Recherche
Pour nous joindre
redaction.infosdijon@gmail.com
SMS au 07.86.17.77.12
> Vie locale > Vie locale
13/03/2026 03:52

MUNICIPALES : Jérôme Durain alerte sur «un combat qui se joue entre les responsables et les dingues»

Le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté est venu soutenir Nathalie Koenders, maire de Dijon sortante, ce jeudi 12 mars. Les flèches décochées par le socialiste ont particulièrement ciblé le Rassemblement national et Les Républicains.
Pas de présidentiable pour soutenir la socialiste Nathalie Koenders (PS). L'équipe de campagne a fait le choix de ne pas inviter de telles personnalités à venir épauler la tête de liste de Dijon écologique, sociale, attractive. L'équipe est pourtant emmenée par Antoine Hoareau (PS), référent de Bernard Cazeneuve, fondateur de La Convention.

Ce jeudi 12 mars 2026, Jérôme Durain (PS), ancien sénateur de la Saône-et-Loire et président de la Région Bourgogne-Franche-Comté depuis l'été 2025, a répondu présent à un meeting d'avant-premier tour (lire notre article) pour appuyer la candidature de la maire sortante de la capitale régionale au gré d'un discours d'une quinzaine de minutes.

«C'est un combat politique, presque culturel, entre les responsables et les populistes»


«Cette salle Devosge nous rappelle les plus beaux succès, les plus belles campagnes», se souvient celui qui a amplement milité jusqu'à Dijon lors de précédentes élections et qui rôde désormais ses arguments en vue des régionales de 2028.

«Ce qui se joue dans ces municipales dépasse les municipales», alerte Jérôme Durain, «c'est un combat politique, presque culturel, entre les responsables d'un côté, et les populistes de l'autre, entre la rationalité scientifique et les vérités alternatives, entre une forme de fraternité républicaine et la haine l'autre». «Pour résumer, c'est un combat – qui se joue d'ailleurs à l'échelle planétaire – entre les responsables et les dingues. Avec les dingues, ça finit toujours par la guerre et nous y sommes précisément.»

Le ton est grave, les applaudissements qui fusaient régulièrement jusque là s'éteignent.

Les «exfiltrés», les «condamnés» et les «brebis galeuses» du RN


«On comprend pourquoi une partie de notre électorat, de notre population se tourne, démuni, inquiet, désorienté vers des parties extrémistes», déclare le socialiste qui critique alors le parcours de Jordan Bardella au sein du Rassemblement national, les «parachutages» de candidats ou les «enrôlements de force de colistiers».

«On nous disait pourri, corrompu et il y a maintenant, à l'extrême-droite, toute une kyrielle de catégories : les exfiltrés – David Rachline  qui n'est plus en odeur de santé et qui n'a la plus grâce des photographies dans son propre parti –, les condamnés – je ne donne pas de nom, la liste est trop longue – et ceux qui sont en sursis – vous pensez aux mêmes que moi, on attend le jugement définitif», développe-t-il en retrouvant l'ovation de l'assistance.

«Voilà pour les pratiques politiques et puis, il y a le fond», poursuit l'orateur, «le Rassemblement national et ses avatars». «C'est comme une horloge cassée, qui donne l'heure d'une France qui n'existe plus, d'un pays qui n'a peut-être d'ailleurs jamais existé parce qu'il sont dans le déni du monde tel qu'il va. L'extrême-droite, c'est le déni climatique. Ils haïssent les éoliennes et c'est un combat maladif. Nous le constatons à la Région. (…) Ils abhorrent la politique de la ville parce que ceux que cela concerne n'ont pas la même confession qu'eux ou la même couleur de peau. Ils vomissent l'art contemporain – ça nous rappelle tristement les années 30 – et il y a l'exécration ultime pour la solidarité internationale – quoique, elle est à géométrie variable, puisqu'ils trouvent quand même à se financer auprès de Poutine et à admirer sans réserve Donald Trump.»

«Ces gens ne défendent ni les plus modestes – on voit leurs votes à l'Assemblée nationale –, [ni] les femmes – on a vu ce qui s'est passé sur la constitutionnalisation de l'IVG. Ils ne s'intéressent, en réalité, ni à Dijon, ni à la Bourgogne-Franche-Comté, ils veulent juste le pouvoir», assène-t-il.

