
L'annonce a été faite par François Rebsamen, en session, à Dijon, le 24 septembre dernier, après avoir abordé notamment la gestion des déchets ménagers, le prix de l'eau ou encore le retour de la ligne TGV Dijon-Roissy. Durant l'examen de ces dossiers a priori techniques, François Rebsamen a plusieurs fois renvoyé l'opposition dans les cordes face aux tentatives de critique.

L'ambiance de campagne des municipales est désormais retombée. Le traitement des dossiers courants a repris au sein de la Métropole de Dijon, ce qui n'a pas empêché quelques moments de tension entre l'exécutif et l'opposition, en session, ce jeudi 24 septembre 2026.
Si les sujets de mobilités ont été les plus discutés, François Rebsamen (PS, FP), président de la collectivité, a tenu à mettre en avant la baisse tendancielle des déchets ménagers produits par les habitants ainsi que la relative stabilité du prix de l'eau. Le sujet de la Cité de la gastronomie s'est de nouveau invité dans les débats en raison d'un nouveau projet pour son grand hall.
Le nom de Gérard Dupire sera donné à la piscine olympique
En début de séance, François Rebsamen rend hommage à François Patriat et annonce que son nom sera donné à une station de tramway desservant le campus dijonnais de l'Université Bourgogne Europe (
lire notre article).
Dans le même mouvement, le responsable de l'exécutif métropolitain salue la mémoire de «[son] ami Gérard Dupire, décédé le 24 juillet dernier (
lire le communiqué), adhérent du Parti socialiste lui aussi, qui a été adjoint au maire de Dijon et conseiller communautaire, chargé des sujets sportifs, jusqu'en 2014. Son nom sera donné à la piscine olympique, ouverte en 2010.
«Gérard Dupire avait rejoint le conseil municipal de Dijon dès 1995», rappelle l'ancien maire de Dijon, «il fut ensuite un des artisans de l'alternance de 2001». «Au cours de ces années, il contribua profondément à définir et à mettre en œuvre notre politique sportive.»
«Il eut la chance d'exercer ses fonctions à un moment où le sport dijonnais était en haut de l'affiche, que ce soit dans le football, dans le basket, dans le hockey et dans le handball», se souvient l'amateur de football. «Sous son impulsion furent créées et développées plusieurs dispositifs que vous connaissez et qui existent encore destinés à favoriser l'accès de toutes et de tous à la pratique.»
Les élus métropolitains respectent alors une minute de silence en hommage aux deux disparus.
Si l'ensemble des élus approuve la décision concernant François Patriat, l'attribution du nom de Gérard Dupire à la piscine olympique est marquée par quatre abstentions parmi le groupe d'Emmanuel Bichot (LR, AD), au grand dam de François Rebsamen.
25.000 euros pour les communes sinistrées par les feux de forêt
«Chacun a été élu dans sa commune et il est responsable de ses interventions devant les électeurs de sa commune», réagit le président de la collectivité alors qu'Emmanuel Bichot renouvelle sa demande de rassembler dans les mêmes rangs les élus de son groupe plutôt que de les répartir dans l'assemblée par commune.
Dans la foulée, l'assemblée métropolitaine vote une subvention de solidarité de 25.000 euros pour venir en aide aux communes sinistrées par les incendies de l'été et qui sera collectée par l'Association des maires de France.
Instauration d'une taxe sur la vacance des locaux d'habitation au 1er janvier 2027
Selon la collectivité, «la lutte contre la vacance des locaux d’habitation constitue une priorité pour répondre à la crise du logement». Suite à des demandes notamment de l'association d'élus France urbaine, l’État a réformé le cadre fiscal appliqué aux logements vacants via la loi de finances pour 2026.
La taxe sur les logements vacants (TLV), un impôt national, et la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV), un impôt local facultatif, sont fusionnés dans une nouvelle taxe locale unique : la taxe sur la vacance des locaux d’habitation (TVLH).
