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27/02/2022 10:42
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PRÉSIDENTIELLE : Sébastien Mirek, «relais santé» d'Emmanuel Macron

Médecin dijonnais, Sébastien Mirek a été désigné «relais santé» au niveau national pour la campagne électorale d'Emmanuel Macron. Ce samedi 26 février, il explique sa mission d'«écoute active» pour faire remonter les propositions des patients et des soignants.
«Quand on parle santé, on parle aussi de solidarité», indique Sébastien Mirek ce samedi 26 février 2022. Le médecin anesthésiste-réanimateur de Dijon a été retenu pour être un des trois «relais santé» de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron en vue de la prochaine élection présidentielle.

Ce samedi sont prévus des rassemblements dans de nombreuses villes de France en lien avec la situation de l'Ukraine, attaquée par les troupes russes depuis le 24 février dernier. Le médecin dijonnais adresse «un mot de solidarité pour l'ensemble la population ukrainienne et l'ensemble des personnes qui sont touchées par cette tragédie».


Ancien référent départemental d'En Marche


Médecin anesthésiste-réanimateur au CHU Dijon Bourgogne et formateur en simulation en santé depuis 2012, Sébastien Mirek est également conseiller à l'ordre départemental et régional des médecins, respectivement depuis 2021 2022.

Politiquement, le Dijonnais s'est engagé auprès d'En Marche dès 2016. Il a été référent départemental du mouvement d'Emmanuel Macron en Côte-d'Or de 2017 à 2020.

En vue de la campagne électorale, il a récemment été désigné «relais santé de la majorité présidentielle», en trinôme avec François Braun, médecin urgentiste au CHR Metz-Thionville et président de Samu Urgences de France, ainsi que Pascale Mathieu, présidente du conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes. La majorité présidentielle compte sur eux pour faire le lien entre les acteurs de la santé et l'équipe de campagne.

«Les acteurs de l'écosystème santé nous sollicitent et on les sollicite», indique Sébastien Mirek, «les trois réseaux se croisent ; on se connaît par nos actions syndicales».

Le médecin du CHU dijonnais explique travailler régulièrement avec les jeunes professionnels de santé et se dit tout particulièrement attentif aux questions d'innovation en santé : e-santé, intelligence artificielle, dispositifs connectés ou encore problématique des données de santé.

«Que le soigné soit bien au centre du système»


Dans le cadre de sa mission d'«écoute active», il rencontre les institutions, les syndicats professionnels, les ordres, les laboratoires pharmaceutiques, les startups, les collectifs de patients ou encore les associations d'usagers.

«Pour moi, la problématique de santé, c'est que le soigné soit bien au centre du système», déclare-t-il. «Une partie de ma mission est de voir aussi des personnes qui sont des professionnels autour de la santé, qui n'ont pas de mandat mais qui sont des personnes inspirantes.»

«C'est important, d'avoir une vision de terrain», glisse celui qui est en campagne. Dans ce cadre, Sébastien Mirek a également écouté des soignants du CHU à Dijon ainsi que des jeunes patients signalant comment ils se sentent dans ce système de santé. Cela pour faire remonter ce point de vue «de terrain».

«Comment on voit la santé de demain ?»


«La santé est une préoccupation des Français», constate le Marcheur. «La crise sanitaire a montré que l'on avait un système de santé qui était performant malgré tout, on a réussi à se réinventer, on a réussi à innover mais qu'il fallait que ce système se réorganise. Que ce soient les acteurs de santé, les soignés, les soignants, tous se sont rendus compte que l'on avait besoin de ce système de santé mais qu'il fallait se réinventer et avoir une projection pour les 10-15 années à venir : comment on voit la santé de demain ? C'est une vraie préoccupation.»

Un groupe de travail a défini les grandes lignes programmatiques qu'Emmanuel Macron annoncera quand il officialisera sa candidature. Parmi celles-ci, on retrouve notamment la prévention : «le Covid nous a montré qu'il valait mieux éviter de venir en réanimation ; quand on prévient bien, quand on vaccine les gens – même s'il y a des écueils –, ça fonctionne».

Autre thématique, accès aux soins – «comment un patient a besoin d'une information médicale» – et l'innovation en santé. Sébastien Mirek signale à ce sujet «Mon espace santé» vu comme un dispositif numérique que «le citoyen doit s'approprier pour avoir accès à ses données de santé».

