication – conçue par l'agence temps réel – centrée sur le message : «Dijon, le beau, le bon. Le reste peut attendre...»
«L'idée est de s'appuyer sur deux piliers majeurs, identitaires, reconnus par tout visiteurs qui découvre Dijon pour la première fois : On est dans une ville remarquablement esthétique, très belle, et on est dans un territoire de haute gastronomie», analyse Vincent Delaitre, «l'idée est donc de s'appuyer sur le beau et le bon à Dijon et d'inviter à des courts séjours sur Dijon en terminant la promesse par le reste de la France».
Les équipes de l'office de tourisme métropolitain se fixent pour objectif d'«installer Dijon comme le réflexe
city break idéal pour un escapade hédoniste, cultivée et ressourçante».
Du 9 juin au 16 août, cette campagne sera progressivement diffusée à Paris – gare de Lyon puis dans une partie du métro – et ensuite dans les gares du nord-est de la France, notamment à Strasbourg, Metz et Nancy. L'affichage dans les gares sera complété par une communication numérique.
Une partie de la communication sera prolongé durant l'automne car Dijon a «des champs de progression sur l'arrière-saison».
«Avec le Département, nous devons jouer ensemble»
François Rebsamen rappelle que la Route des grands crus, première route œnotouristique de France, fêtera ses 90 ans en 2027. Un anniversaire organisé par le conseil départemental de la Côte-d'Or qui prévoit des aménagements et des animations (
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«À l'époque, Dijon faisait partie intégrante du conseil départemental», glisse l'élu dijonnais qui souligne que «cette route avait été lancée avec l'idée que (…) l'attractivité de notre territoire passait par notre magnifique côte des vins : côte de Dijon, côte de Nuits et côte de Beaune». «Avec le Département, nous devons jouer ensemble.»
«Développer le lien créé avec Marsannay-la-Côte»
«J'envisage de développer le lien que nous avions créé avec Marsannay-la-Côte avec un nouveau lieu, à terme, pour compléter l'office de tourisme central de la ville de Dijon par un office de tourisme métropolitain», poursuit François Rebsamen.
Toujours dans l'optique de conforter «le lien avec la Route des grands crus», le président de la Métropole de Dijon souhaite «faire bouger le propriétaire des pressoirs des ducs de Bourgogne et des rois de France, installé à Chenôve».
En matière de politique culturelle, François Rebsamen tend la main également au nouveau maire de Beaune, Pierre Bolze (LR), pour, là aussi, «travailler ensemble».
Trois nouvelles visites guidées en 2026
En plus des classiques, comme «Dijon découverte» – toujours très appréciée des touristes –, l'office de tourisme métropolitain propose désormais une «Visite mystère» dont le thème reste secret jusqu'au départ (à partir de 12 euros, incluse dans le City Pass) ainsi que le parcours «Le Palais des ducs se dévoile» pour découvrir les éléments incontournables – dont la salle des tombeaux – en 90 minutes (à partir de 12 euros, inclus dans le City Pass).
Les plus pressés pourront se tourner vers les visites «flash» centrées, en 45 minutes, sur «l'essentiel» de Dijon (à partir de 8 euros).
Jean-Christophe Tardivon