Selon la vice-présidente Isabelle Pasteur (PS) qui présente le rapport et les recettes de la taxe qui était appliquée jusque-là à l'échelle métropolitaine, pour la période 2018-2025, «le produit annuel moyen pour la Métropole est de 21.549 euros».
La nouvelle taxe métropolitaine s’appliquera exclusivement sur le périmètre des communes n’ayant pas fait le choix d’instaurer la TVLH au niveau municipal. Le taux sera fixé d'ici le 15 avril prochain.
La TVLH est due pour les logements vacants au 1er janvier de l’année d’imposition depuis au moins deux années, lorsque le logement n’est pas situé en zone tendue (une seule année de vacance nécessaire en zone tendue, comme l'est Ahuy).
Sont exclus du champ d’application de la taxe notamment les logements dont la durée d’occupation est supérieure à quatre-vingt-dix jours consécutifs au cours de la période de référence ainsi que les logements dont la vacance est indépendante de la volonté du contribuable.
Selon Thierry Coudert, «les propriétaires fonciers ont suffisamment été matraqués»
Au nom du Rassemblement dijonnais, Thierry Coudert (UDR) s'oppose à cette taxe, considérant que «sous les deux quinquennats d'Emmanuel Macron, les propriétaires fonciers ont suffisamment été matraqués ou encadrés par tout un tas de réglementations». L'élu d'extrême-droite préfère «les opérations incitatives financièrement».
Les élus du groupe d'Emmanuel Bichot s'abstiennent. La TVLH est donc instaurée à une très large majorité.
Du retard au démarrage pour le chantier du Campus Maret
Près de la Porte Guillaume, à Dijon, le Campus Maret prendra place dans des bâtiments du XVIIIème siècle – l'ancien Grand Séminaire – rénovés pour accueillir 700 étudiants de l'antenne dijonnaise de Sciences Po Paris, de l'École nationale supérieure d'art et design de Dijon ainsi que de l’École supérieure de musique Bourgogne-Franche-Comté, sans oublier 150 étudiants logés dans une résidence du CROUS Bourgogne-Franche-Comté. L'investissement s'élève à 20,4 millions d'euros.
Lancé officiellement, en septembre 2025 (
lire notre article), le chantier qui a effectivement débuté en juillet dernier accuse déjà neuf mois de retard en raison «des opérations complexes de réhabilitation», selon la vice-présidente Marie-Hélène Juillard-Randrian (Modem). L'ouverture espérée avant les élections régionales de 2028 pourrait donc être reportée après cette échéance.
Emmanuel Bichot demande à «mesurer les bouchons» de la zone Valmy
Au détour d'un compte-rendu annuel à la collectivité concernant la SPLAAD et plus particulièrement l’Écopôle Valmy, à Dijon, Emmanuel Bichot intervient au nom du groupe d'opposition Dijon Métropole, droite, centre et indépendants pour critiquer les solutions de mobilités dans ce secteur.
«Valmy se développe, c'est incontestable, on peut s'en réjouir», déclare tout d'abord l'opposant, «mais ses accès et stationnement doivent suivre». «On constate que cette zone est congestionnée par le flux de véhicules et pas seulement aux heures de pointe. Nous souhaiterions que soient mesurés les bouchons.»
L'élu conservateur incite l'exécutif à réaliser deux sorties vers Norges et Ruffey-lès-Échirey depuis la rocade ainsi qu'une passerelle pour les cyclistes au niveau du rond-point Georges-Pompidou, équipements prévus initialement.
Antoine Hoareau signale que «les parkings-relais sont devenus gratuits» pour des salariés d'entreprises à Valmy
«On ne vous a pas attendu Monsieur Bichot», rétorque le vice-président Antoine Hoareau (PS), «on a des réunions régulières avec les entreprises du secteur». «Des choses ont déjà été réalisées : dorénavant, pour les salariés d'un certain nombre d'entreprises, les parkings-relais qui étaient payants sont devenus gratuits.»
«Nous sommes à la limite de la métropole», glisse l'élu dijonnais, «nous n'avons pas la maîtrise complète du site puisqu'il faut aller voir les communes, les intercommunalités, le Département».
