
Le président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté s’est rendu, ce mercredi 2 septembre, dans les locaux de l’Institut de formation en masso-kinésithérapie de Dijon qui a intégré récemment l’Université Bourgogne Europe, ce qui permet aux étudiants de bénéficier d'une formation gratuite.
Les étudiants de l’Institut de formation n masso-kinésithérapie de Dijon (IFMK) ont fait leur rentrée cette semaine. Après avoir intégré récemment l’Université Bourgogne Europe, l’établissement est passé d’un statut privé à un statut public et donc,
de facto, la formation devient gratuite. Les étudiants n'ont plus que les frais de scolarité de 300 euros à régler annuellement.
Après être venu annoncer la nouvelle aux étudiants (
lire notre article), le 5 mai dernier, Jérôme Durain (PS), président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, était de retour, ce mercredi 2 septembre 2026, à l’occasion de la rentrée universitaire. Il était accompagné de Françoise Tenenbaum (PS, FP), vice-présidente aux formations sanitaires et sociales, au handicap, à la santé et aussi conseillère municipale déléguée de Dijon. Vincent Thomas, président de l’Université Bourgogne Europe, était présent avec Marc Maynadié, doyen de l’UFR des sciences de santé, et Lionel Pascinto, directeur général adjoint du CHU Dijon Bourgogne.
«C’est quelque chose de magnifique»
Accompagné de tous les élus, Cyprien Guillot, directeur de l’IFMK de Dijon, a pris la parole, tout sourire, devant les étudiants de première année : «La formation kinésithérapeute en Bourgogne-Franche-Comté, et notamment à Dijon, devient pleinement universitaire. Pour vous, comme pour nous, c’est quelque chose de magnifique ! Jeunes gens, qu’est-ce que j’aurais aimé être à votre place il y a 23 ans lorsque j’ai intégré cet institut».
Toujours face aux étudiants, Marc Maynadié a évoqué l’ouverture que représente l’intégration de l’IFMK à l’Université Bourgogne Europe : «Vous allez être amenés à croiser des étudiants en médecine ou en pharmacie, profitez donc de ces rencontres pour enrichir encore votre mode d’exercice».
Vincent Thomas a ajouté : «Vous êtes pleinement étudiant de l’Université Bourgogne Europe et vous allez écrire une nouvelle page de votre filière qui est désormais accessible à tous sans condition de ressources dans la région».
«On est super contents»
Infos Dijon s’est entretenu avec deux étudiantes de première année qui n’ont pas caché leur joie d’intégrer un établissement où la formation est devenu gratuite : «Ça change totalement notre vision pour les quatre années à venir et ce qu’on prévoit de faire après. On est super contents», a témoigné Anaïs.
Rabiatou, elle, a réalisé une passerelle après une reconversion professionnelle : «J’ai appris que l’école allait passer dans le domaine public le jour de mon entretien, c’était une grande surprise !»
Un engagement de 725.000 euros par an pour la Région Bourgogne-Franche-Comté
Après avoir échangé avec des étudiants de première puis de quatrième année, le président de la Région a évoqué le travail de deux ans qui a été nécessaire entre la collectivité, le CHU Dijon Bourgogne, l’université et la direction de l’institut pour mener ce projet à bien. À ce titre, Jérôme Durain a souligné le travail réalisé par la vice-présidente Françoise Tenenbaum.
Interrogé par
Infos Dijon, le socialiste a rappelé les autres objectifs de cette opération : «On répare une inégalité parce qu’on avait sur notre territoire régional un Institut de formation en masso-kinésithérapie gratuit à Besançon, et, à Dijon jusqu’à maintenant, c’était payant».
«C’est un vrai progrès pour les familles des étudiants, et, pour nous, c’est intéressant parce que ça va nous permettre de former de nouveaux professionnels de santé dont on a besoin avec une population qui vieillit», a-t-il assuré.
Avant de visiter les locaux de cet institut dijonnais, Jérôme Durain a également rappelé que cette universitarisation représente désormais un engagement financier de 725.000 euros par an pour le conseil régional.
Fabrice Aubry