«Je voudrais m'intéresser aux brebis galeuses», glisse Jérôme Durain, «je ne crois pas qu'il s'agisse seulement de quelques brebis galeuses». «Je vois un troupeau de candidatures problématiques : les racistes, les antisémites, les complotistes. Il y a là un vrai problème de génétique, pas des gens mais du parti puisqu'il manque à ce parti et à tous ses avatars, un fragment d'ADN et ce fragment d'ADN, c'est celui de la République.»

La saillie fait mouche et déclenche un tonnerre d'applaudissements. 

«Prenons garde à l'effet de contamination», alerte le socialiste. «Vous avez vu que ces espèces de galaxies néofascistes, ce trou noir qui absorbe tout ce qui pouvait être républicain, attire vers lui, dévore des énergies, des partis qui jusque-là pensait autrement. On l'a bien vu récemment dans le sud de la France où Liberté-Égalité-Fraternité a cédé à la place à Travail-Famille-Patrie.»

Le propos fait référence à une sortie de la candidate Martine Vassal (LR) lors d'un débat sur les municipales à Marseille pour laquelle elle a ensuite évoqué une maladresse. 

Thierry Coudert et Emmanuel Bichot, vus comme des «Parisiens»


Alors que les attaques de François Rebsamen (FP), président de la Métropole de Dijon, et Nathalie Koenders se concentrent sur Emmanuel Bichot (LR, AD), candidat d'Agir pour Dijon, soutenu notamment par Les Républicains, Jérôme Durain cible également Thierry Coudert (UDR), tête de liste du Rassemblement dijonnais, soutenu par le Rassemblement national.

Les deux sont qualifié de «Parisiens» : «Monsieur Coudert, ciottiste qui a découvert un amour tardif pour Dijon et qui pose gentiment entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, ou Monsieur Bichot, censé être LR et qui adopte les rhétoriques sécuritaires de l'extrême-droite».

«Nous voulons un laboratoire des politiques publiques humanistes, écologistes, progressistes»


«C'est un problème pour la région Bourgogne-Franche-Comté parce que Dijon, la Région, les progressistes, les humanistes que nous sommes, nous voulons de l'attractivité, du rayonnement, de l'ouverture au monde», enchaîne Jérôme Durain. «Nous voulons un laboratoire des politiques publiques humanistes, écologistes, progressistes, qui préparent l'avenir et on a, face à nous, des  anti-ambassadeurs qui dénigrent, qui abîment, qui découragent tous ceux qui voudraient venir s'installer chez nous. Le président de la Région que je suis a besoin de cette locomotive dijonnaise. (… ) Nos destins sont liés entre Dijon et la Région parce que nous travaillons bien ensemble.» 

«La Région ne peut rien faire sans une capitale forte et une capitale régionale n'est rien sans une région forte», insiste l'ancien parlementaire qui s'inscrit ainsi dans le débat portant sur le mille-feuille territorial qui animera les prochaines sénatoriales et pourrait bien s'inviter durant la prochaine présidentielle.

«Oui au développement économique, mais à n'importe quel prix, sans oublier l'écologie, qui n'est pas une coquetterie, c'est une urgence», alerte le socialiste. «L'écologie, ce sont des projets de long terme – je pense à Agronov – ou des projets du quotidien comme le cyclable et les mobilités propres. Nous sommes convaincus qu'une ville forte, c'est une ville attractive, attractive par ses projets, par ces équipements.»

Au passage, le responsable de l'exécutif régional rappelle les soutiens financiers apportés à des projets dijonnais comme le Campus Maret ou encore la rénovation du Grand Théâtre.

«Nous avons besoin d'une gauche responsable sur la question de la sécurité»


Puis l'orateur passe de la culture à l'éducation, de l'éducation à la prévention et de la prévention à la sécurité.
 
«La sécurité, c'est une des principales demandes de nos concitoyens ; la sécurité, c'est aussi une valeur de gauche», analyse le socialiste qui a développé ce thème dès son élection à la tête de la Région, à la suite de son travail parlementaire autour de la loi sur le narcotrafic (lire notre article).

«Nous avons besoin – à Dijon, comme partout en France – d'une gauche responsable sur la question de la sécurité», exhorte-t-il, «une gauche qui assume une dimension répressive, (…) mais aussi une gauche qui est capable de faire ce que la droite – hémiplégique sur les questions de sécurité – ne sait pas faire, c'est-à-dire la prévention. Avec ces deux dimensions, on peut avoir une politique de sécurité qui répond aux besoins du quotidien et qui permette d'apporter le soin, l'accompagnement, la prévention à tous ceux qui en ont besoin.» 

