
L’Établissement français du sang et l’amicale du don de sang organisaient, ce mardi 26 mai, une collecte au musée des Beaux-Arts à «un moment particulièrement sensible pour les réserves de sang». Certains donneurs n'étaient jamais venus auparavant dans ce lieu de culture.
Mêler culture et solidarité en donnant son sang dans un musée, c’est un concept qui avait été lancé en 2021 lors de la crise sanitaire de la COVID-19. Il avait connu un grand succès et entraîné l’organisation d’autres collectes du même genre ailleurs en France.
La direction de l’Établissement français du sang de Bourgogne-Franche-Comté (EFS) a ensuite instauré des collectes dans d’autres lieux culturels de la région comme la bibliothèque Colette de Dijon ou le château du clos de Vougeot.
«Un moment particulièrement sensible pour les réserves de sang»
Ce mardi 26 mai 2026, les équipes médicales du don de sang étaient de retour dans le musée des Beaux-Arts de Dijon pour une collecte «qui intervenait à un moment particulièrement sensible pour les réserves de sang au lendemain du lundi de Pentecôte, dans une période où les jours fériés et les ponts entraînent une baisse notable de fréquentation des collectes», selon la direction de l’EFS.
Encore une fois, l’annonce de cette nouvelle opération au sein du musée des beaux-arts a fait mouche. «On a ouvert 100 rendez-vous de dons pour cette journée et, quelques semaines après, on était quasiment complet», indiquait-on du côté de l’EFS. «On a eu aussi le relais d’autres partenaires et le musée a également beaucoup relayé l’information. Ça fait partie de la réussite de cette collecte».
«Ça me fait plaisir de pouvoir sauver des vies en donnant mon sang»
Ce mardi après-midi, alors que la température dépassait les 30°C dans le centre-ville de Dijon, les donneurs de sang profitaient de la fraîcheur du musée des Beaux-Arts dans une salle du premier étage.
Face à des tableaux de l’époque Renaissance, Alyssa, étudiante sage-femmes, se réjouissait de sa présence : «On est dans un cadre qui est beau et il fait frais, donc c’est bien. J’avais déjà donné mon sang lors d’une collecte sur le campus universitaire. Je fais beaucoup de stages au CHU donc j’ai conscience que c’est important de donner mon sang pour aider les gens».
Un peu plus loin, Emma, elle aussi étudiante dijonnaise, partageait le même avis : «Ça me fait plaisir de pouvoir sauver des vies en donnant mon sang. Je suis étudiante en santé donc je me dis que je donne l’exemple. Je n’étais jamais allé au musée des Beaux-Arts, c’était donc l’occasion de venir».
«Donner mon sang devant des tableaux, c’est sympa comme concept»
Les étudiants ou employés du secteur de la santé étaient effectivement nombreux à s’être déplacés.
«Je travaille à l’hôpital donc je suis particulièrement sensibilité à cette cause du don de sang», a témoigné Lucas, un jeune salarié du CHU, qui se réjouissait également de découvrir à cette occasion le musée des beaux-arts : «Je trouve ça sympa comme concept. On donne notre sang devant des tableaux, ça donne l’occasion de venir au musée et ça fait de la publicité pour le musée et le don de sang».
De futures collectes événementielles entrecoupées de rendez-vous réguliers
Après une journée qui a vu passer une centaine de donneurs, l’Établissement français du sang donne rendez-vous, en septembre prochain, pour le début de l’opération «Tout Dijon donne» à la salle des États de Bourgogne.
Une autre collecte est ensuite prévue début 2027 au musée des Beaux-Arts pour continuer d’associer santé et solidarité et tenter d’attirer de nouveaux donneurs au bénéfice des patients.
D'ici là, l'EFS incite à consulter son
site web ou encore l'application
Don de sang afin de connaître les rendez-vous régulièrement organisés près de chez soi.
Fabrice Aubry




