
Avec une touche de magie, la CCI Côte-d'Or-Saône-et-Loire a organisé, ce vendredi 28 novembre, un salon de l'orientation axé métiers. Selon le président de la chambre consulaire Pascal Gautheron, un tel événement permet de «faire en sorte que l'orientation soit choisie et non pas subie».

Après Chalon, la Nuit de l'orientation de la CCI arrive à Dijon. Ce salon destiné aux jeunes souhaitant s'informer sur les métiers ainsi qu'aux adultes en reconversion a rassemblé 150 professionnels représentant 120 métiers, ce vendredi 28 novembre 2025, dans le Hall 2 du parc des expositions de Dijon.
L'inauguration a été conduite par Pascal Gautheron, président de la CCI Côte-d'Or-Saône-et-Loire, accompagné de Massar N'Diaye, adjoint chargé notamment de l'insertion et l'emploi qui représentait la maire de Dijon, et de Sabine de Meester, inspectrice de l'information et de l'orientation de l’Éducation nationale en Côte-d'Or.
«Trouver sa voie, ça peut aussi être un moment agréable»
Cette troisième édition de la Nuit de l'orientation prenait place dans le Mois de la découverte des métiers, se déroulant du 3 novembre au 6 décembre, en partenariat avec l’Éducation nationale et Régions de France.
«Trouver sa voie, ça peut aussi être un moment agréable.» Tel était le mot d'ordre des équipes de la CCI pour présenter l'orientation de façon «inspirante, vivante et positive» avec une entrée axée sur les métiers.
Le salon était placé sous le thème de la magie dans une ambiance noir et violet. Avec le sourire et des ballons, des salariées donnaient les premières indications et remettaient une carte magique à valider à la sortie. Des jus de fruits et des barbes à papa étaient proposés au fond de l'espace tandis que le magicien Nicoco allait à la rencontre des visiteurs avec quelques tours dont il a le secret.
Test numérique et échange en présentiel avec «les Mages de l'orientation»
Les équipes avaient conçu un dispositif original – le «Grimoire des métiers» – articulant un formulaire, à remplir sur une tablette numérique, et un entretien en présentiel avec des conseillers. En 2024, un quart des visiteurs du salon avaient répondu à ce questionnaire.
Accompagné par des salariés de la CCI, le test d'intérêt professionnel Inforizon servait à déterminer les centres d'intérêt et les domaines de prédilection des personnes en recherche d'orientation, base de l'échange personnalisé ensuite avec les «Mages de l'orientation», c'est à dire les experts de la Fabrik de l'orientation, des CIO, de la Mission locale de l'arrondissement de Dijon, de Creativ, de Transition pro ou encore France Travail.
De plus, les répondants peuvent bénéficier pendant 60 jours d'un accès à la plateforme Parcouréo, développée par la Fondation Jeunesse avenir entreprise, pour explorer quelques 1.200 métiers.
«Il y a un engouement parce que l'orientation, ça joue une vie»
«Une des missions d'intérêt public des chambres de commerce [et d'industrie] est de faciliter l'orientation des jeunes et des moins jeunes», a signalé Pascal Gautheron durant l'inauguration, «on respecte notre contrat avec notre environnement». «C'est un moment exceptionnel puisque les familles, les enfants, les jeunes et les moins jeunes rencontrent des entreprises pour évoquer leur métier.»
«Il y a un engouement parce que l'orientation, ça joue une vie», s'est enthousiasmé le président de la chambre consulaire devant l'affluence dès l'ouverture des portes. «Ces jeunes, qui sont en grande partie collégiens voire lycéens, cherchent leur voie professionnelle. La possibilité des jeunes, des parents, de rencontrer des professionnels qui expliquent leur métier, ça permet de faire en sorte que l'orientation soit choisie et non pas subie, d'où le succès de cette opération.»
«Ces temps d'échanges permettent de trouver sa voie»
«C'est un bel événement», a abondé Massar N'Diaye, «c'est important, pour nos jeunes, de pouvoir découvrir des métiers et de pouvoir échanger avec des professionnels». «Dans un temps où on parle beaucoup de se sentir utile pour les autres, d'avoir une utilité sociale au niveau de l'emploi, là, les jeunes ont la possibilité de voir si ça correspond à l'idée qu'ils ont du monde professionnel. Quand on est en 3ème ou au lycée, on ne sait pas vraiment où on veut aller et ces temps d'échanges permettent de trouver sa voie et de trouver son utilité sociale.»
«La Ville de Dijon est partenaire», a précisé l'élu municipal, «on accueille cet événement au parc des expositions, on finance également cet événement». «Ça fait partie de notre vision partenariale sur ces questions d'emploi, d'insertion. (…) L'écosystème de l'emploi et de l'insertion, c'est aussi savoir travailler avec chacun des partenaires présents sur le territoire, de trouver des chantiers communs parce que l'avenir de la jeunesse représente beaucoup pour notre ville, pour notre société.»
