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29/06/2025 19:04

HANDICAP : «La loi sur l'accessibilité n'est plus une option, elle est une obligation», martèle Charlotte Parmentier-Lecocq

Face à la demande d'APF France handicap d'aller vers «une société inclusiverselle», la ministre du Handicap a passé en revue, ce samedi 28 juin, à Dijon, la politique du gouvernement en la matière. «Le handicap reste le premier motif de discrimination en France», a pointé Pascale Ribes, présidente de l'association.
Les adhérents d'APF France handicap ont forgé le néologisme «inclusiversel» pour évoquer une société où l'inclusion serait universelle. Parallèlement, l'association qui existe depuis 1933 pour défendre les droits des personnes en situation de handicap, communique sur le slogan «liberté, égalité, accessibilité», calqué sur la devise républicaine, pour souligner les enjeux de citoyenneté.

Ces éléments de communication ont rythmé l'assemblée générale d'APF France handicap qui s'est tenue, ce samedi 28 juin 2025, au parc des expositions de Dijon. Pascale Ribes, président de l'association, a conduit la partie statutaire en présence de plus de 150 adhérents.

Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l’Autonomie et du Handicap, a effectué un déplacement officiel pour participer aux débats. Accompagnée par la sous-préfète Magalie Malerba, secrétaire générale adjointe de la préfecture de la Côte-d'Or, la ministre a été accueillie par Marie-Guite Dufay (PS), présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Emmanuelle Coint (divers droite), première vice-présidente du Département de la Côte-d'Or, Stéphanie Vacherot (PS), adjointe au maire de Dijon, et Sébastien Burlion, représentant d'APF France handicap en Bourgogne-Franche-Comté qui se sont également exprimés, ainsi que par Françoise Tenenbaum (PS, FP), vice-présidente de la Métropole de Dijon . Extraits choisis.

Sébastien Burlion revendique «une amélioration totale de tous les dysfonctionnements et injustices»


«Le combat continue ! Depuis le 10 février, nous multiplions les manifestations. 20 ans après l'adoption de la loi handicap de 2005, celle-ci n'est toujours pas effective. Nous ne pouvons pas nous satisfaire d'accessibilité partielle et ce n'est qu'un exemple. J'ai entendu, il y a peu tant un membre du gouvernement qui se félicitait avoir un peu plus de 50% des ERP d’État accessibles.»

«De plus, nous ne pouvons pas non plus accepter les résultats publiés sur la loi ELAN de 2017 qui nous met encore plus à la marge sur les logements adaptés avec une perte de 80% de logements neufs PMR et aucune économie financière n'a été réalisée.» 

«Il est tellement difficile de trouver un logement adapté pour une famille ne serait-ce que quatre personnes, à croire que les personnes handicapées vivent seules, sans parents, sans conjoints, ou encore sans enfants. Nous avons encore été sacrifiés pour du vent. Cela n'est plus acceptable et nous comptons bien nous battre pour une amélioration totale de tous les dysfonctionnements et injustices que nous subissons au quotidien.»

«L'inclusion n'est qu'une étape», estime Stéphanie Vacherot


«L'APF France handicap nous pousse toujours un faire donc plus et mieux mais elle est assurément à nos côtés dans des échanges constructifs et cordiaux.»

«Avec APF France handicap, à Dijon, nous venons de mettre en place Picto Access pour mesurer l'accessibilité élargie au-delà des PMR pour 25 de nos établissements. En 2026, ce seront plus de 170 établissements dans notre métropole qui seront évalués.»

«À Dijon, je peux affirmer que nous souhaitions arrêter l'inclusion. Oui, qui dit inclusions pointe le droit sur l'exclusion dont les personnes en situation de handicap sont trop souvent des victimes. [La maire de Dijon] Nathalie Keonders (PS) porte haut et fort la question du handicap et l'inclusion n'est qu'une en étape.» 

