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07/06/2022 19:26

LÉGISLATIVES : «Nous allons démontrer que nous sommes la première force politique de ce pays», affirme Bastien Lachaud

Le député de La France Insoumise de Seine-Saint-Denis s’est déplacé à Dijon ce mardi 7 juin pour soutenir les candidats de la NUPES en Côte-d’Or.
«Il faut revoir toute la doctrine du maintien de l’ordre, il faut que la police respecte le code pénal et ne fasse pas justice soi-même», a déclaré Bastien Lachaud en écho aux propos de Jean-Luc Mélenchon.
Afin d’attaquer la dernière ligne droite avant le premier tour des élections législatives des 12 et 19 juin, Antoine Peillon et Patricia Marc, candidats de la NUPES en Côte-d’Or, respectivement sur les première et troisième circonscriptions, attendaient fièrement le député de la 6ème circonscription de la Seine-Saint-Denis, Bastien Lachaud, sur le quai de la gare SNCF.

Dominique Guidoni-Stoltz, suppléante d’Antoine Peillon, et Michel Alignier, suppléant de Patricia Marc, étaient au rendez-vous. De même que de Jeunes NUPES. Stéphane Guinot et Valérie Jacq, investis sur la quatrième circonscription, étaient excusés, ainsi que Isabelle de Almeida et Carole Bernhard pour la cinquième circonscription et Catherine Hervieu pour la deuxième circonscription.


Le temps fort de cette nouvelle journée de campagne était annoncé autour des Halles de Dijon pour des prises de paroles en extérieur.

Avant cela, le groupe militant pour la Nouvelle union populaire écologique et sociale a déambulé au centre-ville. «On a le vent en poupe en plus, on va voler jusqu’à l’Assemblée nationale», a lancé Antoine Peillon, main levée avec le V de la victoire lors d’une pause-photo sous la Porte Guillaume.

Le souhait «que la mobilisation émerge dans les urnes»


Plus loin, après un arrêt sous la devise républicaine inscrite sur la façade du Palais des Ducs, c’est la chouette de Dijon que le candidat sur la première circonscription de la Côte-d’Or a touché, en faisant le voeu d’une majorité NUPES absolue à l’Assemblée nationale et d’un Premier ministre nommé Jean-Luc Mélenchon.

Selon Bastien Lachaud d’ailleurs, «l’exaspération populaire ne peut pas s’arrêter». À propos de la lutte qu’ont menée les Gilets jaunes durant plusieurs mois, le député de Seine-Saint-Denis a souhaité «que cette mobilisation émerge dans les urnes».

Le parlementaire s’est évidemment déplacé ce mardi pour soutenir les candidatures de la NUPES en Côte-d’Or mais aussi insister sur le programme de celle-ci. «Nous produisons plus et on voit bien que l’argent va de plus en plus vers le capital. Et croyez-moi, ça coûte moins cher de payer des fonctionnaires en plus, que de payer des chômeurs», a-t-il tenté de convaincre un retraité de 72 ans, dubitatif sur la faisabilité de la retraite à 60 ans.

«La difficulté avec votre gauche, c’est qu’il n’y a jamais vraiment de programme pour y voir clair», a ajouté le retraité. «Nous avons un programme, de 650 mesures. Et nous sommes unis dans l’action», a assuré Bastien Lachaud.

«Mettre un coup d’arrêt aux politiques d’Emmanuel Macron»


Quelques minutes plus tard, le député de Seine-Saint-Denis a pris la parole sur le ton du rassemblement «autour de cinq belles candidatures dans le département de la Côte-d’Or». Bastien Lachaud a alors plus largement insisté sur une dynamique «historique». En atteste selon lui un programme commun «de 650 mesures, qui assume ses divergences sur 33 points. On voit bien que ce qui nous rassemble est bien plus important que ce qui pourrait nous diviser».

Pour le parlementaire candidat à sa réélection, la NUPES est «en capacité de gouverner pour répondre aux enjeux de notre temps. Et l’Assemblée nationale donnera son feu vert pour la nomination du Premier ministre et donc de Jean-Luc Mélenchon». L’objectif réaffirmé est de «mettre un coup d’arrêt aux politiques d’Emmanuel Macron qui maltraitent le peuple, qui enrichissent les plus riches, qui détruisent l’environnement». Suppression de l’ISF, baisse des APL, réintroduction des néonicotinoïdes ont été rappelées comme «mesures destructrices dans la continuité des mandats de François Hollande et Nicolas Sarkozy».

«Rendre la vie un peu plus douce à tout le monde»


Le choix d’Élisabeth Borne comme Première ministre a été qualifié implicitement de danger pour l’avenir des travailleurs. Avec des critiques appuyées quant à sa gestion des dossiers de la RATP, de l’assurance-chômage ainsi que «son inaction climatique».

«Cinq ans de Macron en plus, c’est cinq ans de souffrance pour le peuple, de destruction environnementale. Il est temps de stopper ça et nous pouvons le faire en envoyant à l’Assemblée nationale une majorité de l’Union populaire, pour rendre la vie un peu plus douce à tout le monde», a lancé Bastien Lachaud, pour réaffirmer l’enjeu des prochaines élections, pour lesquelles la NUPES porte «le SMIC à 1.500 euros, une augmentation salariale avec une règle simple : un écart n’allant pas au-delà de 1 à 20 dans toutes les entreprises». Sans oublier «le blocage de tous les prix. Deux euros le litre d’essence, ce n’est pas tenable. Il faut ramener immédiatement le litre d’essence à 1,40 euro».

