
L'établissement de santé investit 40 millions d'euros, avec des cofinancements de la Région Bourgogne-Franche-Comté et de la Métropole de Dijon, pour développement un projet associant réadaptation et technologies numériques. Le bâtiment accueillant les services devrait être livré au printemps 2028.
Le CHU Dijon Bourgogne présente RéadapTIC, projet emblématique de rééducationréadaptation nouvelle génération : un bâtiment connecté de 9 813 m², 40 millions d’euros d'investissement, associant soins ultra-personnalisés, recherche et innovation numérique (robotique, intelligence artificielle, réalité virtuelle…). Vitrine des savoirfaire du CHU et du territoire, il ouvrira à l’été 2028. La présentation aux financeurs et partenaires se tient ce jeudi 3 septembre 2026 sur le site de Champmaillot.
La construction de RéadapTIC a débuté sur le site de l’ancien bâtiment du CHU accueillant les soins médicaux et de réadaptation. RéadapTIC, c’est une nouvelle approche de la rééducation des patients, associant soins ultra-personnalisés, recherche et innovation, en s’appuyant sur les technologies numériques déployées dans un bâtiment connecté nouvelle génération destiné à accueillir également une plateforme d’expérimentation. RéadapTIC est une vitrine des savoir-faire du CHU, au service des patients et de l’écosystème de recherche et industriel.
Ce jeudi 3 septembre 2026 est organisée la présentation de RéadapTIC, et des projets d’ores et déjà engagés, à l’attention des financeurs et partenaires, sur le site de Champmaillot où est temporairement installé le service de rééducation-réadaptation du CHU.
Un projet emblématique pour le CHU Dijon Bourgogne et pour le territoire
À l’échelle nationale, les besoins en soins médicaux et de réadaptation (SMR) ne cessent de croître, en raison notamment de la prévalence accrue des pathologies chroniques et du vieillissement de la population. Or, d’une part, l’offre de structures permettant d’assurer une prise en charge adaptée des patients demeure insuffisante. D’autre part, les secteurs de la rééducation et de la réadaptation ont encore trop peu bénéficié d’avancées et d’innovations susceptibles d’améliorer le parcours et le suivi des patients. C’est dans ce contexte que le CHU Dijon Bourgogne fait le pari, à la fois médical, scientifique et technologique, de repenser les pratiques de rééducation en s’appuyant sur l’innovation, notamment sur les nouvelles technologies. L’ambition est d’améliorer la qualité, le suivi des patients et, in fine, leur récupération et leur autonomie.
Dijon se positionne ainsi, avec l’appui de la Métropole, de la Région, du technopôle Santenov (devenu cet été un groupement d’intérêt public – GIP), de l’Université Bourgogne Europe et d’industriels, comme un territoire leader dans le domaine de la réadaptation et de la rééducation. Le consortium RéadapTIC associe le CHU Dijon Bourgogne, l’Université Bourgogne Europe, Santenov et France Assos Santé ; il s’appuie sur un réseau d’une quarantaine de partenaires. Il contribuera à renforcer la notoriété, le rayonnement et l’attractivité du CHU et de la métropole dijonnaise dans la prise en charge des patients de toute la Bourgogne et la Haute-Marne. Et accentuera leur positionnement en matière de recherche et d’innovation.
« RéadapTIC est un projet complexe mais emblématique pour notre CHU, puisqu’il combine le soin, la recherche et l’innovation. Il repose sur un principe : repenser la rééducation-réadaptation autour des capacités du patient, grâce à une médecine ultra-personnalisée, en mobilisant le savoir-faire de nos équipes ainsi que les technologies actuelles – robotique et cobotique, réalité virtuelle, building intelligence model… C’est à la fois un outil au service des patients, un projet architectural exceptionnel et une vitrine pour le CHU et pour la spécialité de la Médecine Physique et de la Rééducation (MPR). RéadapTIC, prouve aussi la capacité de notre établissement à coopérer avec les acteurs du territoire, notamment avec Santenov et l’Université Bourgogne Europe. »
Lionel Pascinto, directeur général adjoint du CHU Dijon Bourgogne
« Avec RéadapTIC, le CHU Dijon Bourgogne illustre pleinement sa capacité à mettre l’innovation au service des patients. L’intelligence artificielle, la robotique et les technologies numériques ne sont pas une fin en soi : elles doivent permettre de mieux accompagner chacun, de personnaliser les parcours de réadaptation et de favoriser le retour à l’autonomie. Ce projet témoigne de l’excellence de notre CHU, de sa capacité à fédérer chercheurs, soignants et acteurs de l’innovation, mais aussi de l’ambition de Dijon de conforter sa place parmi les territoires de référence en matière de santé. En tant que maire de Dijon et présidente du conseil de surveillance du CHU Dijon Bourgogne, je suis particulièrement fière de voir se concrétiser ici une médecine innovante, profondément humaine et tournée vers les besoins des patients. »
Nathalie Koenders, maire de Dijon, présidente du conseil de surveillance du CHU Dijon Bourgogne
Un projet rendu possible par ses financeurs et partenaires
RéadapTIC est le fruit d’une mobilisation collective qui dépasse les murs de l’hôpital. Sa réussite repose sur l’engagement conjoint des financeurs publics, des collectivités et des acteurs de l’écosystème régional de la santé et de l’innovation. Cette dynamique partenariale illustre la capacité du territoire bourguignon à fédérer ses forces autour d’un projet structurant.
