
Jusqu'au 30 avril, au centre-ville, le service des Archives municipales et les Arolsen Archives présentent «Stolen Memory». Plus de mille familles de propriétaires de ces objets ont été retrouvées en dix ans. Accès libre, visite commentée sur inscription.
La Ville de Dijon accueille l’exposition itinérante « #StolenMemory » dédiée à la mémoire des déportations, dont la journée nationale du souvenir se tient chaque dernier dimanche d’avril.
Réalisée et prêtée par les Arolsen Archives, centre international sur les persécutions nazies dont le siège est en Allemagne, elle présente les effets personnels confisqués aux déportés à leur arrivée dans les camps de concentration durant la seconde guerre mondiale.
A travers objets et documents, elle retrace les parcours de vie et cherche à identifier leurs propriétaires lorsque cela n’a pas encore été possible.
Depuis 2023, cette exposition a déjà été présentée en France au Panthéon, au Conseil de l’Europe et dans plusieurs grandes villes de France.
Exposition en accès libre
place de la Sainte-Chapelle,
du 1er au 30 avril
de 10h à 17h
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Visites commentées de l’exposition
Durée : 1 heure par une médiatrice culturelle des Archives municipales
Les 4 et 26/04, Michel Blondan, professeur retraité et historien de la résistance et de la déportation, évoquera la mémoire du Dijonnais Maurice Voutey (1925-2012), résistant, déporté, auteur d'ouvrages et d'articles sur la déportation.
Lundi : 13/04 à 10h30
Mardis : 07/04 et 14/04 à 10h30 et 17h, 21/04 et 28/04 à 17h
Mercredis : 08/04 et 15/04 à 10h30
Jeudis: 09/04 et 16/04 à 10h30
Vendredis : 10/04 et 17/04 à 10h30
Samedi : 04/04 à 11h
Dimanche : 26/04 à 14h
Inscription obligatoire en ligne
https://eservices.dijon.fr/Pages/Doodle/registrati...Renseignements au 03 80 74 53 82
#StolenMemory à Dijon
Grâce au soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, le conteneur maritime reconverti des Arolsen Archives voyage à travers la France.
Cette exposition en plein air se focalise sur les derniers effets personnels de détenus de camps de concentration et la question de savoir comment ces objets peuvent être restitués aujourd’hui aux familles des victimes. L’exposition sera présentée à Dijon jusqu’à fin avril. Trois autres conteneurs d'exposition des Arolsen Archives sont actuellement en tournée en Allemagne et en Pologne.
Le but de l’exposition : attention et soutien
Alliances, montres et portefeuilles contenant des photos : lorsque les prisonniers arrivaient dans une prison en France ou un camp de concentration allemand, tous leurs objets personnels étaient confisqués. #StolenMemory est une campagne des Arolsen Archives visant à restituer ces objets aux membres des familles des anciens prisonniers.
Plus de 1000 familles ont été retrouvées depuis le lancement de la campagne en 2016. L'exposition présente des photographies des souvenirs volés et explique le destin de dix victimes de la persécution nazie, provenant de toute l'Europe. Les archives en Allemagne détiennent encore des effets appartenant à près de 2 000 personnes de toute l'Europe.
Pour Marie-Christine Jené, fille de Braulia Cánovas Mulero qui luttait dans la Résistance française, la restitution de la montre et de la bague de sa mère est une pièce du puzzle dans la culture européenne du souvenir : « La mémoire d’un peuple c’est aussi la liberté d’un peuple. La mémoire de nos peuples, de différents pays et également de notre Europe, c’est aussi la mémoire de toutes les personnes qui ont vécu, qui ont souffert et c’est quelque chose d’absolument essentiel. »
La valeur émotionnelle des objets
« De nombreuses victimes du nazisme n’ont laissé aucun objet personnel à leur famille, car les nazis leur ont tout pris », explique Charlotte Meiwes, responsable du projet #StolenMemory aux Arolsen Archives. Les familles sont donc souvent très surprises de recevoir les objets. « Certaines d'entre elles ne connaissaient rien ou très peu de cet aspect de la vie de leurs grands-parents, parents, oncles et tantes. » Il est donc d'autant plus important que les objets soient rendus aux familles.
#StolenMemory en France
Les Arolsen Archives sont les archives les plus complètes au monde sur les victimes et les survivants du national socialisme. Leur travail est supervisé par une commission internationale composée de représentants de onze pays. La France a assuré la présidence de la commission jusqu’en juin 2023.
Anne-Marie Descôtes, Sécrétaire générale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, exprime : « Grâce au dévouement et à l’engagement du personnel des Arolsen Archives et des nombreux bénévoles qui participent au projet #StolenMemory, c’est une œuvre majeure dédiée à la mémoire des victimes des persécutions nazies qui est aujourd’hui livrée au public français. Je souhaite que #StolenMemory puisse toucher, à chaque étape de son circuit en France, le plus grand nombre de visiteurs, en particulier parmi les jeunes. »
Site internet
Le site internet
stolenmemory.org/fr/ propose des informations émouvantes pour accompagner l’exposition, notamment des courts-métrages d’animation et des histoires complémentaires qui racontent le destin de chaque victime. Ce matériel a été spécialement conçu pour cibler les jeunes.
Le site Web propose également un vaste matériel pédagogique qui peut être téléchargé gratuitement et utilisé par les écoles et autres établissements d’enseignement partout où l’exposition itinérante est présentée.
Communiqué