«Ce serait beaucoup plus simple si Norges et Ruffey-lès-Échirey étaient dans la Métropole», réagit François Rebsamen à propos de l'élargissement évoqué lors des 50 ans de l'intercommunalité (
lire notre article). «C'est une proximité immédiate.»
Valérie Grandet critique «l'entretien» de la partie la plus ancienne de la zone de Longvic
De façon similaire, le compte-rendu annuel à la collectivité concernant le parc d’activités de Beauregard, à Longvic et à Ouges, donne l'occasion à Valérie Grandet (LR) de critiquer «l'entretien» de la «zone historique» ainsi que «l'accès» : «on inaugure du neuf et on laisse se dégrader l'existant». «Les entreprises sont en droit d'attendre un service de mobilité efficace, fiable et réellement adapté aux besoins de leurs salariés.»
L'élue longvicienne relaie donc la demande d'«une ligne directe» entre Chenôve et Longvic.
François Rebsamen renvoie l'opposition dans les cordes
«C'est dommage qu'on n'ait pas pu travailler avec le Département dans le temps», rétorque François Rebsamen qui pare l'attaque et renvoie l'opposition dans les cordes. «Le Département n'a pas fait le barreau de Beauregard et nous l'avons fait après bien des difficultés». «Ce qui nous a permis de développer cette zone.»
«Les entreprises ont aussi la responsabilité d'élaborer un plan de déplacement d'entreprise», a-t-il souligné, «or, la plupart d'entre elles ne l'ont pas encore fait». «Les poids-lourds détruisent plus vite les routes dans les [endroits] avec des entreprises industrielles que dans d'autres endroits. Il faut évoluer avec les entreprises, c'est ce que nous allons faire.»
Baisse tendancielle des déchets ménagers collectés
La vice-présidente Céline Tonot (PS) présente alors le rapport annuel sur la prévention et la gestion des déchets ménagers.
En 2025, hors déchetteries, 51 véhicules ont parcouru 801.381 km pour collecter 81.228 tonnes de déchets ménagers présentés dans plus 145.000 bacs et 869 bornes de tri.
Parmi ces déchets, on recense 67,8 % d’ordures ménagères résiduelles, 18,9 % d’emballages ménagers et papiers, 8,6 % de verres d’emballages, 2 % de déchets verts, 1,8 % d’objets encombrants et 0,9 % de déchets alimentaires.
En poids, en moyenne, les déchets collectés ont diminué de 1,2% en 2025, par rapport à 2024. Les baisses sont importantes en ce qui concerne les cartons et les déchets verts. Les emballages ménagers et les encombrants augmentent sensiblement.
Cela représente 309 kg par habitant et par an contre 321 kg/an/habitant en 2024, soit une baisse de 3,7%.
Depuis 2010, la réduction du tonnage de déchets ménagers assimilés atteint 13,5%, pour un objectif à 15% en 2030. «On est sur la bonne voie», se félicite Céline Tonot.
L'agglomération compte désormais 647 points d'apport volontaire de déchets alimentaires couvrant 75% de la population ; 5.000 «bio-seaux» ont été distribués. Les déchets alimentaire sont compostés par le prestataire Biodèpe, à Spoy, avant de servir à des agriculteurs locaux.
Les 658.528 visites des cinq déchetteries de la collectivité ont permis de collecter 35.540 tonnes de déchets collectées ; les gravats représentent 26,3 % du tonnage.
Le centre de tri a reçu 38.958 tonnes de déchets recyclables dont 14.345 tonnes venant de la Métropole de Dijon, 92% de la population de la Côte d’Or bénéficiant de l’équipement.
L'unité de valorisation énergétique a réceptionné 137.356 tonnes de déchets
et produit 161,69 GWh d’énergie thermique destinée au réseau de chaleur urbain ainsi que 35,59 GWh d’électricité.
Le taux de valorisation matière et organique s'établit à 48%, pour un objectif de 60% en 2030.
Les 10 ambassadeurs du tri ont sensibilisé 5.175 personnes sensibilisées lors d’animations et conduit 52 animations en milieu scolaire touchant 3.357 élèves.
