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12/03/2026 12:07

MUNICIPALES : Julien Odoul fustige «le matraquage fiscal, l'insécurité galopante, l'immigration de guichet social»

Le porte-parole du Rassemblement national est venu soutenir Thierry Coudert, le candidat d'extrême-droite à Dijon, ce mercredi 11 mars. «25 ans de socialisme gangrènent la capitale des ducs», a lancé Julien Odoul avant de cibler tout particulièrement les Républicains.
Une figure nationale du Rassemblement national issue de la région pour soutenir, à Dijon, le candidat de l'Union des droites pour la République, parti classé à l'extrême-droite. Ce mardi 11 mars 2026, Julien Odoul est venu prêter main forte à Thierry Coudert, tête de liste du Rassemblement dijonnais.

En amont d'un meeting d'avant-premier tour au cellier de Clairvaux, une conférence de presse a été organisée dans un bar du centre-ville en présence de Julien Odoul (RN), député de l'Yonne, conseiller régional d'opposition et porte-parole de son parti, René Lioret (RN), député de la Côte-d'Or, conseiller régional d'opposition, délégué départemental de son parti et candidat à Beaune, Thierry Coudert (UDR), et Mélanie Fortier (RN), conseillère régionale d'opposition et numéro deux de la liste.

«On crante, on crante et on crante»


Quel est est votre regard sur la campagne à quelques jours du premier tour ?

Thierry Coudert : «Nous avons fait trois meetings dont celui-ci qui se met dans les starting-blocks pour les derniers jours qui doivent nous mettre en situation de présenter l'alternance à 25 ans de système Rebsamen-Koenders.»

«Nous sommes très heureux et très flattés que Julien Odoul, porte-parole national du Rassemblement non moins national et leader régional nous fasse honneur de sa présence.»

Mélanie Fortier : «Depuis le mois de septembre, on arpente les marchés et pas uniquement au centre-ville, également à la Fontaine d'ouche, aux Grésilles, on est partout et on constate qu'on reçoit un très bon accueil.»

«Les gens veulent du changement et, le changement, ça ne commence pas uniquement avec les présidentielles mais aussi par les municipales. Je pense que les électeurs ont compris que le Rassemblement national pouvait leur apporter plus de sécurité, plus de pouvoir d'achat. Je pense qu'ils seront au rendez-vous.»

René Lioret : «Je suis content de la manière dont se déroulent ces élections. On n'a pas voulu multiplier les listes non plus. On a tenu à ce qu'il y ait deux listes dans ce qui s'appelle la capitale des ducs et puis la capitale des vins.»

«On mène une campagne de terrain. Mon meeting, c'était hier soir à Beaune. On a eu près de 200 personnes.»

«On est confiant et on crante. [En Côte-d'Or], il y a deux ans, on n'avait que trois conseillers régionaux. En 2024, on a eu un député. Maintenant, on va gagner des villes ou, tout du moins, si on ne les gagne pas, on aura des conseillers municipaux dans les deux plus grandes villes de Côte-d'Or, Dijon et Beaune. On crante, on crante et on crante. Il faut voir aussi l'avenir.»

«25 ans de socialisme gangrènent cette capitale des ducs»


Julien Odoul : «Je suis aussi très heureux de conclure cette campagne dijonnaise par ce grand meeting. Très heureux, surtout, de voir que l'implantation territorial, en Côte-d'Or et partout dans la région Bourgogne-Franche-Comté se développe et j'espère que ça portera ses fruits dimanche et dimanche d'après.»

«Le rassemblement, c'est aussi le rassemblement avec nos partenaires et nos amis de l'UDR [NDLR : parti fondé par Éric Ciotti après la scission avec Les Républicains] que nous avons engagé, en 2024, avec cette alliance : Jordan [Bardella], Marine [Le Pen] et Éric Ciotti. C'est dans le cadre de cette alliance que nous sommes très heureux d'être aux côtés de Thierry Coudert qui porte nos couleur dans la capitale des ducs. Ça illustre véritablement ce rassemblement qui est un rassemblement de convictions, d'idées, un rassemblement sincère. On n'est pas sur des bidouilles d'appareil. On n'est pas sur des alliances contre-nature. On n'est pas sur des fusions artificielles mais on est véritablement sur l'union d'hommes et de femmes qui aiment leur pays, qui aiment leur région, qui aiment leur ville et qui s'engagent tout simplement pour faire triompher l'alternance qui est de plus en plus est nécessaire.»

