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08/06/2022 18:27

DIJON MÉTROPOLE : Protect’eau aide les entreprises à réduire leurs rejets de matières polluantes en milieu naturel

Le dispositif Protect’eau,  financé par l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse et porté par Dijon Métropole ainsi que ses délégataires en matière d’assainissement, propose des aides jusqu’à 70% concernant des investissements supérieurs à 5.000 euros. Le point avec le vice-président métropolitain Antoine Hoareau en cette Journée mondiale des océans du 8 juin.
«Même si Dijon est une des villes de France les plus éloignées de la mer, tout ce qu’on rejette dans le milieu naturel finit dans la Méditerranée». C’est la prise de conscience que le vice-président de Dijon Métropole délégué à l’eau et l’assainissement, Antoine Hoareau, a tenu à souligner ce mercredi 8 juin 2022, date de la journée mondiale des océans.

À l’échelle du territoire métropolitain, le dispositif Protect’eau a été lancé en 2021 afin d’accompagner les entreprises à trouver des solutions pour réduire leurs rejets de matières polluantes dans le milieu naturel. Plus concrètement, il s’agit de les aider via un audit et d’éventuels investissements à améliorer leurs stockages et ainsi faire en sorte que leurs matières toxiques soient à l’abri des aléas, notamment climatiques.


De 40% à 70% d’aides


Via un partenariat avec l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, les subventions de celle-ci peuvent aller jusqu’à 70% sur des investissements à partir de 5.000 euros, selon le chiffre d’affaires et le nombre de salariés des entreprises demandeuses.
Les audits préalables à l’activation du dispositif sont eux gratuits, de même que l'accompagnement aux demandes de subventions.
Protect’eau s’adresse aussi aux services techniques des communes, avec un taux de subvention à hauteur de 40%, comme pour les grandes entreprises.

Étant encore en phase de lancement, l’opération proposée a amené à une vingtaine de diagnostics auprès de collectivités et d’industriels, portant la plupart sur des besoins de mise en conformité avec toutefois des volontés de respecter des pratiques vertueuses.

Relais pour le dispositif évoqué des deux délégataires de Dijon Métropole en matière d’assainissement du réseau, Adeline Fréchard pour Odivea et Carla Sucameli pour Sogedo ont insisté ce mercredi : Protect’eau mérite encore de «se faire connaître».

«C’est une question de responsabilité collective mais aussi individuelle»


Antoine Hoareau a appelé les entreprises à profiter d’un dispositif qui devrait être étendu sur le long terme aux particuliers.

Aujourd’hui, l’enjeu est effectivement de le rendre visible pour une diversité d’entreprises. «Protéger nos rivières, c’est notre responsabilité en ce qui concerne la solidarité territoriale, pour garantir le maintien de la biodiversité dans les cours d’eau. Tous les dispositifs que nous mettons en place participent à l’ambition du 0 plastique dans la Méditerranée à l’horizon 2025. C’est une question de responsabilité collective mais aussi individuelle», a déclaré le vice-président de Dijon Métropole.

Il a aussi lancé un appel aux particuliers : «plutôt que stocker des produits toxiques dans les abris de jardins, ramenons-les en déchèterie. De même pour un seau d’’eau suite à des travaux de peinture chez soi, c’est mieux que de le verser dans l’évier ou dans les toilettes, pour éviter que des micro-polluants et micro-plastiques se retrouvent dans les milieux naturels».

En lien avec la CCI Métropole de Bourgogne, à l’instar d’Epuretox pour le territoire du Grand Chalon et Détox’eau pour Mâconnais-Beaujolais Agglomération, le dispositif Protect’eau ne demande qu’à être sollicité par les entreprises de la métropole dijonnaise.

«Tant qu’il y aura des dossiers déposés, des subventions pourront être accordées», a lancé Antoine Hoareau, en précisant qu’aucune enveloppe budgétaire n’est fixée. Avec l’enjeu d’aller chercher les entreprises disposant de matières toxiques mais n’ayant pas forcément les moyens de les sécuriser davantage, pour lesquelles les aides seraient un important levier afin d’améliorer leurs pratiques.

Alix Berthier
Photo : Alix Berthier

Les aides disponibles :


Pour toutes études et investissements dont le montant à supérieur à 5.000 euros.

- Pour les petites entreprises de moins de 50 salariés et d’un chiffre d’affaires inférieur ou égal à dix millions d’euros :
Subvention à hauteur de 70% sur les études (diagnostics, bilans de pollutions, essais…).
Subvention à hauteur de 70% sur les travaux contre la pollution toxique (recyclage des eaux en circuit fermé, bacs de décantation pour les eaux de lavage des sols, couverture de zone de stockage de produits et/ou de déchets toxiques…).
Subvention à hauteur de 70% sur les travaux contre la pollution accidentelle (rétention, bassins de confinement…).

- Pour les moyennes entreprises de moins de 250 salariés et d’un chiffre d’affaires inférieur ou égal à 50 million d’euros :
Subvention à hauteur de 70% sur les études (diagnostics, bilans de pollutions, essais…).
Subvention à hauteur de 70% sur les travaux contre la pollution toxique (recyclage des eaux en circuit fermé, bacs de décantation pour les eaux de lavage des sols, couverture de zone de stockage de produits et/ou de déchets toxiques…).
Subvention à hauteur de 70% sur les travaux contre la pollution accidentelle (rétention, bassins de confinement…).

- Pour les grandes entreprises de plus de 250 salariés et d’un chiffre d’affaires supérieur à 50 million d’euros :
Subvention à hauteur de 40% sur les études.
Subvention à hauteur de 40% sur les travaux contre la pollution toxique.

Contacts :


Odivea
Adeline Fréchard
06 70 40 55 50 - 03 80 72 91 89
adeline.frechard@suez.com

Sogedo
Carla Sucameli
06 07 42 34 34
csucameli@sogedo.fr



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