
Ce vendredi 25 septembre, le président du conseil départemental de la Côte-d'Or a ouvert le nouveau site de 375 agents, «un environnement de travail conçu avec des zones collaboratives à l'intérieur comme à l'extérieur».

Avec un «esprit campus», le site Osmose, nouveau lieu de travail d'agents du conseil départemental de la Côte-d'Or, se prépare à entrer en service, le 28 septembre prochain, dans le quartier Toison d'or, à Dijon. Ce vendredi 25 septembre 2026, François Sauvadet (UDI), président de la collectivité, a effectué une visite des locaux s'étendant sur 7.800 m².
Des salles de détente à tous les étages, des salles pour la musculation ou le Pilates, une cafétéria, un espace pour les parents de jeunes enfants en panne de nounou, un jardin central, des casiers pour recharger les batteries de vélo électrique... les services du Département ont mis l'accent sur la qualité de vie au travail en présentant le nouveau «campus territorial» pour lequel 34 millions d'euros ont été investis.
Construit en raison d'«une vaste réorganisation spatiale» des services
Le site Osmose n'a pas vocation à accueillir du public, c'est le rôle des 12 antennes Solidarités Côte-d'Or des quartiers de l'agglomération dijonnaise.
Le pôle ressources et accompagnement des transformation s'installera dans le bâtiment A (3.800 m²). Le pôle attractivité et développement durable des territoires sera logé dans le bâtiment B (4.000 m²).
Dans le cadre d'«une vaste réorganisation spatiale» des services centraux de la collectivité, passant de cinq à deux sites – avec 375 agents à Osmose et 400 autres agents sur le site historique Tissot –, les sites Gagneraux, Garibaldi, Marbotte, Giono et Jean-Bouhey seront prochainement cédés.
Un bâtiment correspondant à la RE 2020
Le maître d’ouvrage du chantier était Lazard développement. Les bâtiments ont été construits à partir d'un noyau en béton tandis qu'un manteau bois a été utilisé pour les façades, complétés de panneaux en aluminium. «Il y a une utilisation minimum du béton», a souligné René-Henry Arnaud, architecte associé du cabinet Architecture studio.
Répondant la Réglementation environnementale entrée en vigueur en 2022 (RE 2020), le site présente une consommation d'énergie primaire inférieure à 75 kWh/m²/an en moyenne. 700 m² de panneaux solaires photovoltaïques en toiture devraient produire 10% de la consommation d'électricité.
Concernant cette performance environnementale, les bâtiments sont certifiés BREEAM Very Good (Building Research Establishment Environmental Assessment Method).
Un système de rafraîchissement d'air devrait permettre d'obtenir une température conseillée d'environ 26°C en été.
Une partie des eaux pluviales sont récupérées dans une cuve de 15.000 litres qui sert à l'arrosage des espaces verts et à l'alimentation des chasses d'eau.
«On a prêté une grande attention à la qualité acoustique», a signalé l'architecte, «les cloisons sont performantes».
«Un environnement de travail conçu avec des zones collaboratives à l'intérieur comme à l'extérieur»
À l'issue de la visite en compagnie de conseillers départementaux de la majorité, de cadres de la collectivité et de représentants des entreprises, François Sauvadet a prononcé un discours soulignant les spécificités de l'environnement de travail. Extraits choisis.
«Je voulais vraiment que ce soit un site qui soit agréable à voir parce qu'il ponctue le paysage de ce quartier, mais aussi agréable à vivre parce qu'ici on va travailler, on va apporter des services à la population.»
«On souhaite ce que ce soit vraiment un lieu qui soit un véritable laboratoire d'innovation de l'action publique avec l'utilisation raisonnée de l'intelligence artificielle pour permettre de mieux agir pour l'ensemble de nos compatriotes et de mieux maîtriser aussi d'ensemble des enjeux dans un monde qui est particulièrement complexe.»
«Tout ça a été conçu comme un nouvel environnement de travail. La question centrale que nous avons dans nos métiers régis par la fonction publique, c'est à travailler sur l'attractivité de nos métiers, attirer des personnes, des compétences, qui vont dédier leur vie professionnelle au service de nos compatriotes.
«[Un environnement de travail] conçu avec des espaces de travail connectés, des espaces de travail partagés, des zones collaboratives à l'intérieur comme à l'extérieur.»
«C'est l'IA au service du sens à retrouver dans nos métiers»
«L'esprit campus, c'est aussi accompagner, avec nos agents, les grandes mutations auxquelles nous sommes tous confrontés collectivement. Il ne faut pas avoir peur de ce monde-là puisque c'est notre monde. Tout l'enjeu qu'est le nôtre, c'est de parvenir à la souveraineté, c'est à dire de maîtriser ces outils pour ne pas en être dépendants. (…) Ce n'est pas simplement un lieu où ont fait de l'action publique. (…) C'est un laboratoire aussi de l'initiative publique.»
«Il faut qu'on progresse dans l'analyse des besoins, dans l'analyse des évolutions. (…) Je fais confiance à nos agents. Le mot campus, c'est parce que je veux que les agents soient eux-mêmes les acteurs du changement.»
«Le vrai changement de la pratique, c'est que chacun s'approprie son changement, que chacun regarde la façon dont il travaille, comment les nouveaux outils du numérique, de l'IA vont pouvoir nous aider à retrouver plus de sens à nos fonctions.»
«L'IA, c'est un outil mis à disposition de chacun de nos agents pour appréhender différemment son travail, des outils de puissance numérique et de calcul qu'on n'aurait pas spontanément.»
«On ne gagnera la bataille du numérique que si chaque agent regarde la façon dont il fonctionne, réinterroge sa façon de servir nos compatriotes pour qu'on recherche le maximum d'efficience. (…) C'est l'IA au service du sens à retrouver dans nos métiers.»
«On vit une nouvelle relation au travail. Ce n'est pas qu'on travaille moins. C'est qu'on travaille différemment. On était la génération croissance ; nos jeunes, c'est pas la génération décroissance, mais c'est une génération qui veut trouver l'équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle, épanouissement de la vie personnelle et de la vie professionnelle, pas l'un sans l'autre. Ce lieu est conçu pour ça, il est conçu pour la vie au travail.»
«Chaque fois qu'on investit, c'est un geste de confiance»
«Il faut que chaque agent ait confiance dans la mission qu'il conduit parce qu'elle est essentielle. (…) Je redis ma confiance en nos agents. Chaque fois qu'on investit, c'est un geste de confiance. Quand on n'investit plus, c'est un geste de crainte pour son avenir.»
«Ce bâtiment est dans les standards de précautions que nous avons vis à vis de la planète, dans les standards environnementaux, dans les standards de préservation énergétique et donc respectueux d'environnement. Vous avez aussi l'îlot de fraîcheur, c'est beaucoup desimperméabilisé.»
«On a voulu aussi adresser un signal à tous nos agents, où qu'ils se situent, ce n'est pas un site réservé à la centralité. (…) Ce n'est pas site des Dijonnais, c'est le site de la Côte-d'Or. (…) À Beaune, ils ont un site magnifique. (…) On va refaire tout nos sites territoriaux. (…) L'idée est de maîtriser la dépense publique pour agir au mieux pour nous compatriotes.»
Le bâtiment sera officiellement inauguré prochainement, une fois que la plupart des agents seront installés dans les bureaux.
Jean-Christophe Tardivon



















