«Notre Ville a bien la volonté d'éradiquer l'exclusion des personnes en situation de handicap et de faire qu'elles aient pleinement et partout leur place dans notre ville.»

Emmanuelle Coint appelle à un «financement plus paritaires» des Maisons du handicap 


«Passer du handicap à une situation de handicap a révolutionné toutes nos façons de penser, toutes nos pratiques. Partir des projets individuels de vie, nous conduit à veiller la diversification de l'offre, à l'accessibilité des services publics et au public, et ce sur l'ensemble du territoire. Ainsi le Département de la Côte-d'Or se mobilise dans temps dans ses compétences de solidarité humaine que celle d'aménageurs du territoire pour rendre la Côte-d'Or inclusiverselle.»

«Lors du développement du programme d'habitat inclusif, nous avons fait adapter des logements au sein d'un bailleur social du département, dans une petite commune rurale, en proximité d'un foyer d'accueil médicalisé et près d'une maison d'accueil de personnes âgées. Nous avons accompagné également la commune qui a repensé ses trottoirs, son centre-bourg, l'accès à ses commerce et à ses services. Nous avons encore cofinancé une maison de santé pluridisciplinaire de manière à créer un écosystème qui permette de bien vivre là où on a choisi de vivre.»

«La Maison du handicap de Côte-d'Or est porteuse également de la communauté 360. C'est une évolution logique après avoir porté la réponse accompagnée pour tous. Mais force est de constater que la montée en puissance de l'activité des Maisons du handicap par le nombre et la complexité des dossiers les fragilise. La subvention d'équipe, cette année, est d'un million d'euros pour le Département. Leur financement devra être conforté et plus paritaire.» 

«Quelle politique autonomie veulent les Français ?» demande Emmanuelle Coint


«J'appelle de mes vœux, Madame la ministre, un vrai débat sociétal : quelle politique autonomie veulent les Français ? Surtout, que sont-ils prêts à financer pour la solidarité nationale. L’État, c'est nous. Aujourd'hui, il n'est plus temps de promettre toujours plus car c'est l'existant qui est menacé.»

«Je crois en la force du collectif, à notre capacité, ensemble, d'innover et de nous adapter, construire une société bienveillante, solidaire, inclusiverselle exige que l'on développe l'individuation et non l'individualisme. La nature a fait des différences, l'homme en a fait des inégalités. Je nous invite tous à continuer d’œuvrer ensemble pour construire une société où les différences seront ce qu'elle doit être, une richesse.»

Marie-Guite Dufay précise que «la Région salarie 11% d'agents en situation de handicap»


«La Région n'a pas à proprement parlé de compétence dans le domaine socal mais beaucoup de ses interventions l'amène à réfléchir à l'accessibilité des actions publiques qu'elle met en œuvre. C'est pourquoi, depuis plusieurs années, nous nous sommes dotés d'une feuille de route handicap qui est ambitieuse.»

«La première fut adoptée en 2019, la seconde pour la période 2023-2025. Elle prolonge et amplifie nos engagement. L'objectif est claire : contribuer, au niveau qui est le nôtre, à construire une société où chaque personne en situation de handicap puisse étudier, se former, travailler, se déplacer, pratiquer un sport, accéder à la culture, se divertir, vivre pleinement sa citoyenneté.»

«Nous ne partons pas de rien, mais nous savons tu restes beaucoup à faire. Étudier d'abord. La mise en accessibilité des lycées en est un aspect important. 170 millions d'euros ont déjà été investis depuis 2019. En 2025, 21 établissements seront entièrement accessibles, dont 7 ayant déjà obtenu l'attestation Hand. Nous poursuivrons avec détermination ce travail dans les prochaines années.»

«Se former et travailler. Sur la durée de la première feuille de route, 6.110 personnes en situation de handicap avaient pu suivre une formation financée par la Région. Nous avons intégré la dimension du handicap dans tous nos dispositifs, sans stigmatisation, avec la conviction que l'égalité des chances commence par accès à la qualification. La Région salarie aujourd'hui 11% d'agents en situation de handicap, là où la loi impose un minimum de 6%.»

