
Ce samedi 30 mai, le président d'intercommunalité Ludovic Rochette a lancé la période de baignade surveillée qui durera jusqu'à fin août. Parallèlement, des gendarmes à cheval effectueront des patrouilles. Le poste de secours a été rénové et des travaux d'accessibilité ont été engagés.
La période de baignade surveillée est lancée à la base de loisirs d'Arc-sur-Tille même si les usagers n'ont pas attendu pour profiter de la plage et du lac, en raison de la récente vague de chaleur.
En pleine saison, sur une même journée, jusqu'à 5.000 personnes peuvent fréquenter la base de loisirs, desservie par la voie express de la D70 et équipée d'un parking de près de 700 places. Les deux tiers des usagers viennent de la métropole dijonnaise.
Un lac de 25 hectares
La base de loisirs d'Arc-sur-Tille comprend un stade nautique, des étangs de pêche et d'un lac pour la baignade, alimentés par des remontées naturelles de la nappe phréatique.
Sur l'ensemble du site de 45 hectares, il est possible de pratiquer la voile, le kayak, le ski nautique, la nage en eau libre, le paddle, la pêche ou encore le triathlon.
Les engins motorisés sont interdits au niveau du lac de 25 hectares dont l'eau est régulièrement contrôlés par l'agence régionale de santé. Sa profondeur atteint 3,5 mètres par endroits. Il est bordé d'une plage ainsi que d'une partie boisée.
La baignade est surveillée durant la saison, de 13 heures 30 à 19 heures : en juin, les mercredis et week-ends ; en juillet et août, tous les jours. Une petite restauration est à disposition et il est possible de pique-niquer.
«Cet équipement communautaire est apprécié des habitants et visiteurs pour son cadre naturel, ses espaces de détentes et ses activités de plein air», résument les services de la communauté de communes Norge et Tille qui gère le site.
Un poste de secours rénové avec le soutien de l’État
Ce samedi 30 mai 2026, Ludovic Rochette (HOR), président de l'intercommunalité Norges et Tille, a symboliquement hissé le premier drapeau vert de la saison en présence notamment de Patrick Morelière (divers droite), maire d'Arc-sur-Tille, Alain Houpert (LR), sénateur de la Côte-d'Or, du capitaine Geoffrey Passé, commandant adjoint de la compagnie de gendarmerie d'Is-sur-Tille, ainsi que de Clémentine, David, Gabriel et Ethan, surveillants de baignade.
Ce geste a fait fonction également d'inauguration des travaux de rénovation du poste de secours pour lesquels l'intercommunalité a investi 42.000 euros, avec un cofinancement de l’État de 16.700 euros, au titre de la dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR). Les conditions d'accueil et d'intervention des équipes de surveillance ont été améliorées.
Une surveillance dans l'eau et sur terre
«La baignade est surveillée et est gratuite», a souligné Ludovic Rochette. Du côté de l'eau, la communauté de communes prend en charge les rémunérations des surveillants – via le groupement d'employeurs de l'Association profession sport animation loisirs culture (APSALC) – à hauteur de 54.000 euros par saison.
Douze surveillants – principalement des étudiants installés dans l'agglomération dijonnaise – interviendront par roulement durant la saison, quatre étant présents chaque jour. Ils sont tous titulaires du brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA) et de la formation aux premiers secours en équipe (PSE).
Du côté de la terre, des gendarmes à cheval effectuent des patrouilles régulières depuis le poste équestre de la brigade territoriale mobile Est-Côte-d'Or, établi au niveau du stade nautique.
Là aussi, la collectivité prend en charge la pension des chevaux – mis à disposition par le centre équestre La Prairie, à Couternon – à hauteur de 7.000 euros par saison.
«C'est un partenariat gagnant-gagnant avec les forces de l'ordre», a souligné Ludovic Rochette puisque les locaux sont mis gracieusement à disposition de la Gendarmerie nationale (
lire notre article).
«C'est un lieu où l'on vient se détendre»
«On met tout en œuvre pour essayer de réduire les risques d'accident et de noyade», a insisté Ludovic Rochette. «Ici, c'est un lieu où l'on vient se détendre ; ce n'est pas un lieu où il doit avoir des drames. En respectant les règles de baignade et de savoir-vivre sur la plage ou aux alentours, cela permettra de passer de bons moments.»
L'équipe de la base de loisirs donne rendez-vous aux usagers, le 9 juillet prochain, pour un temps de sensibilisation à la prévention des noyades.
La fermeture de Panthier «accentue» le besoin de patrouilles de gendarmes
La saison touristique débute dans un contexte particulier puisqu'une partie des usagers du lac de Panthier – fermé à la baignade pour cause de travaux (
lire notre article) – se tourneront probablement vers le site de l'est dijonnais.
«Cela fait quelques années que l'on note des reports pour différentes raisons», a constaté Ludovic Rochette. «C'est un élément qui accentue le besoin des forces de l'ordre sur le site, principalement quand il fait très beau en début et en fin de saison puisqu'on peut avoir des affluences très fortes. Là, avoir des gendarmes à cheval, c'est vraiment une nécessité d'un point de vue de la sécurité.»
Vers l'obtention du label Handiplage
Une démarche d'accessibilité aux personnes à mobilité réduite a été lancée. Dans le cadre des travaux de rénovation du poste de secours, le chemin a été bétonné et ont été acquis un fauteuil roulant adapté à la baignade ainsi qu'un tapis de plage pour rouler jusqu'à l'eau.
L'intercommunalité espère dérocher prochainement le label Handiplage, «gage d'accessibilité et de qualité d'accueil pour tous les publics».
Des investissements pour la base de loisirs
Parmi les investissements de la communauté de communes pour cet équipement de loisirs, un est en cours de construction, un autre a été reporté.
La livraison d'un bâtiment polyvalent est prévue pour le printemps 2027. Son coût est estimé à un million d'euros (
lire le communiqué).
En raison d'un changement de réglementation du rachat de l'électricité survenu cette année, le projet d'ombrières en panneaux solaires photovoltaïques est repoussé. La collectivité recherche un nouveau prestataire.
Jean-Christophe Tardivon






