Réfléchir à une formation pour des «soignés-qualifiés»


Ces grandes lignes définies, les «relais santé» ont pour mission de «solliciter les acteurs pour permettre d'avancer sur les plus petites lignes». «Les patients nous donnent beaucoup d'idées», assure Sébastien Mirek.

Le médecin dijonnais signale notamment un échange avec une «patiente-experte», c'est à dire très impliquée auprès d'associations en lien avec sa propre pathologie. En termes de sémantique, Sébastien Mirek préfère le vocabulaire de «soigné» plutôt que «d' usager» ou de «patient-expert».

Cette personne demande à «ce que le soigné soit à tous les échelons» du système de santé, dès les études et les formations. Pour favoriser un partage d'expérience, elle suggère une «formation de soigné-qualifié» pour «proposer ses services aux autres patients».

Un parallèle avec la démocratie participative


«Demandez-nous, on est une force vive pour les médecins», lui a ainsi relayé cette patiente, «après la phase de résignation, de tristesse, on a envie d'aider les aidants».

«J'ai trouvé ça très fort», indique Sébastien Mirek, «c'est de l'écoute, mais ce n'est pas de la récupération de projet». «Je souhaiterais que cette personne vienne le présenter elle-même aux équipes.»

Un parallèle peut-être établi avec l'apport de la démocratie participative au regard de la démocratie représentative : «le soigné est citoyen, il participe à la démocratie, pourquoi pas participer à la démocratie sanitaire ?» En lien avec des associations de patients, le Marcheur expliquer travailler le sujet pour «proposer un programme».

Plaidoyer d'aides-soignantes


«Il y a beaucoup de propositions», constate Sébastien Mirek. «À savoir celles qui sont réalisables, dans quelles temporalités», glisse-t-elle en prenant pour exemple un échange avec des aides-soignantes du service de réanimation du CHU Dijon Bourgogne qui rédigeaient, à leur propre initiative, un plaidoyer en discutant la façon d'améliorer la qualité de vie au travail.

«Elles évoquaient la rémunération mais pas en premier», résume Sébastien Mirek, se demandant plutôt «'comment on peut être plus adapté à la prise en charge des patients en réanimation ?', ce qui est spécifique et que le Covid a souligné». «'On veut raconter notre histoire du Covid, comment on a vécu ça et comment on peut faire quelque chose pour demain'», relais le médecin.

«Il y a eu énormément de fait»


Alors que les oppositions – et concurrents du futur candidat-président sortant – se montrent critiques à propos tout à la fois de la gestion de la crise sanitaire en elle-même et de l'organisation du système de santé en général, Sébastien Mirek récuse toute «hypocrisie» dans l'approche de campagne.

«Il y a beaucoup de choses qui ont été faites», assène le Marcheur. «Les acteurs disent que c'est la première fois qu'il y a eu autant de fait pour la santé. Ma Santé 2022 a eu un très bon écho en termes de prévention, en termes d'accès aux soins (le CHU Dijon Bourgogne est expérimentateur), le Ségur de la Santé avec un investissement très fort : c'est du positif, ça faisait vingt ans que l'on n'avait pas vu ça, personne ne peut l'enlever. Le numérus clausus a été revu il y a 5 ans. Bien sûr qu'il y a des limites mais il y a eu énormément de fait. Le Covid a fait décloisonner, accélérer des projets.»

«Faire remonter les infos en direct au candidat»


«En France, on a tenu le choc», défend-il. «Pour l'avoir vécu de l'intérieur, on a fait front, on a réussi à faire des collaborations public-privé. Demain, il faut être encore plus innovant pour lisser les inégalités qui existent entre différents  types de population», poursuit l'anesthésiste-réanimateur en soulignant le rôle, durant l'épidémie de la Covid-19, des pharmaciens, des médecins libéraux, des infirmiers, des kinés... «c'est incroyable !»

«En tant que relais santé, on s'engage à faire remonter les infos en direct au candidat pour que demain, on s'empare de la santé de nos concitoyens», conclut Sébastien Mirek, à l'unisson du trinôme. «On va laisser le candidat faire ses annonces et on sera là pour l'accompagner avec l'ensemble des équipes qui travaille sur la santé. On s'engage à revenir vers les personnes qui portent ces projets    .

Jean-Christophe Tardivon


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