«25 ans de socialisme gangrènent cette capitale des ducs. On a vu et on constate tous les échecs : délabrement d'une ville qui, pourtant, avaient tous les atouts pour être florissante, le déclassement, Dijon qui a fait parler d'elle sur des sujets bien tristes, que ce soit la violence, l'insécurité, le trafic de drogues, les morts, les émeutes, le communautarisme, l'islamisme... C'est, finalement, sur ces sujets-là que Dijon a fait parler d'elle alors qu'on aurait aimé – en tout cas ce sera le cas avec Thierry Coudert les Dijonnaises et Dijonnais lui font confiance – qu'on parle de Dijon comme une cité de caractère, d'histoire, de patrimoine avec un commerce florissant, avec le tourisme, avec une vie économique dynamique.»

«C'est ce que nous souhaitons faire dans les communes que nous dirigerons à  partir de dimanche, pour certaines d'entre elles, et à partir de dimanche d'après pour les autres.»

«Une panique totale de la part de nos adversaires»


Julien Odoul : «Sur la fin de cette campagne, on observe quand même une panique totale de la part de nos adversaires qui s'illustrent par des attaques aussi violentes qu'outrancière. C'est évidemment le cas de Monsieur Bichot à Dijon, c'est le cas d'une certaine presse aussi nationale ou régionale.»

«On sent bien que le système est en train de perdre pied parce qu'il voit qu'il y a tout simplement une ascension du Rassemblement national et que nous allons gagner un grand nombre de villes, les 15 et 22 mars.»

«Nous allons rester, évidemment, droits dans nos bottes. Nous allons faire campagne jusqu'à vendredi soir minuit pour convaincre, pour rassembler, pour informer nos concitoyens et leur dire qu'avec le bulletin de vote Rassemblement national, ils vont pouvoir anticiper l'alternance, changer leur vie dès le mois de mars 2026.»

«Ça fait 9 ans qu'Emmanuel Macron Macron nous pourrit la vie. Ça fait 9 ans que l'on subit le matraquage fiscal, l'insécurité galopante, l'immigration de guichet social. Ça fait 9 ans que les Français ont ras-le-bol. Ils ont la possibilité, avec les élections municipales, d'avoir une bouffée d'air frais avant la grande alternance en 2027.»
 
«Il faut qu'ils se saisissent de cette chance, de cette opportunité démocratique, de se faire entendre, d'améliorer leur quotidien et de préparer le redressement national avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. Ça va être un vote capital et, très clairement, contrairement à tous les autres bulletins de vote qui sont inutiles d'un point de vue politique, de la vie quotidienne, des enjeux. Le vote Rassemblement national est totalement utile et même j'allais dire, il compte double.»

Julien Odoul défend les bilan des municipalités gérées par le Rassemblement national

 
Sur l'ensemble de la campagne, diriez-vous que vous pâtissez des déboires judiciaires du Rassemblement national dans lesquels vous êtes impliqué ?

[NDLR : La cour d'appel de Paris a rejugé les prévenus de l'affaire des assistants parlementaires du Front national. En première instance, le tribunal correctionnel de Paris a condamné notamment Julien Odoul à huit mois de prison avec sursis simple ainsi qu'à une peine d'inéligibilité d'un an pour recel de détournement de fonds publics. L'appel lui ayant permis de conserver ses mandats, l'élu icaunais se dit «serein» et entend «démontrer son innocence» (lire le communiqué).]

Julien Odoul : «Pas du tout ! À Aucun moment, les électeurs ne nous en parlent. Nos électeurs et, plus largement, les Français ont très bien compris que d'une part que nous étions innocents, premièrement, pour au nombre d'entre eux, et, d'autre part, que l'instrumentalisation de cette affaire – le calendrier aussi qui n'est pas innocent – visait tout simplement à freiner, à retarder ou à empêcher notre arrivée au pouvoir. Donc, les Français ont très bien compris, ils savent faire la part des choses.»

«Ils savent surtout qu'aujourd'hui, la seule alternative a tout ce qu'on leur inflige et à tout ce qu'on leur propose, c'est le Rassemblement national, le seul parti qu'on a jamais essayé, qu'on a toujours essayé de mettre de côté de la part d'un système aux abois et, aujourd'hui, il y a une grande appétence à voir le Rassemblement national gérer, tout simplement.»

«D'ailleurs, dans les municipalités que nous dirigeons actuellement, les habitantes et les habitants sont, évidemment, séduits par un bilan qui est extrême extraordinairement positif sur tous les plans, au niveau économique, au niveau social, au niveau sécuritaire, au niveau de l'attractivité générale de la commune, n'importe quelle ville de Rassemblement national, depuis 2014  depuis 2020, va mieux aujourd'hui qu'hier, c'est un fait.»