«Le handicap reste le premier motif de discrimination en France», pointe Pascale Ribes


«Vous en doutez, Madame la ministre, nous avons des messages à vous faire passer et des messages importants. Je veux commencer mon intervention le point levé à l'image de ces derniers mois de combat.»

«Les personnes en situation de handicap sont encore, au quotidien, empêchées et privées de leurs droits les plus fondamentaux. Qui accepterait de ne pas pouvoir rentrer dans tous les établissements recevant mais seulement la moitié puisque seule la moitié sont accessibles. Qui accepterait de devoir renoncer à sortir ou et quand il le souhaite. Qui accepterait d'être assigné à résidence parce que son logement n'est pas adapté. Qui accepterait que son enfant ne puisse pas faire d'études. Qui accepterait d'être présumé incompétent par un employeur. Qui accepterait d'être condamné à vivre toute sa vie sous le seuil de pauvreté. Qui accepterait de ne pas pouvoir se laver de la journée, de devoir sauter un repas ou encore de se coucher à 16h parce qu'il manque les aides domiciles nécessaires ? [Applaudissements dans la salle]. Qui accepterait de tomber gravement malade, par voie de conséquence, faute d'accès à la prévention et aux soins ? Qui accepterait de s'épuiser a aider un proche ? Madame la ministre qui accepterait de vivre dans un pays ségrégationniste ?»

«Le mot est fort et c'est pourtant la réalité de 12 millions de Françaises et Français en situation de handicap qui subissent chaque jour une exclusion systémique et un déni de droit dans tous les domaines confondus : accessibilité, transports, santé éducation, emploie, vie sociale et j'en passe.»

«Le handicap reste le premier motif de discrimination en France et ce pour la huitième année consécutive dans tous les domaines confondus. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la défenseure des droits dans son dernier rapport. 2025 est une année d'anniversaire décidément amère pour nous.»

«Nous sommes prêts à signer un engagement avec l’État et les collectivités locales»


«Je reconnais qu'une grande avancée a été effectuée avec l'adoption du texte qui permet enfin le financement intégral des fauteuils roulants, après tant d'années de combat de notre association.»

«Je reconnais aussi que dans vos déclarations sur la transformation de l'offre médico-sociale nous voyons enfin l'espoir d'avancer vers la désinstitutionnalisation.»

«Nous sommes prêts à signer un engagement avec l’État et les collectivités locales pour mettre l'ensemble de notre offre de services au service de la société inclusiverselle mais encore faut il un investissement suffisant pour appuyer cette indispensable transformation.»

«L’État, les pouvoirs publics ont le devoir de se mobiliser et de nous aider à lever tous les freins. Nous sommes prêts mais la société les services de l’État et les conseils départementaux le sont-ils ?

Vigilance concernant la simplification des MDPH, alerte sur l'aide à domicile


«[Un] point de vigilance concerne le chantier des Maisons départementales de l'autonomie. Attention à ce que des mesures de simplification prises trop vite ne viennent pas réduire nos droits, ce serait pour nous une véritable ligne rouge.»

«[Une] alerte concerne l'accompagnement à domicile des personnes. C'est un véritable cri d'alarme que je vous lance, Madame la ministre, parce que les vies de milliers de personnes sont en jeu. Les plus isolés sont en grand danger.  Leur dignité n'est pas respectée, les aidantes et aidants sont à bout de force.»

Charlotte Parmentier-Lecocq est favorable aux sanctions pour les établissements recevant du public n'étant pas en conformité avec la loi sur l'accessibilité


«Tout ce que vous avez dit dans votre discours, ce sont aussi des valeurs et des ambitions qui m'animent. (…) Il y a encore beaucoup d'avancées qui sont nécessaires.»

