
Ce mercredi 15 juillet, le président de la Région, a accompagné trois gendarmes réservistes dans un train Mobigo entre Dijon et Beaune. «La convention passée avec la Gendarmerie nationale permet d'accroître la sécurité dans les trains», a expliqué le socialiste.

La première des nouvelles patrouilles de gendarmes réservistes dans les TER Mobigo de Bourgogne-Franche-Comté s'est déroulée, ce mercredi 15 juillet 2026, en présence des autorités de tutelle et des médias.
À la suite d'une planification déterminée conjointement par la Gendarmerie nationale et SNCF Voyageurs, trois gendarmes réservistes ont pris des trains pour effectuer les trajets Dijon-Beaune puis Beaune-Montbard et enfin rejoindre Dole.
Ont suivi le trajet Dijon-Beaune notamment Jérôme Durain (PS), président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Michel Neugnot (PS), vice-président chargé des mobilités, le général de division Christophe Husson, commandant de la région de gendarmerie, et Nabil Djaafer, directeur des relations territoriales de SNCF Voyageurs en Bourgogne-Franche-Comté.
Un cofinancement de 112.000 euros sur un an
Le 25 juin dernier, à Dijon, le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, le commandement de la région de gendarmerie et la direction régionale de SNCF Voyageurs ont signé une convention pour financer cent patrouilles de gendarmes réservistes dans les TER jusqu'au 30 juin 2027.
Le dispositif est financé à hauteur de 82.000 euros par la Région et de 30.000 euros par SNCF Voyageurs (
lire notre article).
«La qualité de service, c'est aussi la sécurité»
«La convention passée avec la Gendarmerie nationale permet d'accroître la sécurité dans les trains», a expliqué Jérôme Durain, «la sécurité, on s'en occupe déjà puisqu'entre la lutte contre la fraude, les opérations liées à la sûreté, on y consacre 20 millions d'euros». «La qualité de service, c'est aussi la sécurité.»
«On a 450 caméras, 160 en gare», a précisé le socialiste, «mais ce développement d'une nouvelle offre de sécurité correspond à une attente des voyageurs». «Il y a une centaine de cas difficiles par an donc nos trains sont sûrs mais l'on sait que, parfois, pour prendre le train, on est content d'avoir une présence humaine.»
«Une centaine de patrouilles de trois réservistes de la Gendarmerie nationale pour l'année vient compléter l'offre existante – qui est déjà importante – et permettre à certaines ou à certains de se dire qu'ils peuvent aller prendre nos TER en sécurité», a développé le présidente de la Région.
«L'expérimentation va durer un an et, à l'issue, on verra si ça fonctionne. (…) Les questions de sécurité comptent pour nous à la Région, notamment dans le domaine ferroviaire, pour les déplacements du quotidien», a-t-il ajouté.
«On diversifie nos actions en étant présents sur les lignes SNCF»
Du côté de la Gendarmerie nationale, le dispositif est étroitement articulé avec le contrôle des flux qui est une des priorités du nouveau commandant de la région de gendarmerie Bourgogne-Franche-Comté (lire notre article).
«La sécurité des mobilités, c'est faire en sorte qu'on puisse voyager et circuler dans les meilleures conditions possibles et en toute sécurité», a revendiqué le général Christophe Husson.
«Sur les flux, c'est là que transitent toutes les formes de délinquance notamment le narcotrafic», a insisté le militaire, «nous étions très présents sur les axes routiers mais on diversifie nos actions en étant présents sur les lignes SNCF, en particulier les TER».
«On démultiplie nos capacités avec les réservistes»
«Nous avions déjà une action avec nos militaires d'active», a-t-il précisé, «on démultiplie nos capacités avec les réservistes».
En Bourgogne-Franche-Comté, on recense 4.500 gendarmes d'active et 2.200 réservistes. Parmi ces derniers, 60% ne sont pas d'anciens gendarmes.
Une présence pour que les contrôleurs puissent «exercer leur mission pleinement»
«Pour SNCF Voyageurs, le dispositif a un double avantage», a signalé Nabil Djaafer, «ça permet de renforcer le sentiment de sérénité à bord des trains régionaux Mobigo».
«La présence des gendarmes au côté des contrôleurs, ça va permettre, en opérationnel, pour les agents de terrain de pouvoir exercer leur mission pleinement», a ajouté le représentant de l'opérateur ferroviaire.
En Bourgogne-Franche-Comté, SNCF Voyageurs mobilise quotidiennement plus de 300 contrôleurs. Chaque mois, environ 200 opérations sont menées par la sûreté ferroviaire.
Deux situations entre Dijon et Beaune
Durant les trajets Dijon-Beaune et Beaune-Dijon, les passagers ont semblé plus étonnés par la présence des journalistes que par celle des gendarmes. Toutefois, deux situations sont apparues au cours de ces liaisons.
Un jeune homme avait un titre de transport valable pour le lendemain et n'était pas en mesure de présenter une carte d'identité valide. Les gendarmes réservistes sont intervenus pour faire une palpation de sécurité et remettre l'individu aux gendarmes d'active en gare de Beaune afin de procéder à une vérification d'identité.
L'usager encourt une amende de la part de la SNCF et une autre de la part des gendarmes. Le jeune homme a suivi calmement les gendarmes, plaidant la bonne foi concernant son billet et se montrant plus inquiet de pouvoir emporter sa trottinette électrique avec lui que des amendes qui l'attendaient.
Une famille qui voyageait depuis Lyon en direction de Paris-Bercy n'a pas été en mesure de présenter la carte de réduction associée aux tarifs qui avaient été sélectionnés au moment de l'achat des billets. La sanction est tombée directement dans le train, administrée par les contrôleurs.
Jean-Christophe Tardivon














