«Ce n'est pas le cas pour toutes les autres villes. Dans les municipalités macronistes, socialistes, d'union de la gauche, écologistes – encore pire, quand c'est pas le cocktail de l'enfer – vous avez évidemment un déclassement, une paupérisation, un effondrement de la vie sociale et de la cohésion sociale, une explosion de l'insécurité.»

«Ce n'est pas le cas ni à Hénin-Beaumont, ni à Villers-Cotterêts, ni à Hayange,  ni à Beaucaire, ni à Perpignan, ni dans toutes les autres villes que nous dirigeons. Ça vaut bien dire qu'il y a une recette qui n'est pas miracle, il s'agit juste d'une recette du bon sens, du pragmatisme, de la proximité, de politiques qui ne sont pas idéologiques mais qui sont véritablement en adéquation avec les préoccupations des gens parce que nous, on fait de la politique pour les Françaises et les Français, on ne fait de la politique pour appliquer l'idéologie qui s'imposerait à tous. Force de constater que les résultats sont là.»

«On observe que Reconquête tape beaucoup sur le Rassemblement national»


Vous avez évoqué l'engagement du camps national pourtant, il manque Reconquête avec vous. 

Julien Odoul : «Chacun fait ses choix. On observe que Reconquête depuis le début, depuis 2022 et depuis 2024, tape beaucoup sur le camp national, tape beaucoup sur le Rassemblement national, quelquefois d'ailleurs, épargne Macron et épargne la gauche, et consacre beaucoup de temps et d'énergie à taper sur Rassemblement national.»

«Nous, on parle surtout aux électeurs de Reconquête qui veulent voir leurs idées gagner. Ils veulent voir la sécurité, l'identité, la souveraineté, un meilleur cadre de vie au niveau local.»

«Les électeurs de Reconquête, on leur dit que pour que leur vote soit utile, pour qu'il soit pas perdu et pour qu'ils ne favorisent pas des victoires de gauche, macronistes ou de cette fausse droite, il faut que dès le premier tour, ils rejoignent les listes de rassemblement RN-UDR.»

«Sur des élections municipales aussi décisives, aussi importantes, aussi capitales, il faut pas perdre sa voix. Il faut que chaque voix soit utile, or le vote Rassemblement national est un vote utile.»

«On est absent de Dijon, on est absent de Beaune, c'est une anomalie»


En Côte-d'Or, vous vous dites confiants. Si jamais vous n'atteigniez pas la victoire espérée, que feraient les adhérents du Rassemblement national une fois élus dans l'opposition ?

René Lioret : «On passera toutes les propositions en revue. Ce qui est positif pour les habitants, on le votera parce qu'on n'est pas dans l'anti-municipalité qui se mettra en place. Tout ce qui est mauvais, on le dénoncera, on le fera savoir, on communiquera dans les journaux.»

«Aujourd'hui, on est absent de Dijon, on est absent de Beaune, c'est une anomalie. (…) Si on ne gagnait pas à Dijon, on ferait quand même rentrer des élus. (…) Donc, nous serions des opposants pour l'intérêt des Dijonnais et des Beaunois.»

«Un certain nombre de membres des Républicains étaient dégoûtés par le combat de chefs au plan national»


À Dijon, l'évolution des rares sondages vous est défavorable. Est-ce que cela se ressent en faisant campagne ?

Thierry Coudert : «Absolument pas ! Je sens, au contraire monter une adhésion autour des valeurs que nous défendons.»

«Le sondage en question est un sondage qui a été commandé par celui auquel il profite. Il concerne 508 sondés, ce qui est extrêmement faible. C'est un sondage un peu de cheap qui correspondait sans doute aux moyens de ceux qui l'ont commandé. Je ne pense pas qu'on puisse beaucoup se fonder là-dessus.»