«Après ces 20 ans de la loi 2005, l'accessibilité, ça n'est plus une option, c'est une obligation maintenant qui a été très clairement rappelée, réaffirmée, y compris par le Premier ministre (…) notamment à travers une circulaire (…) pour rappeler aux responsables d'établissements recevant du public qu'ils doivent respecter cette obligation légale. (…) Il a rappelé que le temps était, désormais, de mettre des sanctions lorsque ces obligations n'étaient pas respectées. C'est le message très clair qu'il a fait passer à l'ensemble des préfets avec une volonté aussi pour l’État de rattraper son retard et de se mettre aussi, lui, en situation de d'exemplarité.»

«Il faut qu'on intègre l'ensemble des enfants en situation des handicap dans l'école», déclare la ministre 


«J'ai un grand champ de l'inclusion dans le cadre de l'école. L'école, c'est là où tout doit commencer. Si on veut une société inclusiverselle, il faut qu'on intègre l'ensemble des enfants en situation des handicap dans l'école, dans les meilleures conditions. C'est un incontournable et il faut le faire d'abord en pensant aux enfants et en leur apportant l'accompagnement dont ils ont besoin, mais aussi en faisant avec l'école, avec les enseignants avec les [accompagnants d'élèves en situation de handicap], avec les élus, les municipalités.»

«Même si [l'expérimentation des pôles d'appui à la scolarité] est encore en cours d'évaluation, nous l'accélérons et nous développons dès la rentrée prochaine le nombre de pôles d'appui à la scolarité de façon très proactive parce que y croyons.»

«Évidemment, ces enjeux-là doivent se poursuivre ensuite au sein de l'université. Là aussi, c'est un rappel que j'ai fait euh aux universités : l'accessibilité, ce n'est pas une option, c'est une obligation et je vois des universités qui y arrivent très bien.»

Charlotte Parmentier-Lecop demande la fin des ECAP


«Ensuite, c'est le travail. Je partage votre colère quand je vois encore cette liste des [emplois exigeant des conditions d'aptitude particulières (ECAP)], des emplois qui, a priori, ne sont pas ouverts aux personnes en situation de handicap. C'est quelque chose que je n'accepte pas. Je n'accepte pas qu'on puisse dire, a priori, qu'une personne n'est n'a pas accès à un emploi. Je l'ai dit très clairement aux organisations patronales.»

«C'est un engagement (…) que nous avons pris avec ma collègue Astrid Panosyan-Bouvet [NDLR : ministre chargée du Travail et de l'Emploi], de mettre fin à cette liste qui est discriminatoire, qui est indigne pour notre pays et qui peut complètement être supprimés sans préjudice pour la santé et la sécurité des travailleurs.»

Vers un soutien à la mobilité des aides à domiciles


«Vous avez évoqué l'aide à domicile. (…) J'ai pleinement conscience de l'importance que l'on doit accorder à ces professionnels et on a un énorme enjeu d'attractivité de ces métiers sur lequel je souhaite vraiment qu'on avance. On a des discussions, en ce moment, avec les Départements, avec le président [François] Sauvadet.»

«Ça fait partie pour moi des priorités de pouvoir garantir de meilleures rémunérations mais aussi des meilleures conditions de travail pour les professionnels de l'aide à domicile. Nous allons déployer, avec les Départements, une aide à la mobilité qui doit permettre de mieux financer l'achat de véhicule, par exemple, de de solutions de mobilité aussi pour les professionnels de l'aide à domicile.»

«Les besoins vont être croissants sur l'aide à domicile, évidemment pour répondre aux besoins des personnes en situation de handicap, mais aussi aux personnes âgées dont j'ai également la charge et on sait le mur démographique et le vieillissement de la population qui est devant nous.»

Prise en charge des fauteuils roulants à partir du 1er décembre


«Vous avez évoqué la réforme des fauteuils roulants. Je voudrais redire quand même l'engagement très fort du président de la République sur ce dossier qui a tenu à ce qu'on ne lâche rien et à ce qu'on avance sur cette promesse, sur cette ambition indispensable pour l'accessibilité mais, bien au-delà, indispensables en termes de citoyenneté, de dignité pour les personnes qui ont besoin de fauteuils roulants.»

