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09/03/2020 03:27

MUNICIPALES À DIJON : François Rebsamen annonce une plantation d'arbre rue de la Liberté

Sénatoriales, référendum des dirigeants d'entreprise, armement des policiers municipaux, énergies renouvelables, végétalisation, démocratie participative, relations avec la Région... le candidat en tête de la liste Dijon c'est capitale a répondu aux questions d'Infos-Dijon.

Maire de Dijon depuis 2001, François Rebsamen se présente devant les électeurs dijonnais pour solliciter un quatrième mandat. Figure du Parti Socialiste, il a été ministre du Travail pendant dix-sept mois dans le gouvernement de Manuel Valls durant le quinquennat de François Hollande. Il est resté fidèle au président de la République durant la crise des «frondeurs».

En 2014, la coalition PS-Verts-Modem avait reçu 44,28% des suffrages au premier tour. Si François Rebsamen se revendique toujours socialiste, la liste qu'il mène, Dijon c'est capitale, n'affiche aucun soutien de parti politique.

Après l'accession d'Emmanuel Macron a la présidence de la République, les électeurs socialistes se sont retrouvés tiraillés lors des élections européennes de juin 2019 entre la liste soutenue par le PS conduite par Raphaël Glucksmann et la liste de Génération.s de Benoît Hamon. À Dijon, le total des deux listes représentait 11,27%. Autant dire qu'il est aisé de se passer de soutien national dans une telle situation.

Le 6 mars 2020, François Rebsamen a répondu aux questions d'Infos-Dijon pour aborder quelques points précis de son programme ainsi que sa vision de la place de Dijon dans le paysage régional.

«Le favori, c'est l'électeur !»


À une semaine du premier tour, comment se déroule la campagne ?
«Sereinement avec une forte participation à toutes nos réunions et le ressenti d'un outsider (…) parce que, dans une élection, il ne faut pas faire confiance aux sondages, il faut faire confiance aux résultats des élections.»

«Il faut que je mobilise l'électorat qui nous est favorable, c'est pour cela que je me donne à fond dans toutes les réunions publiques avec mon équipe, toujours présente sur le terrain. Je dois dire que l'accueil que nous avons est de qualité. Je sens que cela se cristallise en ce moment.»

Si vous êtes l'outsider, qui serait le favori ?

«Le favori, c'est l'électeur !»

Une affiche : un nom de liste en rose, une petite feuille verte, votre nom, un slogan et la mention «maire de Dijon». Pas de logo. Est-ce parce que vous n'avez pas de soutien national ?

«Je ne demande aucun soutien national. Je demande le soutien des hommes et des femmes qui sont avec moi mais qui sont eux-mêmes, pour une bonne partie, issus de formations politiques que je ne renie pas. Je suis socialiste, tout le monde le sait. Je suis soutenu par les amis du Parti Socialiste, je suis soutenu par les amis du Modem, de Cap 21, des radicaux de gauche et valoisiens, etc. et de personnalités de la société civile.»

«C'est une liste de large rassemblement qui est unifiée par le projet puisqu'on l'a élaboré ensemble (…) et, d'autre part, on a les mêmes valeurs. C'est une liste dont les valeurs sont humanistes, progressistes, européennes et laïques. La laïcité, c'est notre point commun.»

«Je n'aurai aucune autre candidature»


Certains candidats ont reçu des personnalités nationales. Vous avez choisi de multiplier les meetings dans de petites salles de quartier. Pourquoi cette stratégie de campagne ?

«Je suis connu par 90% de la population minimum. Je n'ai pas besoin d'être soutenu par quelqu'un du national. À la limite, si quelqu'un du national venait, c'est moi qui le soutiendrais.»

«J'ai besoin de mobiliser notre électorat parce que la seule vraie inquiétude que l'on pourrait avoir, c'est que les gens croient que c'est joué avant d'avoir voté. Il faut être respectueux du suffrage universel et être respectueux, c'est faire une vraie campagne.»

Certains candidats veulent écarter toute référence à la politique nationale voire toute prétention nationale. Excluez-vous d'être candidat aux élections sénatoriales ?