• Les partenaires institutionnels et financeurs, dont l’État, l’Agence régionale de santé (ARS), la Région Bourgogne-Franche-Comté et Dijon Métropole, soutiennent un projet au service de l’accès aux soins et de l’attractivité du territoire.
• L’écosystème d’innovation – technopôle Santenov, Université Bourgogne Europe (laboratoire CIAD « Connaissances et intelligence artificielles distribuées »), Cesi Dijon – apporte la recherche, la formation et le transfert technologique.
• Les industriels du territoire – Proteor, Urgo et des start-up spécialisées – contribuent au développement de solutions concrètes au bénéfice des patients.
• Le groupement de maîtrise d’œuvre – Léon Grosse, Tourret Architectes et leurs cotraitants – conçoit et réalise un bâtiment inédit (voir ci-après).
• L’écosystème de la rééducation fonctionnelle – département de rééducation de l’Université Bourgogne Europe, Institut de formation des masseurskinésithérapeutes (IFMK), Creps, futur campus paramédical du CHU – est mobilisé autour de RéadapTIC.
Le rôle de la Région Bourgogne-Franche-Comté
Partenaire financeur de premier plan, la Région Bourgogne-Franche-Comté soutient RéadapTIC depuis l’origine du projet. Son engagement s’est traduit par deux conventions de financement : l’une au titre du dispositif PAIR (Pacte régional d’investissement), l’autre dans le cadre des usages innovants du numérique, représentant un financement de 6 millions d’euros soit 15 % du coût projet. Au-delà de cet apport, la Région a inscrit RéadapTIC dans sa stratégie de transformation numérique du territoire : elle accompagne le déploiement de l’intelligence artificielle et de la donnée en santé, en cohérence avec sa stratégie régionale de la donnée et de l’intelligence artificielle (SRDIA), et les démarches menées conjointement avec le CHU, l’ARS et Dijon Métropole. Elle contribue ainsi à faire de la Bourgogne-FrancheComté un territoire pionnier de la rééducation-réadaptation 5.0, au service de l’accès aux soins, de la recherche et de l’attractivité régionale.
« RéadapTIC est un projet stratégique unique qui va non seulement réhabiliter mais révolutionner la médecine de la rééducation-réadaptation en la faisant entrer dans l’ère du numérique pour une meilleure prise en charge et mobilité des patients »
Jérôme Durain, président de la Région Bourgogne-Franche-Comté
Dijon Métropole, partenaire de RéadapTIC dès l’origine
Dijon métropole accompagne RéadapTIC depuis 2017, convaincue dès l’origine du caractère innovant et structurant de ce projet pour le territoire. RéadapTIC a ainsi été inscrit parmi les projets structurants soutenus dans le cadre du contrat métropolitain. Dijon métropole a apporté un financement de 3 millions d’euros à sa réalisation. Audelà du montant, cet engagement a joué un véritable effet levier puisqu’il a permis de mobiliser une subvention complémentaire d’un montant équivalent, contribuant ainsi directement à la concrétisation du projet.
Ce soutien s’inscrit dans la stratégie portée par Dijon Métropole en faveur du développement d’une filière d’excellence dans les domaines de la santé et de l’innovation. La métropole accompagne la constitution d’un écosystème capable de faire émerger des projets innovants, de renforcer l’attractivité du territoire et de conforter Dijon comme un pôle de référence en matière de santé.