«Tout l'enjeu pour le gouvernement, c'est de pouvoir répondre à tous les soins de la façon la plus large possible et la plus exhaustive possible. C'est pourquoi c'était très important que nous puissions travailler ensemble. Je veux vraiment saluer le travail qui a été fait par APF France handicap d'aiguillon exigeant là encore (…) pour garantir qu'il n'y a pas de trou dans la raquette, et que, in fine, tous les fauteuils roulants pourront bien être pris en charge. Au 1er décembre, cette réforme va se va se mettre en place grâce aussi à votre implication. (…) On n'aura plus personne sur le côté qui n'aura plus les moyens de financer son fauteuil.»

«C'est aussi une réforme de simplification puisque c'est par le biais de l'Assurance maladie, exclusivement, que seront pris en charge les fauteuils roulants, et non plus via de multiples financeurs.»

«L'ouverture de ce nouveau droit va concerner aussi les fauteuils roulants sportifs. C'est extrêmement important dans notre volonté politique de promouvoir le sport pour tous que les fauteuils roulants sportifs puissent également être pris en charge et ce sera bien le cas.»

«L'autodétermination qui doit être la pierre angulaire de l'offre médico-sociale»


«Vous avez évoqué la transformation de l'offre médico-sociale. (…) Cette dimension de transformation de l'offre est extrêmement claire. C'est complètement modifier la façon dont on regarde et on accompagne les personnes en situation de handicap dans notre pays. C'est apporter une réponse qui soit celle voulue par la personne. C'est l'autodétermination qui doit être la pierre angulaire.»

«Je pense beaucoup aux jeunes qu'ils veulent pouvoir travailler, qu'ils veulent pouvoir aussi avoir leur logement, ne plus vivre chez leurs parents, avoir un appart' avec des amis, des colocs ou tout seul, en étant bien sûr accompagnés.»

«La convention internationale des droits des personnes en situation de handicap de l'ONU, (…) ce doit être la boussole de toutes nos actions, de toutes nos politiques [applaudissements dans la salle].»

«Cette transformation nous l'accompagnons financièrement pour que les établissements puissent la mener pleinement.»

«Concernant les [ESAT], il y a du chemin qui est en train d'être fait pour qu'on puisse vraiment mieux rapprocher le médico-social et le milieu ordinaire.»

«Simplification, ça veut vraiment dire facilitation»


«La simplification que j'ai entamée dans le cadre du Tour de France des MDPH, c'est vraiment pour qu'on puisse la faire dans le but de retirer un peu de poids dans le sac à dos de chacun.»

Quand on tire le fil, on amène des tas de questions sur les systèmes d'informations. (…) Simplification, ça veut vraiment dire accélération, facilitation et les droits doivent être pleinement préservés pour pour les personnes.»

Des «solutions de répit» pour les aidants 


«J'ai encore un mot peut-être pour les aidants. C'est très dur pour les aidants, c'est pourquoi, dans le cadre des 50.000 solutions, nous créons aussi des solutions de répit qui sont extrêmement importantes. C'est pourquoi je me bagarre pour que sorte enfin le décret relatifs aux relayages.»

«Nous avons aussi à cœur de prendre en compte la situation des aidants qui, par ailleurs sont salariés ou travaillent, pour regarder, là aussi, les chemins pour améliorer leur prise en compte, leur considération par les entreprises.»

Charlotte Parmentier-Lecocq avait prévu de participer durant trente minutes à l'assemblée générale, elle est finalement restée près de deux heures. La ministre et APF France handicap ont d'ores et déjà prévu de se revoir pour préparer un prochain conseil interministériel du handicap.

Propos recueillis par
Jean-Christophe Tardivon











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