«Totalement ! Je suis candidat pour être maire et président de la Métropole. Je n'aurai aucune autre candidature. C'est Colette Popard que je soutiendrais pour les élections sénatoriales [NDLR : Colette Popard est adjointe au maire sortante et conseillère départementale d'opposition].»

«Je suis le candidat des entreprises qui innovent et qui créent de l'emploi»


Le président du MEDEF 21 s'affichait à vos côtés en début d'année, un ancien président de la CPME 21 est un de vos colistiers. Êtes-vous un candidat «pro-business» ?

«Je suis le candidat des entreprises qui innovent et qui créent de l'emploi. Dans mon ADN de socialiste, il y a la création de l'emploi, le développement des entreprises, la recherche et l'innovation. Je suis très heureux que les syndicats patronaux locaux, je fais la différence, puissent me soutenir. Tant mieux ! Cela prouve que l'on arrive à rassembler largement les acteurs économiques.»

Vous avez évoqué la possibilité d'étendre le réseau de tram en direction de Chevigny-Saint-Sauveur et Marsannay-la-Côte par une éventuelle réévaluation du versement transport des entreprises (lire notre article). Une augmentation soumise à un référendum réservé aux responsables et dirigeants d'entreprise. Est-ce le «RIC des patrons» ?

«Vu que c'est eux qui payent, c'est quand même à eux qu'il faut demander s'ils sont d'accord. C'est une proposition que je porte au niveau national. Je l'ai présentée à Mme Gourault [NDLR : ministre de la Cohésion des territoires]. Je lui ai dit 'c'est grâce à Jean-Louis Borloo qu'on a pu faire le tram à Dijon parce qu'on a pu augmenter de 0,2% le versement transport'. Donc, je me dis que si on veut continuer d'investir pour la construction de réseau en site propre – que ce soit des trams ou des bus à haute qualité de service – il faut que l'on puisse les financer.»

«Mon idée c'est de dire 'on ne leur impose rien, on leur demande leur avis'. C'est quand même les entreprises locales qui font les travaux donc ça peut bénéficier à l'emploi au niveau local.»

«Je développe cette proposition au sein de France Urbaine. Jacqueline Gourault est en recherche de propositions et elle va à contre-courant du courant ultralibéral que porte Bruno Le Maire qui est de supprimer les cotisations de toutes les entreprises dans tous les secteurs.»

«On ne peut pas armer létalement l'ensemble des policiers municipaux»


Dans le défi numéro 5 consistant à «faciliter encore et toujours le quotidien des Dijonnais», la proposition 89 envisage un «armement létal» des policiers municipaux. Êtes-vous prêt à les doter d'armes à feu ?

«J'évoque rien d'autre qu'une interrogation sur ce sujet, c'est à dire une réflexion à avoir. Il y a des gens qui le sollicite mais je voudrais préciser ma pensée. On ne peut pas armer létalement l'ensemble des policiers municipaux. S'il convient qu'il y ait quelques policiers municipaux qui soient armés létalement, ça peut être fait qu'après beaucoup d'heures de formation et uniquement en tout petit nombre. (…) La clé, c'est la formation mais armer des gens qui n'ont même pas le droit de faire des contrôles d'identité, c'est quand même assez compliqué.»

«Je vois l'absence de présence policière nationale comme de police de proximité donc je me dis qu'il faut aussi leur permettre éventuellement de se défendre. C'est une interrogation. Je n'ai pas encore tranché mais je crois qu'elle mérite d'être menée avec la population.»

Le nombre de propositions concernant les questions de sécurité est relativement réduit. La situation actuelle vous paraît-elle convenable ?

«Absolument pas. En matière de sécurité, tout commence par la prévention qui a disparu à la demande du président du conseil départemental qui n'a pas assumé ses fonctions mais qui a supprimé la prévention spécialisée qui était une compétence départementale jusqu'au 1er janvier 2020. Elle nous est transférée maintenant sans les moyens, on va voir comment recréer un service de prévention spécialisée. Ça manque pour accompagner les jeunes dans la rue, ça s'appelle des éducs spé. Il faut les former, il faut qu'ils soient là pour accompagner les jeunes.»

