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13/01/2022 11:41

ÉDUCATION : «Dans quelle autre entreprise les salariés sont-ils traités de cette manière ?», s’indignent les syndicats d’enseignants à Dijon

Avant la grosse manifestation annoncée, une assemblée générale s’est tenue à la Bourse du travail ce jeudi 13 janvier en milieu de matinée.
Avant une manifestation dont le point de départ est annoncé devant le rectorat de Dijon en début d’après-midi ce jeudi 13 janvier 2022, c’est à la Bourse du travail rue du Transvaal à Dijon que s’est tenue une assemblée générale.

Grosse indignation exprimée dès les premières prises de paroles, «l’absence total» de communication relative au protocole sanitaire dans les écoles. «Une politique méprisante et insultante», selon les représentants syndicaux et enseignants qui étaient une bonne vingtaine à s’être réunis en assemblée générale.

«Le ministre Jean-Michel Blanquer, il faudrait juste le prendre par la main et l’emmener dans une école pour qu’il voit où on en est. Et quand on entend les mensonges sur le fait que la priorité serait de remplacer tous les absents, c’est la preuve qu’ils ne sont pas sereins», a-t-on pu entendre dans les échanges auxquels ont notamment participé Virginie Alvarez, secrétaire départemental du Snudi-FO 21, ainsi que Christine Bernery et Bénédicte Foulet, co-secrétaires départementales du SNUipp-FSU 21.


Un «gros ras-le-bol» est exprimé par les enseignants et leurs représentants syndicaux, «mais pas seulement : les parents d’élèves, les chefs d’établissements, les inspecteurs et inspectrices. Au moins la moitié des inspecteurs et inspectrices de l’ensemble du département ont envoyé un mail pour appeler a faire grève», a fait remarquer Christine Bernery. En ajoutant notamment : «Je crois que nous reconnaissons tous la nécessité de poursuivre le rapport de force que nous sommes en train de construire aujourd’hui, parce qu’on enregistre 73% de grévistes par rapport au recensement que l’on a. C’est une mobilisation énorme».

Au cours de l’assemblée générale, la question d’engager une grève reconductible est revenue à plusieurs reprises, pour «transformer l’essai» et «défendre le service public». Tout en appelant à participer à la journée de grève du 27 janvier sans oublier la mobilisation annoncée pour les AESH ce même 27 janvier.

Violette Richard-Andrieu : «Nous arrivons à un point de non retour»

Co-secrétaire départementale de la CGT Educ’action 21

Pourquoi cette assemblée générale ?

«Le but de cette AG est de faire en sorte que les personnels puissent se rassembler (en respectant les gestes barrières) pour parler des conditions de travail et notamment des conditions de travail qui se sont détériorées depuis deux ans. Elles n’étaient déjà pas brillantes au départ mais avec la crise sanitaire on se rend compte qu’il n’y a pas assez d’enseignants et de personnels dans l’Education nationale. On manque de moyens. De moyens humains, de moyens financiers, de moyens matériels : on manque de tout. Nous arrivons à un point de non retour, à un moment où les enseignants craquent. Ils craquent car ils sont méprisés par le ministre, ils sont méprisés par le gouvernement, ils sont mis au courant des différents protocoles sanitaires par BFM TV. Je pense que nous arrivons à un point où les enseignants en ont ras-le-bol, à un point où les personnels de l’éducation nationale en ont marre d’exercer leur métier dans des conditions pareilles.»

Quels sont les axes revendicatifs majeurs de cette journée de grève du 13 janvier ?

«Aujourd’hui nous axons principalement notre manifestation autour du protocole sanitaire, autour des conditions de travail, qui s’exerce en toute insécurité. Les effectifs des classes sont toujours aussi gros. Nous sommes à en moyenne 28 élèves par classe. Nous n’avons toujours pas de capteurs de CO2, il y a des salles où on ne peut pas ouvrir les fenêtres pour aérer. Les enseignants n’ont pas de masques FFP2, les élèves se contaminent entre eux. C’est une accumulation qui fait qu’aujourd’hui cette grève est majoritairement suivie.
L’assemblée générale doit permettre à tous les personnels de l’Education nationale de pouvoir s’exprimer sur leurs conditions de travail. Nous verrons quelles suites donner à cette journée en attendant le 27 janvier. Il y a un appel intersyndical à manifester pour l’augmentation des salaires. Nous allons aborder tous ces sujets aujourd’hui à l’assemblée générale.»

Cette grève devrait être très suivie. Quelles sont vos attentes là-dessus ?

«Selon les chiffres des collègues des autres syndicats, sur les 150 écoles du département, il y a 80 établissements qui étaient déclarés fermés aujourd’hui. Nous parlons de plus de 500 collègues en grève dans le premier degré donc nous espérons une forte affluence. Alors même s’il fait froid et que c’est compliqué de se garer à Dijon, je suis sûre que les collègue déterminés viendront manifester avec nous.»

Alix Berthier et Manon Bollery








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