
Le candidat du «rassemblement de la droite et du centre» a tenu un meeting d'avant-premier tour, ce mercredi 11 mars, au centre-ville. Emmanuel Bichot est soutenu par Bruno Retailleau qui considère que «l’insécurité progresse, le narcotrafic s’installe et le communautarisme gagne du terrain» à Dijon.

Dans la dernière ligne droite avant le premier tour de l'élection municipale dijonnaise et après dix réunions publiques dans différents quartiers, Emmanuel Bichot (LR, AD), tête de liste d'Agir pour Dijon, organisait, ce mercredi 11 mars 2026, un meeting à la salle Devosge, avec une tribune installée dans la longueur de la salle.
Le rendez-vous a rassemblé plus de 500 personnes, dont de nombreux colistiers ainsi que des élus locaux comme François-Xavier Dugourd (LR), vice-président délégué du Département de la Côte-d'Or et président de la fédération départementale des Républicains, Clémentine Barbier (sans étiquette), conseillère départementale, Guillaume Ruet (LR), maire sortant de Chevigny-Saint-Sauveur et secrétaire départemental du même parti, Alain Houpert (LR), sénateur de la Côte-d'Or, et Ludovic Rochette (HOR), maire sortant de Brognon et président de l'Association des maires de la Côte-d'Or.
«L’insécurité progresse, le narcotrafic s’installe et le communautarisme gagne du terrain»
Avant l’arrivée du candidat et de ses colistiers sur scène, plusieurs vidéos de soutien ont été diffusées sur un écran. Sénateur de Vendée, ancien ministre de l'Intérieur dans les gouvernements de Michel Barnier et de François Bayrou, président des Républicains et candidat à l’élection présidentielle de 2027, Bruno Retailleau (LR) a notamment déclaré qu'«après 25 ans de gestion socialiste, Dijon a besoin d’ouvrir une nouvelle page d’ordre, de responsabilité et d’efficacité». «Les Dijonnais voient bien ce qu’il se passe : l’insécurité progresse, le narcotrafic s’installe et le communautarisme gagne du terrain.»
Bruno Retailleau a aussi salué le «rassemblement de la droite et du centre» qu’Emmanuel Bichot a bâti avec sa candidature : «c’est une union solide, une union pour l’alternance. Et cette alternance est nécessaire».
D’autres messages de soutien ont suivi avec des enregistrements venant d’Hervé Morin (président du Nouveau Centre), d’Hervé Marseille (président de l’UDI), d’Anne-Catherine Loisier (sénatrice divers centre de la Côte-d’Or) et un message écrit de David Lisnard, fondateur du parti libéral Nouvelle Énergie, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France.
«Dans l’opposition, nous avons fait un travail énorme»
Après la diffusion d’un court clip de campagne, le candidat a fait son apparition sur l’estrade du meeting en compagnie de ses colistiers, tous vêtus d’une écharpe de couleur bleu clair et chaleureusement applaudis par le public.
Pendant un discours d’environ 25 minutes, Emmanuel Bichot est revenu sur son parcours local, son arrivée à Dijon en 2013, son engagement politique à partir de 2014 et ses précédentes candidatures à la mairie.
Le conseiller municipal sortant a également insisté sur son bilan dans l’opposition ces dernières années : «avec mes collègues, nous avons fait un travail énorme et nous avons dénoncé certains projets comme celui sur l’hydrogène ou encore la Cité de la gastronomie». «Sur ces sujets, la municipalité a bien dû reconnaître par la suite qu’il fallait qu’elle revoie sa copie».
«La majorité actuelle ne propose qu’un changement cosmétique»
Au fil de son discours, Emmanuel Bichot n’a pas manqué de tacler à plusieurs reprises la majorité sortante et a donné son point de vue sur la candidature de la maire sortante Nathalie Koenders (PS), devenue première édile fin 2024 en étant soutenue par François Rebsamen (FP), resté président de la Métropole de Dijon : «[François] Rebsamen a donné la couronne, mais il a gardé le trône !».
Selon le candidat, avec Nathalie Koenders comme tête de liste, «la majorité actuelle ne propose qu’un changement cosmétique, François Rebsamen est sixième sur la liste». Des propos parfois suivis de huées de l'assistance, destinées aux personnalités citées.
Le candidat de la liste Agir pour Dijon a rappelé quelques-unes de ses propositions de campagne comme baisser la part municipale de la taxe foncière de 5%, suspendre le projet de troisième ligne de tramway ou encore installer une réplique de la Tour Eiffel dans le port du canal (
lire le communiqué).
L'élu conservateur a rappelé ses soupçons d'entrisme des Frères musulmans (
lire le communiqué), ce que réfute la maire sortante (
lire le communiqué). Une déclaration qui fut particulièrement applaudie dans la salle.
Objectif : 30% au premier tour
Après ce discours, les colistiers présents se sont retrouvés sur l’estrade pour entonner le premier couplet de «La Marseillaise», chantée également par l'assistance.
Interrogé par
Infos Dijon, Emmanuel Bichot s’est montré confiant pour le premier tour. Après le sondage qu'il a commandité (
lire le communiqué), le créditant de 21% des intentions de vote, contre 41% pour Nathalie Koenders, le candidat a indiqué espérer se rapprocher des 30%. Verdict ce dimanche 15 mars.
Fabrice Aubry