«Ce que nous avons senti, c'était premièrement, sur des sociologies qui étaient réputées nous être défavorables un réel engagement derrière nous. Deuxièmement, nous avons senti, ces toutes dernières semaines – et la fin de la composition de la liste en a été un peu l'exemple –, c'est qu'un certain nombre de membres [des Républicains] étaient dégoûtés par le combat de chefs au plan national, le combat de Titans entre Bruno Retailleau – qui, au passage a eu des vagues à l'âme quand il s'est agi de faire rentrer Bruno Le Maire au gouvernement mais a siégé avec Monsieur Rebsamen au gouvernement sans aucun état d'âme – et [Laurent] Wauquiez, et localement par une opposition qui est menée par Monsieur Bichot, qui est une opposition très technique, très juridique, comme son statut de membre de la Cour des comptes l'interdit de s'exprimer politiquement sur les sujets de politique nationale. Donc, un certain nombre nous ont rejoints ces dernières semaines. Par exemple, le président de la Fidélité Charles de Gaulle est monté sur la liste juste avant que nous la déposition [NDLR : Celui-ci fait désormais l'objet d'une procédure d'exclusion des Républicains (lire notre article)].»

«Monsieur Bichot est le meilleur allié du système Koenders-Rebsamen»


Vous avez ciblé Emmanuel Bichot plutôt que Nathalie Koenders en tant que candidate. Pourquoi cette stratégie ?

[NDLR : Adhérente du Parti socialiste, Nathalie Koenders est maire de Dijon sortante et tête de liste de Dijon écologique, sociale, attractive.]

Thierry Coudert : «Je ne suis pas du tout d'accord. Depuis le départ, je cible ce que j'appelle le système Rebsamen-Koenders parce qu'en fait, c'est à nouveau un ticket : il sera président de la Métropole, etc.»

«Depuis, je découvre, à travers un certain nombre de confidences ici ou là, qu'avant même le démarrage de la campagne, Emmanuel bichot avait mis en place tout un système contre le fait que je puisse monter une liste, en allant même jusqu'à essayer de se procurer des noms de domaines, etc.»

«À force de voir les entreprises de déstabilisation, y compris les pressions sur un certain nombre d'éventuels membres de la liste, sans parler d'attaques très personnelles sur moi-même ou sur des membres de la liste, je me suis senti obligé de répondre.»

«Il se trouve que Madame Koenders et tous les autres candidats, quelles que soient nos divergences politiques, sont dans une espèce de débat républicain. Monsieur Bichot n'est pas dans cette convivialité républicaine. Il a des attaques qui sont extrêmement basses sur les personnes, sur les vies privées et donc je me suis sentie obligé de répondre au fur et à mesure.»

«Monsieur Bichot est le meilleur allié du système Koenders-Rebsamen. Il leur sert la soupe depuis des années. Il attaque toujours sur le prix des costumes de Monsieur Rebsamen ou sur des nids de poules, etc. Il n'a jamais dégagé une vraie opposition politique.»

«Notre apport dans les conseils [municipaux] serait qu'il y aurait une vraie opposition politique, pas une opposition idéologique mais une opposition qui essaie de développer un projet alternatif.»

«Le projet de Monsieurs Bichot, c'est le catalogue de La Redoute où il n'y a que des micro-mesures, ici ou là, jamais il ne critique le gouvernement qui, pourtant, a fait tant de mal à ce pays, jamais il ne s'attaque politiquement, en fait, au système Koenders-Rebsamen. Il s'attaque sur une multitude de détails parce qu'en fait, c'est un homme qui fait pour être un opposant, c'est un homme qui n'a jamais exercé de responsabilité à l'âge qu'il a, il n'a jamais géré un exécutif, il n'a jamais géré une administration, c'est un énarque quand même. Je pense que c'est un homme qui est fait pour être un opposant dans l'âme et, ce dont il a peur, c'est que je lui prenne sa place d'opposant, ce n'est pas que je renverse le système Koenders-Rebsamen mais que je lui prenne sa place d'opposant. J'ai été obligé de lui consacrer beaucoup de temps, je le regrette.»

«C'est pour ça que je continue à dire que quelles que soient les vilenies, les coups bas dont les membres de ma liste et moi-même nous avons pu être l'objet de la part de lui-même avec ses amis, je suis toujours prêt, jusqu'à la dernière minute – parce que mon objectif, c'est de renverser ce système – à fusionner quel que soit le résultat.»

«Lui, après avoir voulu s'allier avec moi, il y a un an, maintenant s'est enfermé avec les macronistes et dit ''je ne veux absolument pas''. Ne pas vouloir absolument fusionner, ça veut dire reconduire Koenders et c'est retrouver sa place sympathique d'opposition de sa majesté ou on balance quelques petites saloperies sur les costumes de Monsieur et les nids de poules, etc. et la vie continuera comme ça éternellement. Nous voulons mettre un terme à ça.»

