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29/03/2022 17:48

PRÉSIDENTIELLE : L’orientation et l’engagement des jeunes, vecteurs d’avenir pour Emmanuel Macron à Dijon

En déplacement de campagne ce lundi 28 mars à Dijon, Emmanuel Macron a axé son propos sur la formation et la jeunesse. Dans le quartier de la Fontaine d’Ouche, en présence de François Rebsamen, le candidat a présenté ses propositions aux associations.
La journée dijonnaise d'Emmanuel Macron a commencé au lycée Les Marcs d’Or à la mi-journée ce lundi 28 mars 2022. Rémy Heyte, proviseur de l’établissement, a apprécié «une visite sortant de l’ordinaire, une belle mise en lumière des formations professionnelles, en phase avec un secteur d’activité qui recrute (BTP, Bois, Pierre)». Pour candidat, c’était l’occasion d’insister sur l’orientation des jeunes, «dès la 5ème». Un thème sur la formation et l’orientation que le candidat a ensuite décliné autour des perspectives d’avenir à offrir aux jeunes, notamment à celles et ceux des quartiers.


Le déplacement s'est poursuivi en début d'après-midi à la Maison-Phare de la Fontaine d’Ouche. Pierre Vian, président de la Fédération régionale des MJC de Bourgogne-Franche-Comté, a tenu à rappeler à Infos Dijon que la Maison-phare ne soutenait aucun candidat en particulier et était ouverte «à l'ensemble des courants de pensée» en dehors des extrêmes.

Le président de la FRMJC a loué en la Maison-Phare «un lieu de médiation, d’accueil, où les gens se sentent à l’aise pour s’exprimer». Avec la volonté personnelle de rappeler que «les jeunes sont prioritaires mais qu’ils apparaissent peu dans cette campagne. Pour les jeunes, cette campagne est inaudible et c’est bien qu’on les mette en valeur». Pierre Vian

«On corrige des inégalités au départ»


Dans la grande salle du bâtiment, Emmanuel Macron s’est exprimé sur des sujets et des propositions en phase avec «l’accompagnement de l’ambition de ces jeunes». Cela en échangeant avec des responsables associatifs et des entrepreneurs, qualifiés par le candidat de «partenaires pour donner des opportunités aux jeunes». En ajoutant dans cette dynamique : «On corrige des inégalités au départ. S’il n’y a pas de partenariat, on n’arrive pas à casser toutes ces barrières de la stigmatisation».

À Patrick Choux, directeur général du groupe ID’EES, Emmanuel Macron a répondu «Oui» pour un acte 2 du pacte d’ambition pour l’insertion par l’activité économique. Des jeunes en service civique chez Unis-Cité ont quant à eux pu témoigner d’engagements bénéfiques, à la fois dans l’acquisition de compétences propres et la transmission auprès d’autres jeunes du quartier.

«Connaitre plus tôt pour mieux choisir»


«L’école, c’est ce qui répare les inégalités de départ», a affirmé Emmanuel Macron, en annonçant que le travail à un meilleur encadrement (ex : dédoublement des classes dans le premier degré en REP) «dans les classes charnières, à l’entrée au collège et au lycée» doit se poursuivre. Avant de promouvoir : «On doit continuer les partenariats, faire que le projet pédagogique s’ouvre et associe d’autres acteurs. On a besoin de repenser le cadre, donner les libertés et les moyens au niveau local. Ça passe notamment par le sport, comme la demi-heure d’activité quotidienne à l’école, et la culture».

Sur l’orientation, le candidat de la majorité présidentielle sortante a répété que l’enjeu est de «réussir à connaitre plus tôt pour mieux choisir, dès la 5ème. Il faut convaincre les partenaires de rentrer dans les écoles». Le service civique est à valoriser selon Emmanuel Macron. Il permet aux jeunes de «lever des doutes et trouver du sens».

«Le sport est au coeur de la nation. Paris 2024 est un projet de la nation entière. Le sport est un instrument d’éducation, d’insertion et de santé. Le club permet à des jeunes d’avoir un cadre», a rebondi le candidat en prenant exemple sur Jeunes Dijon Foot 21 qui selon son président Thierry Ruckstuhl prône «l’éducation plutôt que la compétition et ne sélectionne pas». Dans les rangs de Jeunes Dijon Foot 21, «on a tous les jeunes que les autres ne veulent pas».

Lors des échanges à la Maison-Phare, Emmanuel Macron a aussi insisté sur le besoin d’associations bien implantées dans leurs territoires et dans leurs quartiers, en s’appuyant donc sur l’école comme socle fondateur de valeurs et d’opportunités pour l’avenir.

Propositions contre la précarité et sur la santé


D’autres thématiques abordées ont porté sur un contexte plus général que l’émancipation au sein de la Fontaine d’Ouche et d’autres quartiers. Comme les interventions des Restos du Coeur, du Secours populaire et du Secours catholique sur la lutte contre la précarité.

Après avoir annoncé la généralisation du petit-déjeuner et de la cantine à un euro à l’école, le candidat a souligné : «Le versement des aides de solidarité à la source est une vraie révolution. La fraude il y en a oui, mais le vrai scandale, c’est qu’on a fait des économies sur celles et ceux qui ne vont pas chercher leurs droits. C’est la simplification, on met fin à la paperasse bureaucratique». L’occasion aussi de défendre sa réforme du RSA : «Le contrat d’engagement jeune que nous avons lancé préfigure en quelque sorte la réforme du RSA, avec des droits et des devoirs. L’idée n’est pas de culpabiliser les bénéficiaires mais de revenir sur un système mal fait et d’accompagner vers l’emploi». Un chèque contre la précarité alimentaire a aussi été annoncé par le candidat.