Les dépenses de fonctionnement s'élèvent à 43,8 millions d'euros, en hausse de 4,6% par rapport à 2024, principalement en raison de l’évolution du périmètre de calcul des coûts.
Les recettes ressortent à 18,6 millions d'euros, en augmentation de 9% par rapport à 2024, en raison des hausses des recettes issues de la vente d’énergie et des soutiens versés par les éco-organismes. La valorisation des matériaux et de l'énergie représente près de 22% des recettes, les prestations à des tiers près de 52%.
Selon François Rebsamen, le taux de 6,4% de la taxe sur les ordures ménagères est «un des trois plus faibles de France», stable depuis 2015. Le taux moyen des communes de plus de 100.000 habitants est de 8% avec des pics à 20%. Globalement, la tendance est à la hausse de cette taxe.
«La sécheresse n'est pas finie», alerte Antoine Hoareau
«Nous manquons d'eau», alerte Antoine Hoareau à l'occasion d'un rapport sur le prix de l'eau. «La situation est difficile, j'en appelle à la responsabilité de toutes et tous. La sécheresse n'est pas finie ! Il faut aller vers un usage extrêmement sobre de l'eau.»
«70% de notre eau vient de la nappe alluviale de la Saône et d'une prise directe dans la Saône», explique le vice-président (
lire notre article). «Nous ne pouvons plus prendre d'eau ni dans le Suzon ni dans Morcueil puisque les débits sont trop bas. Nous avons un peu d'eau qui vient du champ captant des Gorgets, qui nous apporte malheureusement, parfois, des phénomènes de coloration d'eau (
lire le communiqué).»
Une consommation d'eau en légère augmentation en 2025
L’exploitation du service public de l'eau est confiée à trois opérateurs privés via des contrats de délégation de service public : Sogedo pour l’est dijonnais, Suez pour le sud dijonnais et Odivea, pour le reste du territoire.
Au 1er janvier 2026, selon la collectivité, le service de l'eau potable de la Métropole de Dijon compte 52.655 abonnés pour les 23 communes de la métropole en hausse de 0,9% par rapport à 2024.
En 2025, 19,4 millions de m3 d’eau potable ont été produits, 953.413 m³ ont été exportés et 239.935 m3 importés au travers d’achats-ventes d’eau en gros. La Métropole de Dijon est donc «quasi autonome en termes d'alimentation en eau potable». 14,9 millions de m3 d'eau potable ont été consommés, en augmentation de 1,1%.
Le territoire comprend un réseau d'eau potable 1.167 kilomètres. Le rendement de la distribution d'eau varie de 80,6 % à 88,8 %, avec une moyenne de 83,1%.
Le prix de l'eau a augmenté de moins de 1% en un an
Les stations d'épuration de Longvic – d’une capacité de 400.000 habitants – et de Chevigny-Saint-Sauveur – d'une capacité de 80.700 habitants – ont traité 24,5 millions de m3 d'eaux usées.
4.321 tonnes de boues ont fait l’objet d’une valorisation énergétique puis agricole ou en compostage. La production énergétique globale atteint 7,46 GWh, correspondant à 57 % de la consommation du service.
Le prix moyen de l'eau potable et de l'assainissement collectif, sur la base d'une consommation annuelle type de 120 m3, est de 3,9550 TTC/m3 au 1er janvier 2026, en hausse de 0,8% sur un an.
«En Côte-d'Or, la moyenne du rendement des réseaux, souvent, c'est 50%», pointe François Rebsamen
Alors que Laurence Gerbet (NC) tente une remarque sur le rendement du réseau de distribution d'eau ainsi que sur des réservoirs pour «anticiper les sécheresses», François Rebsamen encaisse, stoïque : «c'est dommage que vous soyez un peu excessive, (…), on peut toujours dire que quand on arrive à 83,8%, ce n'est pas très bien (…) mais plutôt que de saluer ce qui est fait, vous cherchez toujours à dire qu'on n'en fait pas assez mais on en fait vraiment beaucoup».
