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17/05/2026 13:22
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DIJON : L’AEAC, une association étudiante mobilisée sur plusieurs dossiers

L’Association des étudiants et amis du Congo de Bourgogne–Franche-Comté prépare une conférence sur le thème «le viol comme arme de guerre» et se mobilise face à la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers. Pour Infos-Dijon l’AEAC réagit au repas à un euro. 
L'AEAC Dijon, L’Association des étudiants et amis du Congo de Bourgogne–Franche-Comté, basée à l’Université Bourgogne Europe, se veut être un réseau ouvert rassemblant les étudiants congolais ainsi que toute personne amie de la culture congolaise. Elle favorise l'échange interculturel, la solidarité et le vivre-ensemble au sein du milieu universitaire et au-delà.

«C’est une association d’étudiants multicolore» nous explique Gédéon Komotir. L’étudiant congolais en Droit à l'Université de Dijon et en Commerce à l'école Pigier, et Président de l’association ajoute «Elle a pour objectif de les accompagner dans leur parcours académique mais aussi de favoriser leur intégration au sein de la communauté universitaire. Nous hébergeons aussi les étudiants en difficulté. Si l’AEAC Dijon est un réseau rassemblant des étudiants congolais, elle est aussi ouverte à tous ceux qui veulent découvrir notre culture et mettre en avant le vivre-ensemble au sein du milieu universitaire et même au-delà» 

Le projet, Force au Féminin


Gédéon Komotir : «Tout au long de l’année nous organisons des actions et des animations comme des marchés solidaires, des ciné-débats, des soirées musicales. Nous nous sommes récemment mobilisés le 8 mars dernier à l’occasion de la journée du droit des femmes. Pour notre projet, Force au Féminin, nous avons donnés la parole à des femmes qui s’engagent comme la Maire de Dijon, Nathalie Konders, Nora El Mesdadi conseillère municipale ou encore Giulia Vamillier, première Dauphine de Miss Côte-d’Or. Leurs témoignages sont à retrouver sur nos réseaux sociaux»

Une conférence sur le thème «Le viol comme arme de guerre»


«Nous voulons mettre en lumière un sujet tragique qui doit rester d’actualité tant qu’aucune solution ne sera trouvée. Pour parler de ce sujet-là, nous invitons Laurine Mangin, étudiante en L2 Histoire à l’Université Bourgogne Europe, qui a déjà traité ce sujet auprès de lycéens et vient maintenant aborder ce thème face à des universitaires. Sans détour, elle va parler de la violence des guerres sous différentes formes. Laurine va surtout nous expliquer comment la guerre peut utiliser les femmes comme moyen de pression par les groupes armés. Son témoignage permettra de faire entendre les voix de celles qui sont trop souvent réduites au silence»

Un mot sur l’actualité. Vous vous êtes mobilisés mercredi dernier à Dijon face à la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers

«Oui le mouvement national était relayé à Dijon. Nous nous inquiétons du nouveau plan Choose France for Higher Education qui fait suite au dispositif du plan de 2019, Bienvenue en France. Tel qu’il est présenté, il durcie notamment les règles d’exonération des frais d’inscription pour les étudiants internationaux non européens. A l’Université de Bourgogne c’est près de 2 500 étudiants qui se verraient contraints de s’acquitter de 2 895 euros en licence ou de 3 941 euros en master de frais d’inscription annuels contre respectivement 178 euros et 254 euros actuellement. Cette réforme portée par le Ministre de l’Enseignement, Philippe Baptiste pourrait entrer en vigueur lors de la prochaine rentrée 2026. Et avec les aides aux logements supprimés pour nous, il va falloir travailler encore plus en parallèle de nos études. Notre avenir va être très compliquer à gérer»

Le repas a un euro  jusque-là réservé aux boursiers et non-boursiers en situation de précarité est accessible à tous les étudiants depuis le 4 mai. Une bonne initiative ?

«Oui bien sûr. C’est une très bonne initiative. Ça nous fait vraiment plaisir. Mais nous restons vigilants. Parce que la question n’est pas uniquement le repas à 1 euro. La question est de savoir si cette initiative va durer dans le temps. Je veux dire par-là, que si le tarif ne va évidement plus bouger, ce qui risque de changer, c’est le contenu de nos assiettes. Les budgets seront-ils suffisants pour assurer toujours la même quantité et la même qualité des produits ?»

                                                                                                                                                                              Norbert BANCHET
                                                                                                                                                                              Photos AEAC Dijon

 
Conférence : Le viol comme arme de guerre
Vendredi 22 mai 2026 - 16h - Maison de l’Etudiant – Dijon
Cliquer ICI pour rejoindre l'AEAC Dijon