«Ça peut être un élément déclencheur sur un parcours professionnel»
«Des salons comme celui-ci constituent des leviers pour l’Éducation nationale», a renchéri Sabine de Meester, «on travaille beaucoup sur la formation». «Là, le fait de pouvoir avoir des témoignages aussi des professionnels, c'est un des éléments importants pour des jeunes parce qu'ils peuvent s'identifier. C'est vraiment complémentaire avec ce que l'on peut offrir dans l’Éducation nationale.»
«Les parcours d'orientation commence des le collège et se perpétuent tout au long de la vie», a considéré la représentante du rectorat de l'académie de Dijon, «les CIO sont partenaires, ils accueillent des jeunes et des moins jeunes dans leurs services pour travailler à ces parcours qui ne sont plus aussi linéaires qu'avant». «C'est important de montrer tant aux collégiens et aux lycéens, qu'aux jeunes qui sont en décrochage et aux personnes qui sont en reconversion qu'il y a des choses qui sont possibles. C'est une petite pépite. On parle ici de magie, ça peut être un élément déclencheur sur un parcours professionnel : la rencontre avec quelqu'un qui va nous faire découvrir ce qu'on a envie de faire plus tard.»
«Une première à Dijon très intéressante»
Secrétaire générale de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie de la Côte-d'Or (UMIH 21), Isabelle Grandin a partagé son enthousiasme avec la délégation.
«L'UMIH valorise les métiers de l'hôtellerie-restauration qui sont vastes», a rappelé Isabelle Grandin, «on a rencontré des jeunes élèves, principalement de 4ème et de 3ème, en recherche d'orientation, avec leurs parents». «C'est une première à Dijon très intéressante.»
La représentante de l'UMIH 21 s'est félicitée d'avoir échangé avec «des jeunes très intéressés, là pour se renseigner sur notre secteur d'activité». «Aussi bien garçons que filles, ils ont l'air d'être motivés par la restauration, la pâtisserie. Ils aiment bien cuisiner chez eux, ils aiment bien partager, ils ont le sens du contact. C'est des métiers où, effectivement, ils pourraient trouver leur place. À eux de les découvrir avec de l'apprentissage ou des stages-découvertes dans des entreprises.»
«C'est une bonne idée d'associer aussi les parents, souvent on voit les jeunes isolés, avec leur professeur, un peu timides. Avec les parents, c'est un bon format. Les parents prennent les choses en mains, on discute avec le jeune pour lui donner l'opportunité de s'exprimer. Les parents ont les informations, ils peuvent entendre ce qu'on peut proposer et peuvent en discuter. C'est la première fois que je vois ça dans le cadre d'un événement de cet envergure», a-t-elle développé.
Des espaces thématisés
Parmi les professions présentées, un focus particulier était réalisé sur les métiers de la vie – assistant social, éducateur spécialisé, auxiliaire de puériculture, médecin... –dans un espace animé par une trentaine d'agents du conseil départemental de la Côte-d'Or.
Le reste du salon était divisé entre un espace de
speed datings, dès l'entrée, et des stands, eux-mêmes répartis par thème. D'un côté, les métiers de l'automobile, et de l'autre, les métiers des forces de sécurité et de la défense, ont connu un grand succès.
L'Armée de terre forme dans seize secteurs professionnels
«Maintenance, BTP, travaux publics, administration, restauration... il y a tous les métiers chez nous ; la particularité, c'est que tu seras militaire avant tout», expliquait ainsi l'adjudant Fabien Jaonah, chef du Centre d'information et de recrutement des forces armées (CIRFA) de Dijon, à un collégien, «tu seras formé soldat et, après, tu apprendras un métier».
«On n'est pas que du combattant», a précisé le chef du CIRFA, entouré de militaires du 511ème régiment du train d'Auxonne, «dans l'Armée de terre, on a seize domaines d'activité». En moyenne, l'Armée de terre recrute 16.000 jeunes par an dont une centaine en Côte-d'Or.
Après deux ans à Chalon-sur-Saône, deux ans à Dijon
À mi-chemin de l'événement organisé de 17 heures à 21 heures, déjà 2.200 personnes fréquentaient les différents stands.
Le questionnaire de satisfaction étant assorti d'un jeu-concours, nombreux furent les parents et les jeunes à le remplir en partant.
Avant de retrouver des terres chalonnaises, la CCI envisage de reconduire l'événement à Dijon en 2026.
Jean-Christophe Tardivon






































