« RéadapTIC illustre parfaitement l’ambition que nous portons pour notre territoire : faire de Dijon une référence en matière de santé, de recherche et d’innovation, en fédérant autour du CHU Dijon Bourgogne les forces de l’Université Bourgogne Europe, de Santenov, de la recherche et de nos entreprises. Avec RéadapTIC, nous investissons à la fois pour une meilleure prise en charge des patients et pour l’avenir d’une filière d’excellence qui contribue au rayonnement et à l’attractivité de notre métropole. »
François Rebsamen, président de Dijon Métropole
Santenov Dijon Bourgogne, engagé pour une filière d’avenir
Santenov a fait de la réadaptation et du numérique en santé l’une de ses trois filières d’avenir. Cette dynamique s’est concrétisée par la création en 2025 de REALISTIC (« REAdaptation – tiers-LIeu d’expérimentation de Solutions et Technologies Innovantes Collaboratives »), une initiative portée par le CHU Dijon Bourgogne associant l’Université Bourgogne Europe, France Assos Santé et Santenov. Lauréat d’un appel à projets de France 2030, REALISTIC a pour vocation de faire émerger des projets de collaborations R&D associant des laboratoires de recherche, des entreprises ainsi que des start-ups intéressées à valider, à tester ou à coconcevoir des solutions numériques innovantes appliquées en soins médicaux et de réadaptation. Le rôle de Santenov consiste à identifier, à orienter et à accompagner les entreprises ou start-ups intéressées à bénéficier des services de REALISTIC ainsi qu’à faciliter l’émergence de collaborations R&D.
« RéadapTIC a permis de révéler une filière santé régionale remarquable composée d’acteurs publics et privés complémentaires, depuis la recherche scientifique et clinique autour d’un axe “Plasticité sensorimotrice et santé numérique” jusqu’aux fabricants et concepteurs de technologies médicales et de solutions numériques innovantes. ».
Pascal Auzière, président de Santenov Dijon Bourgogne
Un bâtiment unique et inédit
Le projet RéadapTIC prend corps dans un ensemble immobilier de 9 813 mètres carrés situé sur le site de l’ancien bâtiment de soins de suite et de réadaptation, au sud-est du Bocage, fermé depuis décembre 2025 – l’activité ayant été temporairement transférée à Champmaillot, où se situent la gériatrie et le nouvel Ehpad du CHU. L’envergure du projet a justifié de confier, dès 2022, les études, la construction et la maintenance (pendant 3 ans) au groupement d’entreprises associant Léon Grosse (entreprise générale de maintenance sur des éléments spécifiques) et Tourret Architectes, avec pour cotraitants Edeis (ingénierie générale), Artelia (smart building), Inddigo (qualité environnementale du bâti – développement durable) et EIMI (exploitation et maintenance).
Le cabinet lyonnais Tourret Architectes est un spécialiste des constructions hospitalières : parmi ses références figurent plusieurs CHU, dont ceux de Lyon, Angers ou Nancy.
Le projet bâtimentaire, qui s’inscrit dans l’ambitieux schéma directeur urbanistique et immobilier du CHU, consiste à rénover et à agrandir une partie de l’ancien bâtiment, qui comptait 91 lits et 30 places d’hospitalisation de jour sur 5 800 mètres carrés, pour en porter la capacité à 99 lits d’hospitalisation, 50 places d’hôpital de jour, un plateau technique de 2 600 mètres carrés incluant un espace de balnéothérapie et un parcours de marche thérapeutique en patio, ainsi que les bureaux dédiés à la recherche. La démolition de l’aile nord actuelle permettra de libérer l’espace pour la construction du plateau technique, en R+1 ; les hébergements seront concentrés dans le bâtiment préservé, rénové et agrandi, en R+4 – les bureaux pour l’administration étant positionnés au dernier niveau.
Engagé en mars 2026, le projet doit être livré en mars 2028, pour une ouverture avant l’été 2028. Le coût est évalué à 40 millions d’euros, dont 33,1 millions pour les études et les travaux.
Le bâtiment RéadapTIC, se veut ouvert sur la ville : son entrée principale sera située face au Bocage, sur la façade ouest, en accès direct depuis la rue. La réflexion sur les flux a conduit à créer trois autres accès, dédiés aux personnels, aux patients couchés amenés par ambulance et aux livraisons. Une attention particulière a été apportée à la luminosité – le bâtiment étant traversé par une longue galerie vitrée – et aux ambiances des différents espaces : des couleurs à dominante brique ou rose, toniques et invitant au dynamisme, pour le plateau technique ; bleues ou vertes, apaisantes et calmes, pour l’hébergement. L’espace boisé existant sur le site sera préservé et accessible, et intégrera notamment un jardin thérapeutique.
