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03/04/2022 16:58

PRÉSIDENTIELLE : «Il faut prendre la mesure que le grand sujet, c’est le climat», lance l’écologiste Catherine Hervieu

Le comité Dijon avec Yannick Jadot a organisé une vélorution ce dimanche 3 avril. «Les gens sont plus prêts au changement qu’on ne l’imagine», estiment les soutiens du candidat écologiste à la présidentielle.
Pour se lancer dans la dernière ligne droite avant le premier tour de l’élection présidentielle le 10 avril prochain, les militants écologistes derrière Yannick Jadot ont opté pour le vélo. Ce dimanche 3 avril 2022, les comités de soutien à Yannick Jadot se sont mobilisés «dans toute la France», a noté Catherine Hervieu.

La vélorution du comité local a débuté à Chenôve. Une première action de tractage a été effectuée sur le marché par quelques militants. Ils ont ensuite pris la direction de Dijon pour s’arrêter sur les places Darcy, de la République et du Théâtre, avant de terminer le parcours de 10 km devant l’entrée principale du parc de la Colombière.

«Travailler à l’accompagnement des gens au changement de comportements»


Du milieu de matinée à la mi-journée, les températures n’étaient pas forcément idéales pour se réchauffer tout en prenant le temps de pédaler, mais Catherine Hervieu a souligné qu’«il est possible de se déplacer à vélo par tous les temps». L’occasion d’insister : «C’est bon pour la planète, c’est bon pour le portefeuille et c’est bon pour la santé. Le vélo, c’est un marqueur symbolique des politiques publiques que prônent les écologistes dans le développement des mobilités actives et ça compte dans la vie des gens. Le vélo facilite la vie».

Celle qui est élue d'opposition au conseil municipal de Dijon et au conseil départemental de la Côte-d'Or a alors parlé du «besoin de développer encore les aménagements pour faciliter la pratique du vélo mais aussi de travailler sur les déplacements multimodaux». En rappelant : «Avec les conséquences de la guerre en Ukraine et la question énergétique, Yannick Jadot a annoncé la gratuité provisoire pour l’ensemble des transports en commun de telle sorte qu’on puisse travailler à l’accompagnement des gens au changement de comportements, muter sur le covoiturage, l’amélioration des dessertes, des continuités cyclables».

Plus de vélo et plus de transports en commun, c’est selon Catherine Hervieu moins de frais pour les Français : «Moins de dépenses». Et, face aux questions de dépendance énergétique qui se posent, le nucléaire ne peut être la réponse selon l’élue écologiste, ayant ce dimanche dénoncé le coût de l’EPR de Flamanville ou bien les 60 milliards d’euros du grand carénage : «Un puits sans fond».

«Il faut prendre la mesure que le grand sujet, c’est le climat»


Le curseur des priorités et des investissements est à déplacer pour changer de cap selon les militants écologistes, convaincus que la première des priorités est le changement climatique.

«Il faut prendre la mesure que le grand sujet, c’est le climat», a lancé Catherine Hervieu aux potentiels électeurs. En prenant exemple sur les variations de températures actuelles : «On passe de l’hiver à l’été, avec des amplitudes de plus de 20 degrés en l’espace de quelques jours. La nature n’a pas le temps de s’adapter et tout cela touche notamment les baisses de rendements agricoles, aussi liées aux pollutions. De la même façon que l’on a su s’adapter à la crise sanitaire, pourquoi nous n’avons pas la même énergie pour faire face aux conséquences du changement climatique ? C’est ce qu’encouragent à faire les écologistes car sinon on risque d’amplifier le chaos».

«Mettre un bulletin Jadot dans l’urne, c’est donner un signal fort pour la transition agricole et énergétique», a insisté Catherine Hervieu. La ligne tracée par Yannick Jadot est selon elle «claire sur les questions énergétiques et environnementales», bien plus franche que les «atermoiements» d’Emmanuel Macron sur le glyphosate et les pesticides, ses «feintes» sur le prix de l’essence, ainsi que ses positions «décevantes» - «non entretien des centrales nucléaires, front anti-éolien» -.

Le besoin d'«un plan Marshall»


«Les gens sont plus prêts au changement qu’on ne l’imagine, mais il faut un signal fort», a affirmé l’élue écologiste, tout en notant des mesures portées par Yannick Jadot : le chèque énergie de 400 euros, le doublement de la capacité du champ éolien existant.

D’autant plus dans le contexte international ayant notamment recentré les débats sur l’énergie, Catherine Hervieu croit en un plan Marshall écologiste, avec Yannick Jadot comme détonateur et candidat crédible au-delà des sondages. «L’élection se fait le jour des deux votes», nous a-t-elle répondu.

Si quelques passants et promeneurs n’ont pas pris le temps d’échanger avec les militants ni de prendre les tracts tendus, d’autres ont partagé leurs opinions communes concernant le poids des lobbies économiques.

En début de semaine prochaine, les militants du comité Dijon avec Yannick Jadot se donnent rendez-vous sur le campus de l’université de Bourgogne pour convaincre que la lutte contre le changement climatique, «à l’échelle nationale puis européenne», passe par le vote pour le candidat écologiste.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier


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