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13/07/2020 21:41

DIJON : Une Marseillaise version rock pour la Fête Nationale

À la guitare électrique, le musicien dijonnais Christian Mansour a joué ce lundi 13 juillet l'hymne national depuis les fenêtres de l'Hôtel de Ville de Dijon. Parmi les spectateurs dans la cour d'honneur, le maire François Rebsamen.
À l'inverse d'une sérénade au balcon, peu avant 20 heures ce lundi 13 juillet 2020, le musicien dijonnais Christian Mansour s'est installé au premier étage du palais des ducs de Bourgogne pavoisé de drapeaux tricolores tandis que quelques spectateurs approchaient dans la cour pavée en contrebas. Le soleil déclinait dans le ciel à la veille de la Fête Nationale.

À 20 heures pile, Christian Mansour a joué à la guitare électrique l'hymne national. Le chant patriotique de «la Marseillaise» a été composé par Claude Joseph Rouget de Lisle en 1792 dans un contexte de guerre avec l'Autriche. Il a par la suite été arrangé par le compositeur Hector Berlioz, en 1830. L'hymne fut plusieurs fois interdit lors des périodes de Restauration et très contrôlé par le régime de Vichy.

La liberté en musique


Une cinquantaine de personnes étaient présentes dans la cour d'honneur dont le maire de Dijon, François Rebsamen, entouré de plusieurs adjoints. Au-delà, des grilles, les estivants présents sur la place de la Libération pouvaient aussi entendre les notes voler jusqu'à eux.

Après un premier morceau, Christian Mansour est revenu à la fenêtre proposer une improvisation de son cru en terminant par un clin d’œil régional avec quelques notes d'une célèbre chanson à boire remontant au XVIIème siècle, «Chevaliers de la table ronde».

À  la verticale de la tour Philippe le Bon Christian Mansour a joué juste au-dessus du mot «liberté» de la devise républicaine. Une devise «liberté, égalité, fraternité» reprise sur les grilles côté place de la Libération. Le guitariste avait installé son matériel dans le cabinet des huissiers jouxtant le bureau du maire de Dijon.

Improvisation totale


Comme Christian Mansour l'a confié à Infos Dijon, la décision de cette intervention a été prise trois jours avant : «c'est la municipalité de Dijon qui m'a contacté pour jouer la Marseillaise, à mon plus grand plaisir. J'avais déjà joué pour le déménagement des statues lors de la rénovation du Musée des Beaux-arts. Ça leur a donné l'idée».

Le bluesman a alors recherché une orchestration : «j'ai cherché plusieurs tonalités, c'est une tonalité qui venait naturellement, je suis resté sur celle-là. J'ai travaillé un petit peu pour faire le moins de couacs possible pour l'hymne nationale, ou faire des couacs qui soient jolis».

Le seconde partie est un hommage à la liberté porté par l'énergie du rock : «c'est que de l'improvisation, j'ai travaillé en autodidacte, je me suis un petit peu plus lâché, j'ai voulu marqué un peu plus le coup».

Jean-Christophe Tardivon