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10/12/2020 11:58

DIJON MÉTROPOLE : La ministre Brigitte Klinkert valorise des entreprises sociales inclusives

Journée marathon pour la ministre de l'Insertion le 3 décembre dernier. Cinq acteurs majeurs du champ de l'insertion par l'activité économique dans l'agglomération dijonnaise ont présenté leurs actions alors que le gouvernement a lancé un plan pour accompagner la transformation de ces structures face à la crise.

Le parcours de Brigitte Klinkert la place à la charnière entre la démocratie-chrétienne et la social-démocratie. Elle a été notamment membre de l'UDF de 1998 à 2002 et de l'UMP puis de LR de 2002 à 2019. Présidente du conseil départemental du Haut-Rhin de 2017 à 2020, Brigitte Klinkert avait alimenté la polémique en rendant obligatoire – puis facultative – des activités de bénévolat associatif en contrepartie du RSA. Désignée ministre de l'Insertion le 6 juillet dernier, la Colmarienne a rapidement pris soin de signaler qu'elle n'entendait pas généraliser la mesure au niveau national.

Durant le déplacement du jeudi 3 décembre 2020, la ministre a souligné que la députée de la Côte-d'Or Fadila Khattabi (LREM) était pour beaucoup dans ce déplacement à la rencontre des entreprises sociales inclusives ainsi que des salariés ou stagiaires des structures en question. «Si je suis là, c'est pour valoriser ce qui se fait sur ce territoire» a-t-elle expliqué, «ici, en Côte-d'Or, on joue collectif au bénéfice des personnes et notamment des personnes les plus fragiles».

Au niveau national, 300 millions d'euros pour les acteurs de l'insertion

À chaque séquence, Brigitte Klinkert a fait le SAV du plan «#1jeune1solution» doté de 6,7 milliards d'euros et déjà présenté à Dijon par Élisabeth Borne quelques semaines auparavant (lire notre article). La communication est rodée : «le gouvernement a mis en place des moyens d'une ampleur que l'on a jamais connue du fait de la crise sanitaire et de la crise économique». «Malheureusement, ce sont les plus fragiles» qui souffrent de ces crises a rappelé la ministre.

Fin août dernier, le gouvernement a annoncé un plan de 300 millions d'euros destiné à permettre le développement et la transformation des entreprises adaptées ainsi que des structures de l'insertion par l'activité économique. 4.500 demandes de soutien et 3.500 projets de transformation sont parvenus au ministère. 15.000 emplois supplémentaires dans le champ de l'insertion sont attendus en 2021 grâce à ce plan. Au niveau national, 200.000 personnes sont employées dans ce secteur.

«L'insertion, dans le cadre de la crise, joue un rôle important»


«Je vois beaucoup de chefs d'entreprises classiques qui font tout, aujourd'hui, pour recruter des personnes en insertion, il font tout aussi pour recruter des personnes en situation de handicap et qui me disent que c'est gagnant-gagnant parce qu'il y a une toute autre atmosphère, une toute autre attention à l'autre au sein de leur entreprise» a déclaré Brigitte Klinkert, se félicitant de voir certains préjugés sur l'insertion être battus en brèche.

Une autre initiative ministérielle a été lancée le 30 novembre dernier : les associations intermédiaires aident les EHPAD. Les établissements médico-sociaux sont effectivement demandeurs de  «coups de main» concernant certains aspects de leur fonctionnement : jardinage, entretien, accompagnement de visites de famille, etc. «L'insertion, dans le cadre de la crise, joue un rôle important» a insisté Brigitte Klinkert en envisageant d'éventuels recrutements par les EHPAD ayant recours à ce dispositif.

L'initiative prévoit donc de soutenir concrètement les EHPAD tout en créant un relais d'activité pour les entreprises ne pouvant plus intervenir chez des particuliers du fait de la crise sanitaire. Cela se manifeste par un système de bonification d'1,50 euro pour chaque heure de mise à disposition effectuée par une association intermédiaire en EHPAD, à compter du 1er décembre 2020 et jusqu’au 28 février 2021.

Cinq acteurs de l'insertion de l'agglomération dijonnaise


La première étape de cette journée marathon fut dédiée à la découverte de l’École de la deuxième chance de Chevigny-Saint-Saveur hébergée dans les locaux de l'AFPA. Brigitte Klinkert a pu échanger avec des stagiaires de 16 à 18 ans qui ont évoqué leurs projets professionnels. Certains ont insisté sur l'intérêt pour eux de l'enseignement du français langue étrangère (ou FLE).

Sous le regard attentif des stagiaires de la formation en sécurité, la ministre a été accueillie par la députée de la Côte-d'Or Fadila Khattabi (LREM), la présidente du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté Marie-Guite Dufay (PS), le maire de Chevigny-Saint-Sauveur (LR) et la conseillère de Dijon Métropole déléguée à l'emploi Océane Charret-Godard (PS).

Étaient aussi présent Bruno Lombard (président de la Ligue de l'Enseignement 21), Jean-Marc Heyberger (président de la coordination des E2C en Bourgogne-Franche-Comté) et Pierre Cambon (directeur régional de l'AFPA Bourgogne-Franche-Comté).

Après des rencontres et un déjeuner à l'école de gendarmerie de Dijon, la ministre s'est rendue dans les locaux d'Envie à Longvic. L'entreprise effectue du reconditionnement d'appareils électroménagers d'occasion pour les vendre avec une garantie de 12 mois. Brigitte Klinkert a pu découvrir l'atelier de réemploi en lavage et cuisson.

La délégation a été rejointe par le maire de la commune José Almeida (PS) tandis que la présentation de la structure a été faite par Jacques Nodin (président d'Envie Dijon), Fabrice Lescure (président d'Envie 2E Bourgogne) et Nathalie Bartman (directrice d'Envie Dijon et d'Envie 2E Bourgogne).

À quelques mètres de là, la quatrième étape s'est déroulée au sein de l’École des Métiers Dijon Métropole pour présenter le projet de rénovation de la brasserie et pour visiter trois chantiers d'insertion en couture, blanchisserie et brasserie. Chemin faisant, ont été possible des dégustations des productions de la formation en pâtisserie et la formation coiffure a aussi intéressé la ministre. À signaler que l’École des Métiers pratique le cliquer-emporter pour ses ventes aux particuliers.

La délégation a été rejointe par le vice-président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté en charge des lycées et de l'apprentissage Stéphane Guiguet (PS). Étaient aussi présents Christophe Le Mesnil (président de l’École des Métiers), Alain Tomczak (directeur général de l’École des Métiers) et Geoffroy Secula (président de la CPME 21).

La dernière séquence eut lieu à Dijon avec la SDAT (Société dijonnaise d'assistance par le travail). Les ateliers de remobilisation et les chantiers d'insertion ont été présentés à la ministre, notamment celui concernant le conditionnement d'articles de pêche. La ministre a longuement échangé avec les personnes accompagnées par la SDAT en vue de leur remobilisation.

La délégation a été rejointe par le député de la Côte-d'Or Didier Martin (LREM) et l'adjoint au maire de Dijon délégué aux solidarités Antoine Hoareau (PS). Étaient aussi présents Martine Girard (présidente de la SDAT) et Brice Morey (directeur général de la SDAT)

À noter que des objets de décoration – dont les prix varient entre 10 et 100 euros – sont en vente pour les particuliers au sein de l'EPI (Espace Permanent d'Insertion au 8 rue de Cracovie à Dijon, ouvert du lundi au jeudi 8h-12h et 13h-16h et le vendredi 8h-12h).

Jean-Christophe Tardivon