
La fierté d'être soi, la lutte contre les discriminations et la revendication des droits égaux pour toutes et tous, c'est le leitmotiv de ce mouvement mondial
relayé en France en juin lors de Pride. Après Besançon, le mouvement LGBT se mobilise à Dijon et Chalon-sur-Saône.
Actualisé : Le départ de la Pride dijonnaise est modifié pour la place de la République, à 14 heures, ce samedi 13 juin.
Donner de la
visibilité est le principal objectif, des marches des fiertés, ou Gay Pride. Ce
mouvement LGBT est destiné à mettre en avant les Lesbiennes, Gay, Bisexuel.les,
Trans et plus largement les personnes se définissant comme Queer ou encore Intersexuées (LGBTQI+)
Quelles sont les
personnes se revendiquant LGBTQIA+
Pour mieux comprendre
voilà un petit lexique
« L » pour « Lesbienne » désigne une personne qui s’identifie comme femme
et qui est attirée sexuellement et/ou romantiquement par une autre femme.
« G » pour « Gay » Il s’agit d’une personne qui s’identifie comme homme et
qui est attirée sexuellement et/ou romantiquement par un autre homme
« B » pour « Bisexuel » : Cela désigne une personne qui est attirée
romantiquement et/ou sexuellement par deux genres, donc un homme ou une femme.
« T » pour « Transgenre, ou Trans » : Il s’agit d’une personne dont
l’identité de genre ne correspond pas à celui qui lui a été assigné à la
naissance.
« Q » pour « Queer » : Là on aborde un aspect un peu plus militant. Se sont
des personnes qui ne se sont pas dans les catégories traditionnelles
normatives de genre et d'orientations sexuelles.
« I » pour « Intersexe » : Ce
sont des personnes nées avec des caractéristiques sexuelles qui n'entrent pas
dans le standard mâle/femelle
. Il peut s'agir d'organes génitaux atypiques,
d'une production hormonale ou d'une sensibilité aux hormones atypiques.
« A » pour « Asexuel » Désigne une
personne qui ne ressent pas ou peu d’attirance sexuelle.
Enfin le + englobe les autres lettres, pansexuel, androgyne, mais aussi les personnes non-binaires. Ces dernières ne
vont pas s’identifier à un genre (femme, homme) ou vont s’identifier aux deux
genres à la fois.
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Avec toutes ces
diversités, ont comprend mieux pourquoi les Pride sont importantes. Mariage, adoption,
transition, droit à la sécurité, lutte contre les violences ou les
discriminations… les combats sont nombreux.
Un mouvement datant de 1969
Finalement rien de nouveau. La diversité, l’acceptation et le
respect de la personne et autres revendications datent de 1969. Tout à
commencer dans la nuit du 27 au 28 juin 1969. Un
groupe de personnes lesbiennes, gays,
bisexuelles et transgenres se sont rebellées contre les forces de police venues
faire une descente au Stonewall Inn, un bar gay installé à New York. C’est
cette nuit-là qu’a débuté plusieurs jours d’émeutes. Depuis, cette période est considérée
comme une étape majeure dans la lutte pour l’égalité des droits entre personnes
hétérosexuelles, bisexuelles et homosexuelles, transgenres.
Un an plus tard, en
juin 1970, la première Pride est organisée aux Etats-Unis. En Europe, la
première marche se déroulera en 1972. En 1977, la première Gay pride
parisienne se battra contre la pénalisation de l'homosexualité. Il faudra attendre août 1982, pour que la France vote la dépénalisation. En 1999, Bill Clinton sera le premier Président des États-Unis
à déclarer « l’anniversaire de Stonewall, tous les mois de juin en Amérique, en
tant que mois des fiertés gay et lesbiennes ».
Les revendications en Bourgogne
Elles sont nombreuses que ce soit à Dijon, Chalon-sur-Saône,
Besançon ou partout en France. Les personnes LGBTQIA+ sont souvent confrontées
à de nombreuses discriminations dans tous les domaines de leur vie : au
travail, dans la recherche d’un logement, d’un emploi, dans l’accès aux soins
de santé… Les personnes LGBTQIA+ sont aussi victimes de harcèlement,
d’insultes, de violences physiques et psychologiques, de rejet et d’exclusion.
Malgré tout, tous les parcours des personnes LGBTQIA+ ne sont pas forcément
dramatiques. La société française et les mentalités évoluent vers plus d’ouverture
et plus d’acceptation. Il faut aussi savoir qu’il y a aujourd’hui
64 pays, ou être LGBTQIA+ est synonyme de prison
ou de peine de mort. Ce qui n'est pas le cas en France.
Marches des Fiertés à Dijon et Chalon-sur-Saône
Après Besançon en mai dernier ou plus de 2 500 personnes ont répondu à
l’appel des organisateurs, Dijon et Chalon-sur-Saône préparent cette journée
festive et militante. A Dijon le cortège partira le samedi 13 juin à 14 heures
de la place de la République et plus de la place Darcy.
(Ici Infos +) A Chalon-Sur-Saône le rendez-vous est fixé le samedi 20 juin
à 14h30 devant le Conservatoire. Un village associatif se tiendra de 17 heures
à 19 heures à la Méandre.
(Ici Infos +) Norbert Banchet