«Le volet prévention manque. Le volet dissuasion, c'est la présence policière sur le terrain, elle manque. Voilà deux volets qui sont mis à mal. Le troisième volet indispensable, c'est la sanction. Elle aussi, elle est mise à mal parce que la justice est le parent pauvre des fonctions régaliennes de l’État. En la matière, il faut parfois attendre un an et demi, voire deux ans et demi dans certains départements, pour qu'un délinquant soit jugé, ce qui est quand même incroyable. La sanction, elle n'a de valeur que si elle est immédiate, exemplaire et proportionnée à l'acte commis. Il ne s'agit pas de mettre tout le monde en prison mais même si c'est pour un rappel à la loi, ça doit être fait immédiatement.»

«Quatrièmement, il y a la réparation due aux victimes dont personne ne parle. C'est quand même incroyable qu'on puisse brûler autant de poubelles et de voitures dans une ville aussi calme que Dijon. C'est un acte criminel de mettre le feu. Brûler une poubelle sur la voie publique peut amener à une condamnation de cinq ans de prison. Il faut rappeler ce qu'est un acte criminel, ce n'est pas de la petite délinquance.»

«Je demande à l’État qu'on ait plus de policiers sur le terrain»


Que peut faire la Ville dans ce domaine ?

«La sécurité des personnes et des biens, c'est l'affaire de l’État. On est prêt, avec la police municipale, à décharger autant que faire se peut la police nationale de tâches 'subalternes' pour leur permettre de se consacrer à la lutte contre la délinquance, que ce soit surveillance des écoles, des marchés, de la voie publique.»

«Même s'il reste jusqu'à une heure du matin, ils n'ont pas les moyens juridiques pour assumer la sécurité des personnes et des biens. Je demande à l’État, comme l'ensemble des maires français, qu'on ait plus de policiers sur le terrain. Ils font un excellent travail. Ils ont été très mobilisés sur les 'gilets jaunes' pendant un an. Du coup, ils ont abandonné un peu la présence dans les quartiers et cela se ressent.»

«Donner une priorité à maîtriser notre empreinte carbone»


Face au phénomène planétaire qu'est le changement climatique, comment une ville peut agir efficacement pour ne pas voir une explosion du recours à la climatisation en été ?

«Le but, c'est quand même d'agir en se disant que toutes les villes doivent, chacune en fonction de leurs moyens, agir local et penser global. La pensée globale, c'est qu'on doit tous agir pour lutter contre le réchauffement climatique. Agir local, ça dépend des situations locales, ça veut dire s'adapter à notre réalité. Il y a plus de climatisation dans les villes très chaudes qu'à Dijon, malgré tout.»

«On va donner une priorité à maîtriser dans un premier temps et diminuer notre empreinte carbone en utilisant le moins d'énergie fossile possible, en agissant sur les mobilités (encourager à la marche à pied, au vélo et également à l'utilisation des transports en commun en site propre). Ensuite, agir sur le logement, qui est un élément essentiel, en luttant contre les passoires thermiques pour lutter contre les gaz à effet de serre, en construisant des chaufferies centrales qui alimentent un réseau de chaleur... Bref, en faisant feu de tout bois sur ce que nous, nous cernons.»

«Beaucoup de villes vont faire la même chose. Notre innovation à nous, c'est l'alimentation à partir de sources d'énergies renouvelables et vertes : une grande centrale photovoltaïque sur l'ensemble de l'ancienne décharge de Dijon, production d'hydrogène durable et transformation de l'ensemble de notre flotte en une flotte qui sera une flotte à hydrogène (tous nos bus seront à hydrogène, nos bennes à ordures ménagères seront à hydrogène, nos véhicules captifs seront à hydrogène). Nous espérons être la première Métropole hydrogène de France.»

«L'hydrogène, c'est pas de rejet dans l'atmosphère, c'est inodore, sans bruit et ça fonctionne à l'eau. C'est l'avenir des villes».

«Il y aura donc un arbre face aux Galeries Lafayette»


Vos concurrents parlent de végétalisation, vous en parlez assez peu. Préférez-vous mettre ces points de décarbonation en avant ?

«La lutte contre le réchauffement, ça passe par ce que je viens de dire. L'adaptation au réchauffement climatique, on est bien sûr favorable et sensible à ça. Nous, on va même mettre en place un permis de végétaliser [NDLR ; proposition numéro 37].»