Bastien Lachaud s’est ainsi exprimé «pour le peuple», en faisant part aussi d’un optimisme renforcé par les sondages. Pour le député de Seine-Saint-Denis, la NUPES «fait peur» à une Macronie «qui n’est pas sereine» et use d’«arguments de mauvaise foi».

Pour l’élu LFI, le premier tour des élections législatives pour les Français de l’étranger dimanche dernier a montré que l’élan peut se traduire dans les urnes. «Nous sommes présents au second tour dans dix des onze circonscriptions», a fait remarquer Bastien Lachaud. En lançant : «Nous allons démontrer que nous sommes la première force politique de ce pays. Nous serons présents au second tour dans plus de 500 circonscriptions et nous serons la seule force politique à avoir des élus dès le premier tour. Et nous le savons tous, les élections du second tour ne font que renforcer la dynamique du premier tour. Nous enverrons plus de 289 députés de la Nouvelle union populaire à l’Assemblée nationale».

«Nous allons refonder la République démocratique et sociale»


Un appel à la mobilisation a conclu les propos du député, appuyé ensuite par Patricia Marc devant des militants Insoumis, communistes et écologistes notamment puisque Stéphanie Modde, vice-présidente du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, a rejoint le groupe, venue en «amie». Antoine Peillon a pris soin de nommer tous les candidats et leurs suppléants de la NUPES en Côte-d’Or et de souligner le sens de cette union.

En saluant le parcours et le travail de Bastien Lachaud à l’Assemblée nationale, notamment en tant que membre de la commission de la défense nationale et des forces armées ou via sa proposition de loi visant à interdire la chasse à courre mais aussi celle en 2018 relative à l’allongement de la durée du congé de paternité, il a mis en avant l’action législative pouvant être portée. En déclarant tel un espoir aux allures d’ambition collective : «imaginons beaucoup tout ce que nous allons faire lorsque notre Nouvelle Union populaire, écologique et sociale aura, dès la fin de ce mois, la majorité absolue à l’Assemblée nationale, avec bien plus de 289 sièges, et lorsque Jean-Luc Mélenchon sera obligatoirement Premier ministre, n’en déplaise au bonapartiste Macron-le-Petit ! Nous allons refonder de fond en comble la République démocratique et sociale qui, depuis juillet 1789, est l’authentique tradition politique de la France : celle qui sans cesse a rétabli l’honneur de notre peuple».

«Le délit de fuite n’est pas sanctionné par la peine de mort dans le code pénal»


Interrogé sur les propos de Jean-Luc Mélenchon concernant la Police nationale suite à une jeune femme tuée lors d’un contrôle samedi dernier à Paris suivi d'un refus d'obtempérer de la part du conducteur, Bastien Lachaud a déclaré : «il a dit que la police tue. Nous avons aujourd’hui des policiers qui, lors d’un contrôle routier, décident de la vie ou de la mort de personnes. Le fait de ne pas obéir à un ordre de la police, le délit de fuite, n’est pas sanctionné par la peine de mort dans le code pénal. Il faut revoir toute la doctrine du maintien de l’ordre, il faut que la police respecte le code pénal et ne fasse pas justice soi-même. Ils ont tiré sur une passagère innocente, c’est la quatrième personne morte depuis quelques mois lors de contrôles routiers, il y a là un véritable problème. Ce qui m’insurge, c’est qu’il puisse y avoir des morts lors de contrôles routiers et qu’aucun politique, à part ceux de la NUPES, ne réagisse. Ce qui est scandaleux, c’est que la police puisse tuer et que personne ne trouve ça anormal à part nous».

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

Les candidats sur la première circonscription (par panneau électoral)

1- Didier Martin (Ensemble)
2- Antoine Peillon (La France Insoumise, NUPES)
3- Grâce Jourdier (Rassemblement National)
4- Ambrine Mohamed (Reconquête)
5- Sladana Zivkovic (divers gauche)
6- Amar Titraoui (divers centre)
7- Dominique Gros (Parti ouvrier indépendant démocratique)
8- Julien Thévenin (Lutte ouvrière)
9- François-Xavier Dugourd (LR-UDI)
10- Franck Ayache (divers centre)
11- Manon Bourguignon (Patriotes)

Les candidats sur la troisième circonscription

1- Xavier Richard (divers gauche)
2- Solène Lacroix-Samper (Reconquête)
3- Tarja Fauvet (Parti pirate)
4- Patricia Marc (La France Insoumise, NUPES)
5- Bruno Louis (divers écologiste)
6- Valérie Grandet (LR-UDI)
7- François Benredjem (Parti animaliste)
8- Yasmina Hamidi (Debout La France)
9- Julien Collenne (divers gauche)
10- Dominique Alexandre Bourgois (Rassemblement National)
11- Clément Van Melckebeke (L'Engagement)
12- Fabienne Delorme (Lutte ouvrière)
13- Fadila Khattabi (Ensemble)

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