L'orateur conclut alors son propos en saluant le passage de relais entre François Rebsamen et Nathalie Koenders vu comme «une transition démocratique» et salue «[sa] vision claire pour l'avenir de ce territoire dijonnais et de notre région Bourgogne-Franche-Comté».

Jean-Christophe Tardivon

Nathalie Koenders muscle son discours de campagne


«Le public est dévoré par le dégagisme d’extrême-gauche et d’extrême-droite», analyse Bernard Cazeneuve



Votre météo à Dijon
Votre météo en Bourgogne
Ailleurs
SUISSE : Un Américain achète 50 millions d'euros une propriété au bord du Lac Léman à GenèveAdolescente découpée en morceaux et retrouvée dans le coffre d’une Tesla : Le rappeur D4vd inculpé pour assassinat«C’était la meilleure mère du monde» : L’émouvant hommage de Laura Smet à Nathalie Baye, morte à l’âge de 77 ansUn nouveau bateau hybride, dernier cri, plus vert pour les croisières sur le Lac d'AnnecyL’actrice Nathalie Baye, emportée par la maladie, est morte à l’âge de 77 ansL’actrice Nadia Farès est décédée après son accident dans une piscineLa gare de «Paris Gare de Lyon» va fermer...Suicide d’Evaëlle : L’enseignante poursuivie pour avoir harcelé la collégienne a été condamnée en appel«Splashdown !» : les quatre astronautes d’Artemis II de retour sur Terre après une mission d’anthologieLes écologistes vont retourner à Grenoble pour leurs journées d’étéObservatoire National des Stations de Montagne : Une saison hivernale aux sommets pour les stations de montagne françaisesMassif du Mont Blanc : L’ancien refuge du Goûter va être démonté cet étéFaut-il vraiment bêcher son jardin au printemps ?Le Nikon F2 de Serge Gainsbourg va être vendu aux enchèresPHOTOS : De sacrées chutes de neige de printemps, en Italie, dans les AbruzzesL’ADN a parlé : la culture de la vigne en France date de plus de 4 000 ansConcerts de Céline Dion à Paris (info Le Parisien) : Déjà un million d’inscrits… et dix millions de bots, une «folie furieuse»Concerts de Céline Dion à Paris : dates, prix, billetterie… Tout ce qu’il faut savoir sur son retourLéa Salamé violemment critiquée pour une interview jugée «honteuse»Selon sa mère, Loana serait décédée il y a environ 12 joursLoana, la star de «Loft Story», est morte à l'âge de 48 ansHaute-Marne : Un maire meurt au lendemain de sa 11e réélection1 homme sur 2 place le plaisir de sa ou son partenaire avant le sienIlyas Kherbouch, alias «Ganito», arrêté deux semaines après sa rocambolesque évasion, avec de faux policiers, de la prison de VillepinteIsabelle Mergault, comédienne et réalisatrice, est morte à l’âge de 67 ansPHOTOS : Un sacré coup de vent sur le massif du Mont Blanc, au-dessus de ChamonixChance ou pas chance : La Française des Jeux dévoile les 3 signes astrologiques les plus chanceuxRégion parisiennne : La Préfecture interdit une soirée libertineBilan climatique : Intempéries, neige, soleil, grisaille, douceur, humidité des sols... ce qu'il faut retenir de l'hiverDRAME DE CRANS-MONTANA : 58 des blessés de l'incendie sont encore hospitalisés, dont 14 en FranceMort de Quentin à Lyon : L’accès à l’Assemblée nationale du collaborateur parlementaire de Raphaël Arnault suspenduMort de Quentin : «C’est l’ultragauche qui manifestement a tué», accuse Gérald DarmaninAffaire Jeffrey Epstein : Jack Lang « propose » sa démission de l’Institut du monde arabeElle part et il reste... Sonia Mabrouk quitte CNews après s’être opposée au maintien de Jean-Marc MorandiniLe délicat sauvetage d'une biche sur un lac gelé aux Etats-UnisMEDIAS : Les Journalistes du Parisien vent debout contre Rima Hassan, auteur d'une «attaque intolérable» contre un journaliste
Creusot-infos.com
Mentions légales et RGPD