«C'est déjà dans les tuyaux administratifs. Dès le lendemain de mon élection, si je suis élu, je prendrai ce permis de végétaliser qui permettra aux particuliers, parce qu'ils n'ont pas le droit de le faire aujourd'hui, de végétaliser leur façade, s'ils le souhaitent.»

«Nous allons étendre encore notre réseau d'arbres. Si les gens vont se promener au centre-ville, ils verront ce que l'on plante tous les jours, que ce soit sur le plateau de la Cras, à la Combe à la Serpent, sur les ronds-points. (…) Toutes les places de Dijon auront soit de la verdure, soit de l'eau, soit les deux.»

«Effectivement, il y a peu d'arbres rue de la Liberté mais rue de la Liberté, il y a des réseaux. Seuls ceux qui ne connaissent pas le sous-sol peuvent se permettre de dire ça.»

«Pour prouver qu'on est sensible. Au seul endroit où on peut mettre un arbre, on va le mettre. Il y aura donc un arbre face aux Galeries Lafayette. À la place d'un 'faux arbre', ça sera un 'vrai arbre' [NDLR : le 'faux arbre' étant le Jardin de poche – plus communément appelé «Tronc qui tourne» - sculpture de Didier Marcel, retirée depuis novembre 2017].»

«Il y a lien direct entre le bilan et le programme»


À suivre vos meetings, on a quelque peu l'impression que votre bilan sert de programme. Pourriez-vous nous indiquer des propositions qui ne sont pas dans le prolongement de votre action de maire sortant ?

«Il y a lien direct entre le bilan et le programme. On n'entre pas dans une phase de rupture. On est dans une phase, sur certains sujets, d'amplification et de continuité. On va dire que c'est la 'continuité dans le changement'.»

«Cela dit les propositions que je fais sont innovantes par rapport à celles que nous avons aujourd'hui, notamment dans le domaine de l'écologie. Je vous ai parlé de l'hydrogène, ça n'existe pas dans le bilan, c'est tout nouveau. De même que le photovoltaïque, ça a été adopté mais c'est tout nouveau.»

«Étendre le réseau de chauffage urbain, c'est de la continuité, effectivement. On a des propositions qui sont nouvelles et dans la continuité. Les grandes directions n'ont pas changé. Par exemple, lutter contre la pauvreté, c'est absolument indispensable. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Faire mieux que ce qu'on a déjà fait !»

«Toutes nos propositions, elles sont chiffrées. Je sais que ça peut ne pas faire rêver mais c'est les propositions du possible, du réalisable. On vous promet pas la lune, on vous promet la réalité de ce que l'on fera demain. Vu qu'on a déjà fait beaucoup, je pense que les gens sont plutôt enclins à nous croire. (…) Je peux pas promettre 100% de bio demain matin [NDLR : dans la restauration scolaire], je peux pas promettre la gratuité des transports [en commun], je peux pas promettre qu'on va arrêter de construire. Ça, ça seraient des ruptures mais les électeurs choisiront.»

«Il va falloir terminer ce qu'on a lancé. Prolonger ce qu'on a commencé et innover dans les secteurs qui n'étaient pas, jusqu'à présent, couverts par nos propositions. C'est le cas de la lutte contre le réchauffement [climatique].»

Lors des vœux institutionnels, vous avez souhaité l'arrivée d'une «nouvelle ère démocratique» (lire notre article). Les mouvements sociaux des «gilets jaunes» et les «marches Climat» montrent un appétit renouvelé pour la chose publique. Quelles propositions avez-vous pour que les citoyens dijonnais participent de cette «nouvelle ère démocratique» ?

«On était très en avance sur ce sujet il y a une vingtaine d'années quand on proposait ce qu'on appelait la démocratie participative. Nous avons porté les premières mesures de démocratie participative. Malheureusement, elles sont souvent un peu dévoyées par des collègues d'opposition qui en profitent pour faire de la politique politicienne et non pas de la démocratie participative.»

«Il faut que l'on invente de nouvelles formes de démocratie participative, d'agora, de forum citoyen. Là, il faudra sûrement non seulement innover, improviser mais aller plus loin.»

