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16/09/2021 18:23

DIJON : Une Marche des Fiertés le samedi 25 septembre

Les associations organisatrices revendiquent notamment «des moyens pour l’accès à la santé, pour la lutte contre la transphobie, en particulier en milieu scolaire et une loi contre les  thérapies de conversion».
Communiqué de l'association AIDES Dijon du 16 septembre 2021 :

La ville de Dijon se prépare à accueillir le retour de la marche des fiertés 2021 dans un contexte toujours plus compliqué pour les personnes LGBTQI+ touchées par une crise sanitaire encore actuelle, dont les plus précaires, les plus fragilis·é·e·s et les plus discriminé·e·s en paieront malheureusement longtemps le prix fort.

Portée par les militants de l’association AIDES Dijon, et soutenue par : l’Autre Cercle Bourgogne Franche Comté, Gang Reine, le Planning Familial 21, les Orageus.e.s, SOS Refoulement, la Ligue des Droit de l’Homme, Amnesty International, la FSU, Solidaires 21, la CFDT et la CGT, la marche des fiertés 2021 est de retour à Dijon le samedi 25 septembre 2021 à partir de 14h (départ place Wilson).


À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, cette marche sera la dernière avant la fin du quinquennat qui n’aura à ce jour brillé que par son immobilisme en matière d’évolution des droits pour les personnes LGBTQI+. Priorité de communication à défaut d’une priorité d’actions concrètes, les belles paroles et les promesses s’enchaînent à coup de plans de lutte mais les résultats et les moyens se font toujours attendre.

Nous rappelons que les droits ne sont rien s’ils ne sont pas effectifs ! De restrictions budgétaires en dématérialisation des services publics, il est de plus en plus difficile de les faire valoir, en particulier pour les plus vulnérables.

SANTÉ BAFOUÉE, LGBTQI+ EN DANGER !

Le gouvernement, loin d’être en rupture avec ses prédécesseurs, continue de considérer la santé sous un angle purement gestionnaire. Malgré une crise sanitaire qui a clairement montré que cette stratégie nous mène dans le mur, des lits ont continué à être fermés, les hôpitaux regroupés et des services supprimés. Plus grave encore, cette politique laisse les plus fragiles d’entre nous à l’écart de notre système de santé. Les personnes les plus vulnérables ont été tout simplement abandonnées à leur sort, et cela malgré des signaux alarmants, qui n’ont pas été entendus.

Le « quoi qu’il en coûte » ne s’est clairement pas appliqué à tout le monde.

Oublié·e·s également celles et ceux d’entre nous en rupture familiale et dont les liens sociaux sont essentiellement communautaires. Ils et elles ont été laissé·e·s dans leur solitude, confiné·e·s face à leurs angoisses, leurs blessures et parfois leurs traumatismes. Or les taux de dépressions, de suicides, de comportements à risque, de fragilité face aux produits psychoactifs sont bien plus élevés dans nos populations, et cela dans une indifférence générale et dévastatrice.

Enfin que dire du manque total de volonté politique pour éradiquer définitivement l’épidémie de VIH ? 40 ans après l’apparition de la maladie, qui a fait plus de 30 millions de morts, nous pourrions y mettre un terme, mais, faute de réels engagements, les choses n’avancent pas. Désintérêt de l’État et maintenant une crise sanitaire, les dons sont en chute libre et le risque de regain de l’épidémie resurgit.

Si les moyens déployés pour la promotion de la PrEP (médicament antirétroviral pour éviter d'être contaminé·e par le VIH), du TAsP (Treatment As Prevention : une personne vivant avec le VIH ayant une charge virale indétectable grâce aux traitements antirétroviraux ne transmet pas le VIH) et du TPE (Traitement Post-Exposition d’urgence qui permet d'empêcher une contamination lorsqu’on a été exposé au VIH) étaient les mêmes que ceux pour la Covid, les résultats seraient là depuis longtemps.

Une épidémie ne doit pas en faire oublier une autre !

THÉRAPIES DE CONVERSION : « CIRCULAIRE », IL N’Y A RIEN À VOIR !

Les témoignages de victimes se multiplient et démontrent l’existence des « thérapies » de conversion en France, depuis trop longtemps ignorées. Reconnues comme de la torture, elles détruisent psychologiquement, socialement et même physiquement toutes les personnes LGBTQI+ qui en sont la cible ! Au lieu de soutenir le projet de loi, pourtant porté par une députée LREM, le gouvernement donne pour seule réponse : une circulaire le 17 mai 2021 !

En affirmant que les lois en l’état assureraient une protection des personnes LGBTQI+ contre ces pratiques qui perdurent dans l’impunité totale, le gouvernement fait le choix de détourner le regard en abandonnant les victimes à leurs bourreaux.

Hasard du calendrier, la proposition de loi de la députée Laurence Vanceunebrock visant à en faire un délit spécifique a enfin trouvé une place dans l’agenda parlementaire et sera débattue la semaine du 4 octobre en procédure accélérée.

AU LYCÉE COMME AILLEURS, LA TRANSPHOBIE TUE TOUJOURS !

Nous ne pouvons plus tolérer le manque d’actions en faveur des jeunes personnes transgenres dans les établissements scolaires ! Nous attendons toujours la mise en place des mesures concrètes demandées par les personnels enseignants, administratifs et surtout par les élèves. Merci pour ce mépris !

Mépris à tous les étages, car, malgré les promesses, la lutte contre la transphobie n’est clairement pas une priorité pour ce gouvernement ; que ce soit pour l’accès aux soins et aux parcours de transition, pour l’accès à l’emploi et aux services publics, pour le changement d’état civil, qui n’est toujours pas déjudiciarisé et basé sur la simple autodétermination, ou contre le lynchage médiatique que nous subissons.

Cette liste non-exhaustive montre malheureusement qu’en 2021, il est encore et toujours temps de reprendre les rues pour réclamer une réelle politique de progrès social, pour revendiquer l’accès à nos droits, et obtenir la reconnaissance de toutes les personnes LGBTQI+ !

Nous appelons à défiler tou·te·s ensemble ce samedi 25 septembre à Dijon, pour montrer notre détermination parce que le respect de nos droits ne se négocie pas, parce que les « avancées » ne s’applaudissent pas, mais parce que la régression, elle, se combat !

La marche des Fiertés reçoit le soutien financier de la Ville de Dijon et de l'Amacod.

À propos de AIDES
Créée en 1984, AIDES est la première association de lutte contre le sida et les hépatites en France et en Europe. Elle est reconnue d'utilité publique et labellisée "don en confiance" par le Comité de la Charte.
AIDES agit depuis 30 ans avec et auprès des populations les plus vulnérables au VIH/sida et aux hépatites pour réduire les nouvelles contaminations et accompagner les personnes touchées vers le soin et dans la défense de leurs droits. Plus globalement, l'association joue un rôle majeur dans l'amélioration de la prise en compte des malades dans le système de santé en France, l'évolution des droits des personnes vulnérables et la lutte contre les discriminations.
Ses principes : respect, indépendance, confidentialité et non-jugement.



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