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19/04/2022 14:26

PRÉSIDENTIELLE : Le traditionnel tractage autour des Halles en version Marine Le Pen

L'équipe de campagne du Rassemblement National a tracté ce mardi 19 avril autour du marché des Halles. Aux côtés du délégué départemental, deux autres candidates aux législatives étaient présentes.
«Dijon est vraiment une terre de mission», confie René Lioret en débutant une opération de tractage autour des Halles ce mardi 19 avril 2022. Le délégué départemental du Rassemblement National en Côte-d'Or conduit une petite équipe participant à la campagne de Marine Le Pen en vue du second tour de l'élection présidentielle face à Emmanuel Macron.

Avec 15,01% des suffrages dijonnais attribués au premier tour à la candidate de la droite nationale, l'accueil sur le marché est moins enthousiaste qu'à Auxonne (31,41%), Châtillon-sur-Seine (32,62%), Genlis (34,54%) ou encore Montbard (31,62%), pour ne citer que quelques communes d'importance (retrouver les résultats territoriaux en Côte-d'Or).


Deux candidates aux législatives se mobilisent


Deux candidates aux prochaines élections législatives sur des circonscriptions de Côte-d'Or intégrant une partie du centre-ville de Dijon participent à l'action de campagne : Frédéricka Desaubliaux, ancienne conseillère municipale d'opposition à Dijon, qui vise la première circonscription, et Mélanie Fortier, actuelle conseillère régionale d'opposition, investie sur la deuxième circonscription (lire notre article).

Elles sont accompagnées de leur suppléant respectif, Chafic El Sibai et Jérémy Dameron. À noter que René Lioret est investi sur la cinquième circonscription.

Le prénom de Marine Le Pen


Dotée d'imperméables bleu clair bien visibles affichant «Marine présidente», l'équipe débute son opération aux environs de 10 heures. Les consommateurs sont matinaux le mardi, le fréquentation des rues autour du marché tend déjà à diminuer. À défaut d'être enthousiastes, les réactions sont courtoises, rarement hostiles.

Chacun à sa technique pour interpeller les passants : «est-ce que vous votez dimanche ?», «Contre Macron !», «Avec Marine !». On retrouve ainsi la consigne de faire ressortir le prénom de la candidate afin de gommer le nom de famille Le Pen et d'atténuer l'héritage politique entre l'ancien fondateur du Front National et l'actuelle candidate du Rassemblement National. De plus, l'initiale facilite les déclinaisons phonétiques du verbe « aimer ».

«J'ai voté Zemmour, je vais voter Marine»


Le fait est que cela fonctionne. Les tracts sont pris. Certaines personnes réagissent spontanément sans s'attarder : «j'ai voté Zemmour, je vais voter Marine», «Le Pen ? Jamais de la vie», «Marine Le Pen ? J'en ai déjà un».

En une heure, à deux reprises le climat se tend. «C'est une fasciste», lance posément un forain. «Est-ce que vous connaissez la définition de fasciste ?» répond du tac au tac Chafic El Sibai qui n'insiste pas. «Je m'appelle Fatima, dès qu'elle est élue, je change de prénom», clame une passante, laissant les militants interloqués.

«Ni l'un ni l'autre !»


Les personnes refusant l'alternative proposée ne sont pas rares : «je ne vote pas du tout», «ni l'un ni l'autre ne me conviennent, je vais voter blanc», «non merci», «ni l'un ni l'autre ! Voter Marine ? N'y comptez pas !»

Certaines personnes s'arrêtent pour échanger, parfois en affichant un certain scepticisme : «on va voir», indique une dame âgée ; parfois pour tenter de piéger leur interlocuteur : «expliquez-moi son projet», lance une jeune mère de famille qui manifeste rapidement son opposition à la préférence nationale.

Les militants constatent une évolution des réactions


«Il y a quand même un progrès depuis la dernière élection [de 2017]», souffle René Lioret à l'issue de l'action de campagne. Tracter dans la capitale régionale est incontournable pour cette élection nationale.

Face aux bons scores dans les zones rurales et périurbaines, le délégué départemental privilégie néanmoins la présence sur les marchés ou les vide-greniers les jours de forte affluence à Montbard et à Beaune notamment.

«Il y a des indécis», constate cependant René Lioret à quelque jour du second tour de scrutin. «Les anciennes méthodes de tractage, de collage, demeurent même si maintenant la campagne se passe beaucoup à la télé, à la radio, dans les journaux, sur les réseaux aussi. (…) On est dans une transition : tous les moyens doivent être mobilisés.»

Jean-Christophe Tardivon

Marine Le Pen et Emmanuel Macron en tête en Bourgogne-Franche-Comté au premier tour de l'élection présidentielle



























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