«Cela fait longtemps que je pense qu'il faudrait un lieu de libre débat, ouvert à la population où, une fois par semaine, chaque adjoint viendrait pour dire 'voilà ce que j'ai fait, je vous écoute' (…). Mais, il ne faut pas que ce lieu soit squatté par des personnes qui ne veulent pas de la démocratie et qui osent s'en réclamer.»

«La Franche-Comté doit traiter d'égale à égale avec la Bourgogne»


Vous avez dit avoir fait passer Dijon de ville de province à capitale régionale. Si vous êtes élu, comment voyez-vous vos relations avec les autres grandes villes du territoire et avec la Région ?

«Il faut que la Région achève son idée que la région est composée de deux sous-régions, la Bourgogne et la Franche-Comté. Les plus petits n'ont pas vocation à manger les plus gros. La Franche-Comté doit traiter d'égale à égale avec la Bourgogne et pas en citadelle assiégée. Il faut qu'il y ait un respect des uns et des autres.»

«Le respect, c'est la démographie, le poids respectif. Il n'est pas normal que la Région privilégie systématiquement la ville de Besançon par rapport à la capitale régionale. Il n'est pas normal qu'on envisage que l'enseignement supérieur soit installé à Besançon alors qu'il y a 36.000 étudiants à Dijon et 24.000 à Besançon. Je suis pour un partage, trois ans chez l'un, trois ans chez l'autre, je suis pour quelque chose d'équitable. En ce moment, ce n'est pas très équitable.»

«Je suis très respectueux de la ville de Besançon en ce qu'elle représente : une ancienne capitale régionale qu'il ne faut pas ignorer, des industries qui sont intéressantes et complémentaires des nôtres à Dijon. On doit avancer ensemble. Pour avancer ensemble, il ne faut pas qu'il y ait de 'chouchou'.»

«Il n'y a qu'une métropole régionale. (...) Elle tire la région en matière de développement démographique. (…) Elle est essentielle en matière d'innovation. Elle n'est pas la seule. Je suis par exemple très respectueux des innovations dans le domaine de la voiture à hydrogène sur ce qui se prépare à Montbéliard. On ne prétend pas faire la voiture à hydrogène. On prétend alimenter nos bus à hydrogène. Donc, une harmonisation, un respect des uns et des autres et une prise en compte, j'y suis attaché, du monde rural pour ce qu'il représente.»

«On a crée un réseau des villes de Bourgogne. Nous sommes présents ensemble sur les grands salons avec Chalon-sur-Saône, avec la communauté urbaine du Creusot-Montceau, avec la communauté d'agglomération de Mâcon et nous cofinançons notre présence. Dijon sert de support. (…) Besançon devrait être avec nous et on devrait avoir aussi Sochaux-Montbéliard.»

«Une ville à vivre pour tous»


Quelle est votre vision de Dijon dans six ans ?

«Je peux rêver un peu. Dijon, capitale verte européenne. Référence écologique en France. Une ville agréable à vivre, avec un centre-ville classé au patrimoine mondial de l'Unesco et apaisé. Avec des modes de transports alternatifs développés. Une part du vélo qui atteint les 7 à 8% (au lieu des 3,2% aujourd'hui). Des transports fonctionnant avec des énergies vertes. Une empreinte carbone maîtrisée. Un verdissement assumé. (…) Un environnement agricole agroécologique qui se développe. Une université rayonnante. Un taux d'emploi important. Une ville à vivre pour tous où, chacun, quelque soit ses moyens ait sa place grâce à l'effort de la Ville».

«J'ai la conviction qu'une ville, c'est quelque chose d'assez particulier. Il y a une âme à nos ville. (…) Ce cœur de la ville, c'est quand même de savoir rassembler des populations d'origines différentes, que ce soit socialement, ethniquement, culturellement. C'est ça qui fait la force d'une ville. C'est ça qui fait la force de Dijon. Nous savons rassembler des gens qui sont très différents. Finalement, la richesse, c'est d'accepter l'autre.»

Propos recueillis par Jean-Christophe Tardivon


Maire sortant, François Rebsamen conduit la liste Dijon c'est capitale