Ce bâtiment se définit comme « connecté, actif et communicant », intégrant un Building Information System (BIS) regroupant l’ensemble des données des systèmes d’information connectés. Sur le plan environnemental, il affichera un niveau E3C1 pour sa performance énergétique et son impact carbone et respectera la norme RT 2012 « bâtiment de santé ». Un soin particulier est apporté au confort thermique (été comme hiver), visuel (avec un travail sur la signalétique) et olfactif, ainsi qu’à la qualité de l’air (niveau « Performant » du référentiel HQE santé).
« RéadapTIC est un projet original pour nous dans la mesure où il est largement orienté vers l’innovation et la recherche. Afin de créer un plateau technique moderne et innovant répondant aux besoins du programme, nous avons opté pour la construction d’un nouveau bâtiment, accolé au bâtiment actuel qui, lui, sera rénové et agrandi, permettant la préservation et la valorisation du patrimoine existant. Une large galerie, véritable “rue centrale”, bénéficiant d’un éclairement zénithal naturel, assurera la connexion entre les deux parties du programme et pourra elle-même accueillir une partie des soins prodigués dans l’établissement. RéadapTIC, pensé depuis le début en étroite relation avec les équipes soignantes, est un projet évolutif, capable d’intégrer demain des innovations technologiques qui n’existent pas encore. »
Jérémie Tourret, dirigeant Chloé Miguet, chargée de projet Aude Charlier, architecte Tourret Architectes
Pour des soins innovants et personnalisés
RéadapTIC ambitionne de répondre à une nouvelle vision des soins de rééducation et de réadaptation, qui ont une place prépondérante dans le parcours de soin des patients ayant vécu des événements médicaux aigus ou confrontés à des décompensations de pathologies chroniques. Quelle que soit la (ou les) pathologie(s) qui l’amène à intégrer le parcours de rééducation, un programme de soin et de vie personnalisé est établi en concertation avec le patient après une évaluation pluridisciplinaire. Plusieurs modalités de prise en charge sont proposées et peuvent être combinées, que ce soit dans un environnement conventionnel ou dans le cadre de nouvelles modalités de rééducation notamment à distance.
Au sein du futur bâtiment, les plateaux techniques de rééducation ont été repensés pour répondre aux besoins fonctionnels des patients (locomotion, préhension, cognition, communication…) et non à une pathologie donnée. Les technologies du numérique et les équipements innovants permettent un accès facilité aux patients et aux professionnels de la rééducation aux nouvelles technologies afin d’assurer un meilleur suivi, dynamique et très réactif, et de réajuster en temps réel le programme de soins personnalisé selon les progrès des patients. Ainsi, robotique, cobotique, réalité virtuelle et augmentée et objets connectés feront partie du panel proposé.
La rééducation et réadaptation a toute sa place en dehors des murs du futur bâtiment, permettant d’intégrer des patients de proximité mais également de toute la région dans des programmes de soin innovants de type rééducation connectée à distance via des objets connectés et des plateformes numériques. RéadapTIC permet ainsi l’accès à des soins de rééducation et de réadaptation à une partie de la population qui ne peut actuellement en bénéficier compte tenu de l’éloignement géographique.
RéadapTIC joue ainsi son rôle d’établissement de proximité mais également d’établissement expert du fait de ses nombreuses autorisations d’activités spécialisées (rééducation neurologique, locomotrice et ortho-traumatologique, cardiologique, pneumologique, amputés majeurs des membres inférieurs, polyvalente, pédiatrique) et de son panel de plateaux techniques spécialisés.
Pour gérer l’ensemble des parcours personnalisés de soin en tenant compte de la disponibilité des professionnels de santé et des différents espaces du plateau technique, les équipes planchent sur la conception d’un outil puissant, capable de planifier et d’automatiser l’organisation générale de RéadapTIC. Cette solution intelligente offrira une vision en temps réel du planning de tous les patients tout en garantissant une réorganisation dynamique des activités en cas d’imprévu ou de changement de dernière minute.
