
Celle qui est également ministre de la Santé a visité la Maison du don de sang de Dijon, ce samedi 14 juin. L’Établissement français du sang compte engager environ un million d'euros pour construire «un véritable laboratoire du don».

Inaugurée en 2017, prévue pour accueillir 10.000 donneurs par an, la Maison du don de Dijon doit pousser les murs devant la générosité des Côte-d'Oriens. En 2024, 20.000 donneurs ont été reçus. L’Établissement français du sang de Bourgogne-Franche-Comté prépare une extension d'ici 2027.
Dans le cadre de la Journée mondiale du donneur de sang (
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Accompagnée par Paul Mourier, préfet de la Côte-d'Or, la ministre a été accueillie par Nathalie Koenders (PS), maire de Dijon, Françoise Tenenbaum (PS, FP), vice-présidente du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, le Docteur Mohamed Si Abdallah, directeur général adjoint de l'agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté, et Fanny Delettre, directrice régionale de l’Établissement français du sang de Bourgogne-Franche-Comté.
«C'est la première fois que vous donnez ou vous êtes déjà venue ?»
«Je suis la ministre, entre autres, de la Santé et je viens vous remercier d'être là et de donner votre sang aujourd'hui. C'est la première fois que vous donnez ou vous êtes déjà venue ?» Catherine Vautrin s'adresse ainsi à une jeune femme venue donner son sang. La ministre fera de même avec plusieurs personnes installées dans la salle de collecte puis dans l'espace de collation.
«Plus vous pourrez en parler autour de vous, mieux se sera», glisse-telle également aux donneurs jusqu'à croiser un homme qui a été incité à faire un don par sa compagne, également présente. «Bravo, une vraie influenceuse, dans le bon sens !» applaudit la ministre.
«Renouveler la population de donneurs [de sang] est un enjeu majeur», déclare Catherine Vautrin à l'issue de la visite durant laquelle elle a suivi le parcours du donneur. «Je veux vraiment mettre en avant toutes ces Françaises et ces Français qui se mobilisent pour les autres.»
La ministre adresse alors «toute sa reconnaissance» aux équipes de l'EFS Bourgogne-Franche-Comté et aux élus locaux. «Il y a eu une politique très efficace d'aller vers les gens dans la rue», relève-t-elle.
La Maison du don emploie une quarantaine de personnels (agents d'accueil, médecins, infirmières, chauffeurs-logisticiens, agents de collation...).
«On se classe parmi les premiers donneurs de sang en France par rapport à l'indice de générosité»
Nathalie Koenders se félicite que le déplacement ministériel «mette en lumière le don du sang, c'est un acte altruiste et on en a besoin en France». «Et ça met en lumière tout ce que fait l'équipe de Dijon sur le don du sang, ils ne ménagent pas leurs efforts pour attirer de nouveaux donneurs. Ce n'est pas un hasard si on se classe parmi les premiers donneurs de sang en France par rapport à l'indice de générosité. Dijon a été la première ville à accueillir un don au musée des Beaux-Arts.»
Pour sa part, Maxence Michelin, responsable des prélèvements en Côte-d'Or, salue «l'engagement» de la ministre. «Dijon et la Côte-d'Or rayonnent en termes de générosité sur l'ensemble du territoire.»
Chaque semaine, la Maison du don cumule 56 heures d'ouverture. Parallèlement, quatre collectes sont organisées dans le reste du département. «Les donneurs se présentent nombreux», signale Maxence Michelin.
L'EFS veut construire «un véritable laboratoire du don»
Face aux besoins des patients, l'objectif de la Maison du don est de tripler les prélèvements de plasma en trois ans.
«Nous allons continuer de nous agrandir tout en innovant parce qu'à Dijon, on aime tester et on a une équipe formidable pour ça», explique le responsable des prélèvement en Côte-d'Or.
L'EFS souhaite mettre à profit l'espace encore inoccupé entre le bâtiment et la voirie pour passer la Maison du don de 400 à 600 m². Le nombre d'automates de plasma doublera avec douze machines installées.
«Avec ce nouvel outil, on se veut être un véritable laboratoire du don», insiste Maxence Michelin en évoquant de nouveaux espaces et de nouveaux services. «On veut promouvoir le don en groupe notamment sur les périodes où il est un peu plus compliqué de mobiliser les donneurs, sur 10 heures-midi et 14 heures-16 heures.»
La venue de collègues sur leur temps de travail sera favorisée. Idem pour les bénévoles d'associations.
Un espace cocooning permettra de se détendre après le don ou de patienter en attendant la fin du prélèvement des camarades. Des facilités de travail seront aménagées pour les personnes souhaitant poursuivre leur activité professionnelle.
«On veut une Maison du don qui permettre à tous les donneurs, les professionnels de santé et aux associations de trouver ici l'espace qu'il leur faut et autant qu'il leur faut», conclut le responsable des prélèvement en Côte-d'Or.
Collecte au stade Gaston Gérard pendant les travaux
Le marché public sera prochainement lancé. Début des travaux en 2026, livraison prévue en 2027. Le coût prévisionnel avoisine un million d'euros, financé par l’Établissement français du sang.
Pendant les travaux, la collecte de sang se fera dans les locaux du stade Gaston Gérard, voisin de la Maison du don.
Jean-Christophe Tardivon
