«En Côte-d'Or, la moyenne [du rendement] des réseaux, souvent, c'est 50%», contre-attaque le président de la Métropole de Dijon. «Si vous saviez la vétusté des réseaux dans notre département, vous seriez encore plus inquiète.»
Parallèlement, le responsable de l'exécutif métropolitain a salué le soutien apporté par le Département aux travaux réalisés par VNF pour augmenter la capacité de stockage du réservoir de Panthier (
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«On aura besoin d'avoir des réserves d'eau plus importantes. Ce n'est pas une mare dans une commune qui va sauver nos communes», ajoute-t-il en référence aux débats de la session du Département, le 21 septembre dernier (
lire notre article).
Une démarche de maîtrise foncière rue de Mayence en lien avec le projet de T3
Dans le cadre du projet de troisième ligne de tramway, la collectivité réfléchit à l'hypothèse d'«une prolongation du tracé vers le secteur de la rue de Mayence», à l'ouest du magasin Ikea, plutôt que rue de Cracovie, au sud des magasins Ikea et Leclerc.
En raison des délais, la Métropole de Dijon lance sans attendre une démarche préalable à la maîtrise foncière d'une emprise ferroviaire SNCF du long de la rue de Mayence.
Au passage, Emmanuel Bichot renouvelle, sans succès, sa demande de communication des études ayant permis d'élaborer les différents scénarios de la ligne T3.
Des parkings concédés plutôt que construits avenue du Drapeau
BNP Paribas conduit une opération immobilière au 38 de l'avenue du Drapeau pour réaliser 73 logements qui impliquent de disposer de 37 places de stationnement.
Plutôt que de les intégrer au bâtiment, le promoteur a sollicité la Métropole de Dijon pour bénéficier d'autant d'emplacements, sans numéros déterminés, dans Diviapark Heudelet, à 400 mètres de la construction.
Selon le rapport présenté par le vice-président Thierry Falconnet (PS), l'exécutif répond favorablement par une concession de 15 ans assortie d'un paiement de la redevance en une seule fois, sur la base du prix de l'abonnement résident mensuel 24h/24, soit un total de 299.700 euros.
Selon François Rebsamen, «c'est un endroit formidable, l'avenue du Drapeau, maintenant»
Cela amène Emmanuel Bichot à proposer de faire du terrain «un espace de respiration sur ce canyon Drapeau-Langres», à souligner que les emplacements ne seront pas «rattachés» aux logements et à réitérer sa critique du rachat du parking Heudelet par la Métropole de Dijon à la Société est métropoles (SEM).
«Dès qu'il y a un appartement à vendre, il s'achète tout de suite, y compris par ceux qui dénoncent les constructions», réagit François Rebsamen, «c'est un endroit formidable, l'avenue du Drapeau, maintenant, sauf le soir, quand il y a une moto qui passe trop rapidement».
Forte hausse du nombre de spectateurs au Zénith
Le vice-président Guillaume Ruet (LR) présente ensuite le bilan d'activité du Zénith en 2025, salle de spectacles métropolitaine de 8.888 places. L'exploitation confiée à la société S-Pass a été renouvelée pour 7 années supplémentaires, jusqu'en 2032, avec une redevance passant de 523.185 en 2025 à 1,2 million d'euros en 2026. S-Pass a été intégrée au groupe GL Events en 2026.
Le Zénith a accueilli 345.988 spectateurs en 92 concerts (+18,7% par rapport à 2024) et 43.100 personnes en 47 événements économiques (-24,7%).
L'activité du Zénith présente un résultat positif de 769.494 euros, avec un chiffre d’affaires locatif de 1,97 million d'euros et un chiffre d’affaires global HT (prestations, locatif, buvette) de 4,56 millions d'euros. Le prix moyen du billet s’établit à 50,97 euros, en hausse de 6,5% par rapport à 2024.