« RéadapTIC porte une ambition claire : transformer durablement les soins de rééducation et de réadaptation. Le projet repose sur une approche très personnalisée des parcours de soins en s’appuyant sur des outils innovants dans le domaine de la technologie et du numérique ainsi que de nouvelles organisations, déployés aussi bien à l’hôpital qu’en dehors de ses murs. Les plateaux techniques de rééducation au sein du futur bâtiment sont entièrement repensés pour répondre aux besoins fonctionnels des patients. Le bâtiment RéadapTIC, connecté et intelligent, participera également au bienêtre des patients et des soignants, d’autant plus que les durées de séjour en centre de rééducation sont souvent longues. C’est cette personnalisation du programme de soin du patient combiné à des modalités innovantes de rééducation que RéadapTIC entend placer au cœur du modèle de réadaptation de demain. Cette dynamique est d’ores et déjà engagée, avant même la mise en service du bâtiment. »
Docteure Souad Taha, cheffe de pôle rééducation-réadaptation du CHU
Un projet au service de la recherche
Pas moins de 600 mètres carrés du futur bâtiment seront dédiés à la recherche dans le domaine de la rééducation / réadaptation. L’objectif est d’évaluer et de valider l’apport de solutions technologiques dans la prise en charge personnalisée des patients, sur le site mais aussi lors de leur retour à domicile, en intégrant les besoins des soignants et des aidants tout au long du parcours. Des capteurs permettront par exemple de collecter les informations de santé des patients, dans le bâtiment puis chez eux, autorisant une réaction immédiate des professionnels de santé si nécessaire et éviter certaines complications ou rechutes (prévention secondaire). À terme, l’intelligence artificielle couplée à ces technologies aidera même l’équipe médicale à anticiper des difficultés, pour aller vers la médecine de prédiction.
D’ores et déjà, une quinzaine de projets de recherche sont engagés au CHU Dijon Bourgogne, aussi bien médicaux que chirurgicaux, de la pédiatrie à la gériatrie.
Quatre d’entre eux feront l’objet d’une présentation le 3 septembre :
• Enable, premier projet européen coordonné par le CHU, entend proposer une nouvelle modalité de prise en charge innovante des troubles neuromoteurs de l’enfant ;
• Readap’TWINS consiste à créer un jumeau numérique du parcours du patient dans le futur bâtiment pour mieux anticiper ses besoins et son programme de soins ;
• Smart Mobility vise à développer un dispositif médical autonome intégrant de l’IA, pour permettre à une prothèse de membre inférieur d’anticiper les changements de terrain chez des patients amputés ;
• REMOOV vise à optimiser les protocoles de neuromodulation périphérique par vibrations musculaires locales après AVC pour lutter contre la spasticité
Le développement de la recherche et de l’innovation conduira à la création de nouveaux métiers de l’e-santé autour de technologies directement utiles au soin et aux parcours de santé du patient.
« Dans RéadapTIC, clinique et recherche sont étroitement imbriqués au quotidien, autour du patient. La recherche infuse dans le soin et la clinique s’adosse à la recherche, créant un tiers lieu d’expérimentation unique en France, nommé Realistic. La réadaptation est un secteur qui a connu peu de bouleversements technologiques ces vingt dernières années, or désormais il est possible de faire bénéficier aux patients et aux soignants de solutions technologiques innovantes favorisant l’évaluation des capacités du patient et son suivi personnalisé. RéadapTIC marque un changement de paradigme pour la recherche dans notre domaine, grâce à l’association des compétences du CHU, du laboratoire CIAD (Connaissances et Intelligence artificielles distribuées) et de l’INSERM CAPS de l’université Bourgogne Europe, des école d’ingénieurs de Dijon métropole (Cesi, Eseo…), de Santenov, des start-ups et des grands groupes industriels (Proteor, Urgo, Thales…) engagés à nos côtés. »
Professeur Paul Ornetti, directeur scientifique de RéadapTIC
Chiffres clés
40 M€ d’investissement, dont 33,1 M€ pour les études et les travaux
9 813 m² de surface, sur cinq niveaux
99 + 50 lits d’hospitalisation complète et d’hospitalisation de jour
2 600 m² de plateau technique (balnéothérapie, jardin thérapeutique…)
600 m² de laboratoires et de bureaux dédiés à la recherche
≈ 15 projets de recherche engagés, dont 4 présentés le 3 septembre
Été 2028 ouverture prévue (livraison en mars 2028)
Communiqué