Sur la santé, Emmanuel Macron n’a pas hésité à parler de déserts médicaux dans les quartiers. Ses idées et propositions : «un personnel de santé référent dans chaque lieu de vie pour accompagner le travail des médecins ; libérer du temps aux médecins, mieux les rémunérer, leur payer du personnel administratif et paramédical ; accentuer le développement de la téléconsultation ; gérer la santé à l’échelle territoriale ; sortir du paiement à l’acte».

Sur la question de la fin de vie, «réintégrer les soins palliatifs dans les soins» est un axe à renforcer. Et le lancement d’une convention citoyenne sur le sujet a été évoqué.

Quant à la religion, la loi sur le séparatisme est assumée. «Certains utilisent la religion pour diviser et dire que la République n’est pas bonne pour nous. Ce n’est pas acceptable. La loi est faite pour lutter contre les acteurs qui se joue de nous. La laïcité, c’est une loi de liberté qui protège, dans le respect de la République», a réaffirmé Emmanuel Macron.

«On va maintenir les dispositifs sociaux en travaillant plus»


La question du pouvoir d’achat est revenue à plusieurs reprises au fil du déplacement du candidat à la Fontaine d’Ouche, interpellé sur ce sujet lors de sa déambulation en fin d’après-midi, et même à son arrivée à la Maison-Phare. Selon Emmanuel Macron, le pouvoir d’achat des Français a bel et bien augmenté durant le quinquennat avec la baisse des impôts. «Sauf que les prix ont eux aussi augmenté depuis le début d’année». Qui plus est dans la crise internationale, le candidat a souligné la mise en place d’un bouclier sur le gaz ou encore de la remise pour atténuer les prix de l’essence et du gasoil. Le prix de l’électricité sera réformé au niveau européen en mai selon le candidat, ayant confirmé que «la France va acheter du gaz européen pour faire baisser les prix, même si ça va prendre du temps».

Plus directement pour les salariés, Emmanuel Macron a mis l’accent sur «le versement de dividendes salariées ou de la prime du pouvoir d’achat par l’entreprise dès lors que des dividendes sont versées aux actionnaires».

Interrogé sur le fait que la retraite à 65 ans puisse entraîner une baisse de l’emploi des jeunes, le candidat a réfuté cette idée : «C’est quand on crée de l’activité qu’on crée de l’emploi. Notre nation doit produire plus, travailler plus pour investir, il n’y a pas d’argent facile. Nous sommes le deuxième pays le plus taxé de l’OCDE. Est-ce qu’on peut augmenter les impôts ? Non pas tellement. Mais on a un système solidaire, car on a socialisé beaucoup de dépenses. On va maintenir les dispositifs sociaux en travaillant plus. J’ai assumé la dette dans une période difficile».

«Personne ne sera laissé au bord du chemin»


Au coeur du quartier prioritaire au titre de la politique de la ville qu’est celui de la Fontaine d’Ouche à Dijon, un quartier qui se transforme en expérimentant un secteur à énergie positive, un quartier s’inscrivant dans ceux retenus par l’ANRU pour des projets de rénovation urbaine d’envergure, Emmanuel Macron a tenu à saluer des gens «qui ont été plus sollicités que d’autres durant la crise» en assurant qu’«il faut mettre les moyens dans les quartiers afin de leurs donner les mêmes ambitions que dans tout le pays».

Dans la foulée du plan France 2030, le candidat croit en une politique «Quartiers 2030» basée sur la massification du mentorat, des aides aux jeunes créateurs, d’une orientation retravaillée de la sorte «que le système d’offres regarde les besoins». Sans oublier une transition énergétique qui doit améliorer le quotidien selon Emmanuel Macron.

Au premier rang des soutiens l’ayant accompagné durant toute cette journée de campagne, aux côtés du sénateur et des députés de la majorité présidentielle François Patriat, Fadila Khattabi, Didier Martin et Yolaine de Courson, François Rebsamen, maire de Dijon, a salué «un président utile» en souhaitant que le prochain votre pour le candidat soit un vote d’adhésion et de confiance. «C’est ce que j’attends des électeurs sociaux-démocrates. J’ai trouvé de belles mesures sociales dans son programme et je préfère insister là-dessus. Le versement à la source est une grande mesure sociale. Il faut aussi expliquer les autres mesures et c’est ce qu’on l’on a fait aujourd’hui. Personne ne sera laissé au bord du chemin dans la retraite à 65 ans par exemple. Toutes les mesures proposées vont dans le même sens : permettre à chacun de travailler le mieux possible et d’être convenablement payé», a-t-il ajouté.

Au cours de ses bains de foule ce lundi, Emmanuel Macron a aussi été remercié par l’association Ukraine Dijon Besançon, «pour toute l’aide engagée pour l’Ukraine» tout en lui demandant de «fermer l’espace aérien» ou même de fournir à l’Ukraine des missiles et des avions de chasse. À la mi-journée, Emmanuel Macron avait répondu négativement à la dernière hypothèse «pour ne pas être dans l’escalade».

Dans la suite du déplacement, la présence du candidat place André-Gervais a provoqué quelques «Macron démission ! Macron démission !», minoritaires parmi les près de 2.000 personnes présentes pour réaliser des selfies avec le président sortant et partager des témoignages, là encore, sur le pouvoir d'achat.

Alix Berthier
Photos : Jean-Christophe Tardivon

L'arrivée d'Emmanuel Macron au lycée polyvalent des Marcs d'Or


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Emmanuel Macron à la Maison-phare pour voir l'avenir


Bains de foule et exercices de campagne pour le candidat Emmanuel Macron à Dijon



















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