
La maire de Dijon a présidé une cérémonie, ce mercredi 27 mai, dans la cour d’honneur du palais des ducs de Bourgogne. «Je compte sur les évolutions à venir du cadre législatif pour nous aider à agir avec plus d’efficacité», a déclaré la socialiste.
Le 24 mai 1976, durant la première mandature de Robert Poujade, la Ville de Dijon se dotait de sa police municipale pour poursuivre l’action menée jusque-là par les gardes-champêtres.
Pour célébrer ce cinquantième anniversaire, la municipalité a organisé, ce mercredi 27 mai 2026, une cérémonie dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Ville rassemblant plusieurs dizaines de policiers municipaux en service ainsi que d’anciens policiers, aujourd’hui à la retraite.
Des policiers «animés par le sens de l’intérêt général»
Lors de son discours, Nathalie Koenders (PS), maire de Dijon, en présence de nombreux conseillers municipaux et de membre du conseil municipal d'enfants, a tenu à saluer l’action des agents : «Cette histoire de la police municipale dijonnaise, c’est vous, chers agents, qui, chaque jour et chaque nuit, l’écrivez ».
«Animés par le sens de l’intérêt général, vous accomplissez cet exigeant métier avec autant de rigueur que de discernement, autant d’humanité que de fermeté», a-t-elle insisté.
Développement du narcotrafic, émergence du protoxyde d’azote… les missions évoluent
En 50 ans, les missions de la police municipale ont évolué et ne se limitent plus à la gestion de la circulation ou l’accompagnement des personnes fragiles en ville.
Aujourd’hui équipés d'arme à feu, les policiers municipaux de Dijon doivent faire face à l’émergence de nouvelles incivilités et surtout au développement du trafic de drogue qui gangrène la société.
«Bien que la lutte contre le narcotrafic ne relève pas de la compétence de la Ville, je veux redire toute notre détermination à accompagner l’action des services de l’État, la police nationale et la justice dans ce combat», a déclaré Nathalie Koenders.
«Je compte sur les évolutions à venir du cadre législatif pour nous aider à agir avec plus d’efficacité. Je regrette simplement que le projet de loi relatif aux polices municipales ne puisse finalement pas être examiné en séance publique avant l’automne», a-t-elle ajouté.
La maire de Dijon a aussi évoqué la problématique de la consommation de protoxyde d’azote, très en vogue chez les jeunes, et dont les conséquences peuvent être dramatiques.
«Le travail parlementaire est marqué par le projet de loi destiné à renforcer la sécurité du quotidien et j’attends beaucoup des mesures visant l’usage détourné du protoxyde d’azote, cet autre fléau dont vous constatez au plus près les ravages», a-t-elle remarqué.
Après son discours, accompagnée par Samid El Ouahidi, directeur de la tranquillité publique de la Ville de Dijon, Nathalie Koenders est allée saluer les policiers présents et a remis des décorations.
«La police municipale, une grande famille»
Policier municipal à Dijon de 1981 à 2010, aujourd’hui retraité, Guy Girard s'est souvenu de «la grande famille» dont il a fait partie pendant presque 30 ans et de missions parfois cocasses.
«En termes de secours à la personne, j’avais une fois aidé une femme enceinte qui était en voiture et qui avait crevé. Je l’avais aidé à changer sa roue», a-t-il témoigné auprès d'
Infos Dijon.
Guy Girard a aussi livré son regard sur l’évolution de sa profession dans son ensemble : «Il faudrait que l’État donne de nouvelles prérogatives à la police municipale pour permettre de soulager la police nationale». «Pour bien protéger la population, il faut aussi que les policiers municipaux soient armés, pour moi, c’est obligatoire, surtout en ce moment».
Fabrice Aubry











