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28/08/2021 15:32

ÉVACUATION DE KABOUL : La Côte-d'Or accueille cinquante ressortissants afghans

Au niveau local, la préfecture de la Côte-d'Or gère la répartition des ressortissants afghans accueillis en urgence à la suite de la prise de Kaboul par les talibans. «Ils vont être inclus parce qu'ils vont partager les mêmes activités que les Dijonnais», indique Françoise Tenenbaum qui suit le dossier de ceux hébergés à Dijon. Actualisé : l'accueil est reporté.
Actualisé le 28 août à 15h32 :

La préfecture de la Côte-d'Or indique que l'accueil de ressortissants afghans est reporté. Les derniers vols arrivant à Paris comportaient moins de personnes fuyant Kaboul qu'initialement prévus. Des Afghans ont été conduits à Besançon mais l'accueil annoncé à Dijon est différé.

Publié le 27 août 2021 à 12h22 :


La préfecture de la Côte-d'Or a confirmé l'information ce vendredi 27 août 2021 : comme dans plusieurs territoires français, «dans le cadre des opérations d’évacuation effectuées par la France depuis Kaboul, la Côte-d’Or devrait accueillir cinquante ressortissants afghans».


«Cette arrivée s’intègre dans la démarche nationale d’accueil par la France de personnes évacuées d’Afghanistan. Elle comprend dans un premier temps leur prise en charge pour une quinzaine de jours, dans le cadre de ce premier accueil à leur arrivée sur le territoire national», indique la préfecture.

«Offrir les meilleures conditions d’accueil»


Les réfugiés accueillis sont munis d’un visa de régularisation de 15 jours, délivré à leur arrivée sur le territoire français. Ils seront hébergés sur deux sites, le premier dans le ressort de la Ville de Dijon et le second dans le sud du département, gérés par deux associations ayant contractualisé avec l’État. Les Afghans concernés devraient arriver en Côte-d'Or ce vendredi ou ce samedi.

Selon la préfecture, «les services de l’État, en partenariat avec les élus locaux et les associations missionnés, mettent tout en œuvre pour leur offrir les meilleures conditions d’accueil et leur assurer une période de repos indispensable, compte-tenu des conditions de leur départ d’Afghanistan et la durée de leur voyage».

En matière sanitaire, l’organisation de l’accueil est celle applicable à tout voyageur en provenance d’un pays classé rouge en matière d’intensité de la pandémie de Covid-19. Les personnes accueillies seront testées à leur arrivée en France et devront respecter une période d'isolement de dix jours. De plus, une vaccination contre la Covid-19 19 sera proposée à ceux qui n’en disposent pas encore.

«Celles et ceux qui souhaiteront demeurer à long terme sur le territoire national seront accompagnés matériellement et administrativement dans leur demande d’asile, dans le respect des lois de notre pays. Ils bénéficieront du soutien des opérateurs spécialisés dans leurs demandes de droit au séjour et leurs parcours d’intégration», ajoute également la préfecture.

«Nous ne voulons pas mettre les réfugiés dans les hôtels»


À Dijon, le dossier est suivi par Françoise Tenenbaum (PS) en sa qualité de vice-présidente de la Métropole, déléguée à la santé, aux politiques sociales et à la solidarité. La Métropole de Dijon a signé un contrat territorial avec le délégué interministériel chargé de l'accueil et de l'intégration des réfugiés.

Depuis plusieurs années, des dispositifs d'accueil ont été développé en lien avec la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et de la solidarité (DREETS). En 2016, ils ont permis d'accueillir notamment des personnes fuyant les combats en Syrie.

Selon Françoise Tenenbaum, 34 ressortissants afghans sont attendus à Dijon : «nous ne savons pas si ce sont des familles, des personnes seules ou s'il y a des enfants». «Nous ne voulons pas mettre les réfugiés dans les hôtels», souligne la vice-présidente, principalement pour éviter que les personnes cuisinent dans les chambre.

Les ressortissants afghans seront logés à la résidence des Verriers, gérée par Adoma, où il y a des cuisines ainsi que des salles afin de mener «des actions d'intégration pour les initier à la vie en France, ils sont partis avec rien». «Il faut tout faire, c'est terrible. Le choc est extrêmement important pour eux», alerte la vice-présidente.

Sur les questions spécifiques de cuisine, la cuisine centrale de la Ville de Dijon livrera des repas le midi, Id'ées 21 livrera des repas le soir et des produits bruts seront mis à disposition pour que les ressortissants afghans puissent également confectionner eux-mêmes des repas.

Des cours de français avec l'association Cesam


«Non seulement, on va leur faire des actions spécifiques d'accès au logement, comment utiliser les transports, mais on va les faire participer à des actions qui sont organisées pour tous les Dijonnais (théâtre, musée, centres de loisirs, centres sociaux...). Ils vont être inclus parce qu'ils vont partager les mêmes activités que les Dijonnais», indique l'élue.

«Il a va falloir les accompagner pour des problèmes sociaux et des questions de santé» et, «s'il y a des enfants, comme tout enfant sur le territoire français, quelque soit le statut des parents, ils auront le droit d'aller à l'école», précise Françoise Tenenbaum.

L'association Cesam mettra en œuvre le programme «Ensemble !» qui est basé sur la citoyenne. L'association dispensera notamment des cours de français langues étrangères en lien avec Asrane, branche régionale de l'association d'amitié franco-afghane qui est présidée par Marouf Ghégedidan. Au sein de cette association, des locuteurs du pashtoun et du persan seront mobilisés pour faciliter éventuellement un premier apprentissage du français.

Jean-Christophe Tardivon


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