«Si nous n'obtenons pas une majorité, les citoyennes et les citoyens auront de vrais opposants qui défendrons leurs idées»


Julien Odoul : «Cette fausse droite est un cadeau pour la gauche. Cette opposition est une opposition rêvée pour la gauche. C'est d'ailleurs la même opposition que l'on retrouve au conseil régional qui ne sert strictement à rien si ce n'est à valider, à dire amen à tout, à jamais avoir un mot au-dessus de l'autre.»

«D'ailleurs, la preuve la plus éclatante, c'est que Jérôme Durain [NDLR : membre du Parti socialiste, président de la Région Bourgogne-Franche-Comté depuis l'été 2025] félicite, aujourd'hui, Monsieur Sermier [NDLR : membre des Républicains, président d'un groupe d'opposition à la Région], n'a pas de mots assez doux et agréables à l'endroit des conseillers régionaux de droite parce que ces gens-là ne servent à rien, ce sont des imposteurs. Ils occupent la place, mais ils n'en font rien. Monsieur Bichot à Dijon, c'est exactement la même chose.»

«La grande différence, et c'est pour ça que ces élections sont déterminantes, et c'est pour ça que vote Rassemblement national est un vote gagnant à tous les coups. Un vote gagnant parce que si nous gagnons, nous mettons en œuvre nos idées, des programmes de redressement local, nous renforçons la sécurité, nous allons relancer l'économie, nous allons préserver le commerce local, nous allons embellir le cadre de vie. Donc, ça va être concret.»

«Si nous n'obtenons pas une majorité, les citoyennes et les citoyens auront de vrais opposants qui défendrons leurs idées, bec et ongles, qui défendront leurs priorités. Ce ne sera plus le grand bal des illusions avec des fantômes qui tantôt, effectivement, font un petit coup de communication pour rappeler qu'ils existent sans pour autant proposer ni préparer une alternance.»

«C'est vrai que c'est la grande différence entre cette droite de soumission, totalement macronisée jusqu'à la moelle qui, finalement, s'est habituée et s'est adaptée à être dans cette position parce que c'est confortable, parce qu'on ne prend pas beaucoup de coups, parce qu'on a toujours quelques avantages, parce qu'on est toujours parmi les notables, etc. Nous, ces gens-là, on va les remplacer parce qu'on ne supporte pas les escrocs politiques qui font semblant d'être là pour s'opposer alors qu'ils servent la soupe à la municipalité de gauche.»

«Quand ce n'est pas Trump, c'est Poutine ; quand ce n'est pas Poutine, c'est Trump»


Vos rivaux vous situent dans la sphère politique française de l'extrême-droite et convoquent la figure du président américain Donald Trump dans le débat des municipales pour vous combattre. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

Julien Odoul : «On est tellement habitué. Alors quand ce n'est pas Trump, c'est poutine ; quand ce n'est pas Poutine, c'est Trump. C'est d'un niveau tellement affligeant.»

«Ça dénote surtout la pauvreté intellectuelle et politique de ces gens-là, qui n'ont pas d'arguments. Dans une campagne, on confronte ses propositions, ses arguments. On ale droit de dire qu'on n'aime pas les propositions de Thierry Coudert. On a le droit de dire que certaines de ses propositions, on ferait différemment. C'est le débat démocratique. En venir à invoquer les chefs d'état étrangers, la situation internationale comme s'il y avait une courroie de transmission imaginaire, tout cela est vraiment affligeant et montre bien qu'ils sont au niveau zéro politique et qu'ils n'ont ni proposition, ni argument, ni volonté de rentrer véritablement en débat démocratique.»

«C'est un peu le constat qu'on peut faire à la fin de cette campagne, sachant que ce qui intéresse les Dijonnaises et les Dijonnais et tous ceux qui ne veulent pas de la poursuite de ce système, c'est évidemment quelle l'alternative qu'on leur propose, quelle est la possibilité de rassemblement qu'on leur propose.»

«Il y a un rassemblement qui a été fait autour de Thierry Coudert, Le Rassemblement dijonnais qui rassemble diverses sensibilités : patriotes, de droite qui ont su se rassembler pour un projet, pour une cause, pour une ambition pour la ville. Quelle est l'ambition de Monsieur Bichot, si ce n'est faire réélire Madame Koenders ? C'est la vraie question qu'il faut se poser.» 

Propos recueillis par 
Jean-Christophe Tardivon

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De gauche à droite : Mélanie Fortier, Julien Odoul, Thierry Coudert et René Lioret, le mercredi 11 mars 2026, à Dijon (photographie JC Tardivon)


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