Le nouveau versement mobilité pourrait financer le retour de la ligne TGV Dijon-Roissy
En fin de session, Henri-Bénigne de Vrégille (HOR) rappelle l'enjeu des dessertes TGV de l'agglomération dijonnaise et interroge l'exécutif sur le potentiel retour de la ligne Dijon-Roissy, un temps annoncé pour 2027.
La collectivité a sollicité le cabinet Transae, en mobilisant un financement maximum de 40.000 euros, pour l'accompagner à ce sujet, au côté de la Région Bourgogne-Franche-Comté et de l'association Trans Europe TGV.
«Le problème, c'est que les travaux d'entretien qu'il y a sur la ligne Dijon-Paris ne sont pas terminés», signale François Rebsamen qui préfère que les circulations Dijon-Roissy ne soient pas affectées par ces travaux, ce qui repousse une telle reprise. «Il faut qu'on obtienne des garanties» pour «que ce soit définitif» même si «ça décale un peu» l'effectivité de la démarche.
Le responsable de l'exécutif métropolitain envisage de recourir aux recettes issues du nouveau versement mobilité régional et rural (VMRR) pour financer auprès de la SNCF ce retour de la ligne Dijon-Roissy, en association avec la Région.
L'acquisition du grand hall de la Cité de la gastronomie pourrait coûter entre 1 et 2 millions d'euros
Par le biais d'une question orale, Valérie Grandet revient sur le feuilleton des difficultés économiques de la Cité internationale de la gastronomie et du vin et interroge l'exécutif sur le projet d'acquisition du grand hall afin qu'il devienne le «second officie de tourisme dédié au vin et à la gastronomie» de la Métropole de Dijon (
lire notre article).
«La Cité, dans son ensemble, traverse une passe commercial très difficile», convient François Rebsamen qui explique qu'à la suite d'une déclaration d'intention d'aliéner (DIA) du propriétaire actuel, le groupe K-Rei, il a recouru à son droit de préempter le grand hall, confié par délégation, et informé les maires de la métropole, le 4 juin dernier.
Un désaccord oppose K-Rei et la Métropole de Dijon sur le relevé de la surface du hall, d'environ 660 m². France Domaines a estimé le prix du bien immobilier à 1,29 million d'euros mais K-Rei en demande 1,95 million d'euros.
«L'arrêté de préemption sur le grand hall est caduc mais les échanges se poursuivent», signale le président de la collectivité puisque de nouvelles mesures de la surface sont prévues. «J'espère que nous pourrons aboutir sur cette acquisition à l'amiable.»
De futurs travaux pour valoriser «les attraits œnogastronomiques du territoire» dans le grand hall
En cas d'achat effectif, des travaux seront à réaliser pour «rendre ce hall plus vivant, accessible et convivial», cela «dans la perspective de redynamiser la Cité».
Si leur montant reste à «approfondir», le coût de fonctionnement de ce potentiel futur espace touristique métropolitain est estimé à 80.000 euros par an, principalement en raison de charges de copropriété, sans dépense de personnels supplémentaire.
À ce stade du projet, l'exécutif envisage de transformer le hall en «un espace qui plonge d'entrée dans tous les attraits œnogastronomiques du territoire en valorisant les produits locaux des 23 communes» et de faire du parvis le point de départ d'une «navette œnotouristique pour développer la Route des grands crus et la découverte de nos vignobles de proximité».
À l'approche d'Octobre rose, la session se termine par une communication sur la sensibilisation à la prévention du cancer du sein, «un des cancers les plus guérissables quand il est détecté tôt».
Jean-Christophe Tardivon
Ouvertures commerciales dominicales en 2027
Pour les professionnels hors branche automobile :
- 10 janvier (premier dimanche des soldes d'hiver)
- 28 novembre (dimanche qui suit le Black Friday)
- 05 décembre (dimanche des fêtes de fin d'année)
- 12 décembre (dimanche des fêtes de fin d'année)
- 19 décembre (dimanche des fêtes de fin d'année)
La branche automobile a trouvé un accord commun :
- 17 janvier
- 14 mars
- 13 juin
- 12 septembre
- 17 octobre






















