
Créateur de contenu, le
Franc-Comtois Stéphane Bisch, vient de lancer un nouveau concept, celui de
donner des câlins dans la rue à ceux qui le souhaitent. Récemment de passage à
Dijon, pour une distribution de câlins, Stéphane a expliqué à Infos Dijon ce
phénomène, Monsieur Câlin, qui prend de plus en plus d’ampleur.
Les réseaux sociaux ne
distillent pas uniquement de la malveillance et des
fake news. Il suffit d’avoir
un esprit ouvert, de visionner du positif et de s’apercevoir qu’il y a de
nombreux créateurs de contenus bienveillants. Des influenceurs au grand cœur.
Le positif attire le positif. Et c’est certainement pour cette raison qu'un soir de scroll, Monsieur Câlin a attiré mon attention. J’ai vu ce jeune homme, les yeux
bandés, s’installer sur la place centrale de La Chaux-de-Fonds en Suisse, avec
une pancarte sur laquelle il était inscrit : «Si vous avez besoin d’un
câlin, je suis là».
J’ai voulu mieux connaitre Monsieur Câlin
J’ai adoré le concept des passants qui venaient lui faire
des câlins. Je suis resté spectateur pendant plusieurs semaines, jusqu’au jour
ou Monsieur Câlin annonce qu’il fera deux séances à Dijon le 16 et 17 mars. Mais
non ? me dis-je. Je suis immédiatement entré en contact avec celui qui m’envoyait
du rêve chaque soir, sans trop savoir si j’aillais avoir une réponse. Ça a matché. Et j’ai
voulu mieux connaitre Monsieur Câlin.
Monsieur Câlin : «J’ai
29 ans, je suis un peu plus Franc-Comtois que Bourguignon, mais j’ai beaucoup déménagé
en Bourgogne-Franche-Comté. J’ai des attaches familiales notamment dans le
Jura, j’ai vécu à Dijon pour des raisons professionnelles. Je me suis expatrié
en Suisse, ou je travaille en ce moment, mais n’y habite plus. Je réside
actuellement dans le Doubs»
Comment est né le
concept de Monsieur Câlin ?
«Monsieur Câlin est né
à la suite de recherches approfondies de, qu’est-ce que je voudrais partager au monde ?
Voilà, dans un premier temps. En fait je voulais aider les gens. C’était l’idée
de base sans trop savoir comment. Le déclic est venu quand je suivais
sur les réseaux sociaux Tristan Defeuillet-Vang
(NDLR : candidat
de télé réalité qui a participé à Ninja Warrior 2 puis aux Anges 10) Il publiait des vidéos sur ses passions, et je me suis
retrouvé en lui. Sa façon d’être et de faire. J’ai cherché un concept qui me
correspondait avec l’objectif d’aider les gens tout en m’inspirant du travail
de Tristan. Et, est né l’idée de donner de la douceur avec Monsieur Câlin»
La préparation d’une séance de câlins
«Je choisi bien évidement un axe fréquenté dans une ville. Je suis souvent
au milieu d’une place. A Dijon, je me suis positionné place François Rude et place Darcy. J’installe mon matériel vidéo. J’ai un trépied,
une GoPro et deux téléphones pour filmer mes séances câlins. Je lance un live pour
mes followers, et j’attends que les gens viennent à moi. Il y a la pancarte,
sur laquelle il est inscrit un texte souvent différent comme,
quelqu'un te manque viens me faire un câlin. Tu as besoin de douceur, serre moi contre ton coeur. Fais moi un câlin, pas la guerre. Les
jours suivants, avec les images je fais des réels de mes séances pour les
diffuser sur mes réseaux sociaux»
Vous avez les yeux bandés
«Oui, j’ai les yeux bandés. Les gens viennent ainsi plus
facilement vers moi. Il n’y a pas le regard qui pourrait être un frein à ce
moment de partage. Certaines personnes peuvent être gênées de faire un câlin,
de part leur éducation ou on ne montre pas ses sentiments et ses faiblesses.
Là, ils sont libres, c’est anonyme. Je ne sais pas qui ils sont»
«J’essaie d’alléger les cœurs»
«Je suis là pour avant tout distribuer des câlins. Certains
me fond des confidences, m’expliquent pourquoi ils ont besoin de ce câlin. Je
les écoute avec attention, mais je ne donne aucun conseil. Je ne suis ni psychologue
ni psychiatre. Je ne suis pas qualifié pour choisir les bons mots réconfortants.
Ce n’est pas mon rôle et c’est pour ça que je ne donne que des câlins. J’essaie
d’alléger les cœurs, de donner un peu de douceur ne serait-ce qu’un instant. Alors
c’est vrai que je suis parfois face à des personnes qui pleurent, ou qui ont
besoin d’un second câlin. Je ne reste bien-sûr pas insensible»
«Mes câlins réconfortent»
«Il y a de plus en plus de gens qui regardent mes réels, lors
des pauses déj’, le soir. Je suis aussi suivi par des personnes hospitalisées,
malades. Ça je le sais d’après les commentaires laissés sur mes réseaux
sociaux. Des commentaires qui viennent des quatre coins de France, de Suisse et
même hors de l’Europe. Ça devient une dinguerie, mais j’adore. Parce que non
seulement mes câlins réconfortent les gens que je rencontre en physique, mais
aussi les gens qui regardent mes réels»
Vous allez faire une tournée de câlins cet été
«C’est une demande de la part de mes followers. Je fais
souvent mes séances près de chez moi en Suisse. Là, j’ai profité de ma venue
dans le Jura pour faire deux séries de câlins à Dijon, mais je prépare effectivement,
pour cet été une tournée de câlins. A longueur de journée, j’ai des gens qui me
disent, quand est-ce que tu viens dans ma ville ? Actuellement je peaufine mon itinéraire. Je
vais bien évidemment revenir à Dijon. Je suis très demandé à Annecy. Je vais
passer par Lyon, Paris, certainement Nantes. Je vais aussi descendre dans le
Sud de la France, mais aussi en Suisse et en Belgique. Bref tout s’organise.
Les villes seront annoncées sur mes réseaux sociaux»
Un dernier mot
«Je ne pensais pas quand j’ai lancé ce concept, il y a
quelques mois, qu’il y aurait un tel engouement. J’en suis quand même à organiser
une tournée de câlins. Mais je m’aperçois surtout que les gens ont besoin de douceur.
Une douceur que j’offre, mais il faut savoir que c’est à la portée de tout le monde. Commencez déjà
par votre entourage, vous verrez comme ça fait du bien de donner un câlin. Mon dernier mot sera :
Prenez soin de vous»
Norbert Banchet


